Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Tragédie en vers· Ou les Américains

Alzire

Voltaire· créée en 1736· 5 actes· 1 423 vers· 9 personnages

Représentée, pour la première fois, le 27 janvier 1736 au Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain par la Comédie française.

Personnages

  • DON GUSMAN, gouverneur du Pérou
  • DON ALVARES, père de Gusman, ancien gouverneur
  • ZAMORE, souverain d'une partie de Potoze
  • MONTEZE, souverain d'une autre partie
  • ALZIRE, fille de Monteze
  • EMIRE, suivante d'Alzire
  • CÉPHALE, suivante d'Alzire
  • OFFICIERS ESPAGNOLS
  • AMÉRICAINS
DISCOURS PRÉLIMINAIRE

On a tâché dans cette tragédie, toute d'invention et d'une espèce assez neuve, de faire voir combien le véritable esprit de religion l'emporte sur les vertus de la nature.

La religion d'un barbare consiste à offrir à ses Dieux le sang de ses ennemis. Un Chrétien mal instruit n'est souvent guère plus juste. Être fidèle à quelques pratiques inutiles et infidèle aux vrais devoirs de l'homme, faire certaines prières et garder ses vices ; jeûner mais haïr, cabaler, persécuter, voilà sa Religion. Celle du chrétien véritable est de regarder tous les hommes comme des frères, de leur faire du bien, et de leur pardonner le mal.

Tel est Gusman au moment de sa mort, tel est Alvares dans le cours de sa vie ; tel j'ai peint Henri IV même au milieu de ses faiblesses.

On retrouvera dans presque tous mes écrits cette humanité qui doit être le premier caractère d'un être pensant, on y verra (si j'ose m'exprimer ainsi) le désir du bonheur des hommes, l'horreur de l'injustice et de l'oppression ; et c'est cela seul qui a jusqu'ici tiré mes ouvrages de l'obscurité où leurs défauts devaient les ensevelir.

Voilà pourquoi la Henriade s'est soutenue malgré les efforts de quelques Français jaloux qui ne veulent pas absolument que la France ait un poème épique. Il y a toujours un petit nombre de lecteurs, qui ne laissent point empoisonner leur jugement d venin des cabales et des intrigues, qui n'aiment que le vrai, qui cherchent toujours l'homme dans l'auteur. Voilà ceux devant qui j'ai trouvé grâce. C'est à ce petit nombre d'hommes que j'adresse les réflexions suivantes ; j'espère qu'ils les pardonneront à la nécessité où je suis de les faire.

Un étranger s'étonnait un jour à Paris d'une foule de libelles de toute espèce, et d'un déchaînement cruel, par lequel un homme était opprimé. Il faut apparemment, dit-il, que cet homme soit d'une grande ambition, et qu'il cherche à s'élever à quelqu'un de ces postes qui irritent la cupidité humaine et l'envie. Non, lui répondit-on ; c'est un citoyen obscur, retiré, qui vit plus avec Virgile et Locke, qu'avec ses compatriotes et dont le figure n'est pas plus connue de quelques uns de ses ennemis, que du graveur qui a prétendu graver son portrait. C'est l'auteur de quelques pièces qui vous ont fait verser des larmes, de quelques ouvrages dans lesquels, malgré leurs défauts, vous aimez cet esprit d'humanité, de justice, de liberté qui y règne. CCeux qui la calomnient, ce sont des hommes pour le plupart plus obscurs que lui, qui prétendent lui disputer un peu de fumée, et qui le persécuteront jusqu'à sa mort, uniquement à cause du plaisir qu'il vous a donné.

Cet étranger se sentit quelque indignation pour les persécuteurs, et quelque bienveillance pour le persécuté.

Il est dur, il faut l'avouer ; de ne point obtenir de ses contemporains et de ses compatriotes, ce que l'on peut espérer des étrangers et de la postérité. Il est bine cruel, bine honteux pour l'esprit humain, que la littérature soit infectée de ces haines personnelles, de ces cabales, de ces intrigues qui devraient être le partage des esclaves de la fortune. Que gagnent les auteurs en se déchirant mutuellement ? Ils avilissent une profession qu'il ne tient qu'à eux de rendre respectable. Faut-il que l'art de penser, le plus beau partage des hommes, devienne une source de ridicule ; et que les gens d'esprit rendus souvent par leurs querelles le jouets de sots, soient les bouffons d'un public dont ils devraient être les maîtres.

Virgile, Varius, Pollion, Horace, Tibulle, étaient amis ; les monuments de leur amitié subsistent, et apprendront à jamais aux hommes que les esprits supérieurs doivent être unis. Si nous n'atteignons pas l'excellence de leur génie, ne pouvons nous pas au moins avoir leur vertus ? Ces hommes sur qui l'univers avait les yeux, qui avaient à se disputer l'admiration de l'Asie, de l'Afrique, de l'Europe, s'aimaient pourtant et vivaient en frères : et nous qui sommes renfermés sur un si petit théâtre, nous dont les noms à peine connus dans un coin du monde, passeront bientôt comme nos modes, nous nous acharnons les uns contre les autres pour un éclair de réputation, qui hors de notre petit horizon, ne frappe les yeux de personne. Nous sommes dans un temps de disette, nous avons peu, nous nous l'arrachons. Virgile et Horace ne se disputaient rien parce qu'ils étaient dans l'abondance.

On a imprimé un livre, de morbis Artificum : de la maladie des Artistes. La plus incurable est cette jalousie et cette bassesse. Mais ce qu'il y a de déshonorant c'est que l'intérêt a souvent plus de part encore que l'envie à toutes ces petites brochures satiriques, dont nous sommes inondés. On demandait il n'y a pas longtemps à un homme qui avait fait je ne sais quelle mauvaise brochure, contre son ami et son bienfaiteur, pourquoi il s'était emporté à un excès d'ingratitude. Il répondit froidement : Il faut que je vive.

De quelque source que partent ces outrages, il est sûr qu'un homme qui n'est attaqué que dans ses écrits ne doit jamais répondre aux critiques ; car si elles sont bonne, il n'a autre chose à faire qu'à se corriger ; et si elles sont mauvaises, elles meurent en naissant. Souvenons nous de la fable de Bocalini. "Un voyageur, dit-il, était importuné dans son chemin du bruit des cigales, il s'arrêta pour les tuer ; il n'en vint pas au bout, et ne fit que s'écarter de son chemin. Il n'avait qu'à continuer paisiblement son voyage ; les cigales seraient mortes d'elles-mêmes au bout de huit jours."

Il faut toujours que l'auteur s'oublie ; mais l'homme ne doit jamais s'oublier, se ipsum deserere turpissimum est. On sait que ceux qui n'ont pas assez d'esprit pour attaquer nos ouvrages, calomnient nos personnes : quelques honteux qu'il soit de leur répondre, il le ferait quelquefois davantage de na leur répondre pas.

Il y a de ces calomnies répétée dans vingt libelles au sujet de la belle édition Anglaise de la Henriade. Il ne s'agit là que d'un vil intérêt ; ma conduite prouve assez combien je suis au-dessus de ces bassesses. Je ne fouillerai point cet écrit d'un détail si avilissant : on trouvera chez Bauche Libraire, une réponse satisfaisante. Mais il y a d'autres accusations que l'honneur oblige à repousser.

On m'a traité dans ces libelles, d'homme sans religion ; et une des plus belles preuves qu'on a porté c'est que dans OEdipe, Jocaste dit ces vers :

Les prêtres ne sont point qu'un vain peuple pense, Notre crédulité fait toute leur science.

Ceux qui m'ont fait ce reproche, sont aussi raisonnables pour e moins que ceux qui ont imprimé la Henriade dans plusieurs endroits "sentait bien son Semipelagien".

On renouvelle souvent cette accusation cruelle d'irreligion, parce que c'est le dernier refuge des calomniateurs. Comment leur répondre ? Comment s'en consoler, sinon en se souvenant de la foule de ces grands hommes, qui depuis Socrate jusqu'à Descartes ont essuyé ces calomnies atroces ? Je ne ferai ici qu'une seule question : je me demande qui a le plus de religion, ou le calomniateur qui persécute, ou le calomnié qui pardonne.

Ces même libelles me traitent d'homme envieux de la réputation d'autrui ; je ne connais l'envie que par le mal qu'elle m'a voulu faire. J'ai défendu à mon esprit d'être satirique, et s'il est impossible à mon coeur d'être envieux.

J'en appelle à l'auteur de Radhamiste et d'Electre, dont les ouvrages m'ont inspiré les premiers le désir d'entrer quelque temps dans la même carrière ; ses succès ne m'ont jamais coûté d'autres larmes que celles que l'attendrissement m'arrachait aux représentations de ses pièces, il fait qu'il n'a fait naître en moi que de l'émulation et de l'amitié.

L'auteur ingénieux et digne de beaucoup de considération qui vient de travailler sur un sujet à peu près semblable à ma tragédie, et qui s'est exercé à peindre ce contraste des moeurs de l'Europe et de celles du nouveau Monde, matière si favorable à la poésie, enrichira peut-être le théâtre de a pièce nouvelle. Il verra si je ferai le dernier à lui applaudir ; et si un indigne amour propre ferme mes yeux aux beautés d'un ouvrage.

J'ose dire avec confiance que je suis plus attaché aux beaux Arts qu'à mes écrits : sensible à l'excès dès mon enfance pour tout ce qui porte le caractère de génie, je regarde un grand poète, un bon musicien, un bon peintre, un sculpteur habile (s'il a de la probité) comme un homme que je dois chérir, comme un frère qui les Arts m'ont donne ; les jeunes gens qui voudront s'appliquer aux Lettres, trouveront en moi un ami, plusieurs y ont trouvé un père. Voilà mes sentiments ; quiconque a vécu avec moi sait bine que je n'en ai point d'autres.

Je me suis ru obligé de parler ainsi au public sur moi-même une fois en ma vie. À l'égard de ma tragédie, je n'en dirai rien. Réfuter les critiques est un vain amour propre ; confondre la calomnie est un devoir.

ACTE I

SCÈNE I. Alvares, Don Gusman.

DON ALVARES

Ah mon fils, que je hais ces rigueurs tyranniques ! Les pouvez-vous aimer ces forfaits politiques ; Vous chrétien, vous choisi pour régner désormais Sur des chrétiens nouveaux au nom d'un dieu de paix ? Vos yeux ne sont-ils pas assouvis des ravages Qui de ce continent dépeuplent les rivages ? Des bords de l'orient, n'étais-je donc venu Dans un monde idolâtre, à l'Europe inconnu, Que pour voir abhorrer sous ce brûlant tropique Et le nom de l'Europe et le nom catholique ! Ah ! Dieu nous envoyait, par un contraire choix, Pour annoncer son nom, pour faire aimer ses lois : Et nous de ces climats, destructeurs implacables, Nous et d'or et de sang toujours insatiables, Déserteurs de ces lois qu'il fallait enseigner, Nous égorgeons ce peuple au lieu de le gagner ; Par nous tout est en sang, par nous tout est en poudre, Et nous n'avons du ciel imité que la foudre. Notre nom, je l'avoue, inspire la terreur, Les espagnols sont craints, mais ils sont en horreur : Fléaux du nouveau monde, injustes, vains, avares, Nous seuls en ces climats, nous sommes les barbares ; L'américain farouche en sa simplicité Nous égale en courage et nous passe en bonté. Hélas ! Si, comme vous, il était sanguinaire, S'il n'avait des vertus, vous n'auriez plus de père. Avez-vous oublié qu'ils m'ont sauvé le jour ? Avez-vous oublié, que, près de ce séjour, Je me vis entouré par ce peuple en furie Rendu cruel enfin par notre barbarie ? Tous les miens, à mes yeux, terminèrent leur sort. J'étais seul, sans secours, et j'attendais la mort : Mais à mon nom, mon fils, je vis tomber leurs armes ; Un jeune américain, les yeux baignés de larmes, Au lieu de me frapper, embrassa mes genoux. « Alvarès, me dit-il, Alvarès est-ce vous ? Vivez, votre vertu nous est trop nécessaire : Vivez, aux malheureux servez longtemps de père : Qu'un peuple de tyrans qui veut nous enchaîner Du moins par cet exemple apprenne à pardonner ; Allez, la grandeur d'âme est ici le partage Du peuple infortuné qu'ils ont nommé sauvage. » Eh bien vous gémissez, je sens qu'à ce récit Votre cour, malgré vous s'émeut et s'adoucit, L'humanité vous parle ainsi que votre père ! Ah ! Si la cruauté vous était toujours chère, De quel front aujourd'hui pourriez-vous vous offrir Au vertueux objet qu'il vous faut attendrir ? À la fille des rois de ces tristes contrées Qu'à vos sanglantes mains la fortune a livrées. Prétendez-vous, mon fils, cimenter ces liens Par le sang répandu de ses concitoyens ? Ou bien attendez-vous que ses cris et ses larmes De vos sévères mains fassent tomber les armes ?

On trouve un pareil trait dans une Relation de la Nouvelle Espagne. [NdA]

SCÈNE II. Alvarès, Monteze.

SCÈNE III.

SCÈNE IV. Monteze, Alzire.

SCÈNE V. Don Gusman, Alzire.

SCÈNE VI.

ACTE II

SCÈNE I. Zamore, Américains.

ZAMORE

Amis de qui l'audace, aux mortels peu commune, Renaît dans les dangers et croît dans l'infortune ; Illustres compagnons de mon funeste sort, N'obtiendrons-nous jamais la vengeance ou la mort ? Vivrons-nous sans servir Alzire et la patrie, Sans ôter à Gusman sa détestable vie, Sans punir, sans trouver cet insolent vainqueur, Sans venger mon pays qu'a perdu sa fureur ? Dieux impuissants ! Dieux vains de nos vastes contrées ! À des dieux ennemis vous les avez livrées : Et six cens espagnols ont détruit sous leurs coups Mon pays et mon trône et vos temples et vous. Vous n'avez plus d'autels et je n'ai plus d'empire, Nous avons tout perdu, je suis privé d'Alzire : J'ai porté mon courroux, ma honte et mes regrets Dans les sables mouvants, dans le fond des forêts ; De la zone brûlante et du milieu du monde L'astre du jour a vu ma course vagabonde Jusqu'aux lieux où cessant d'éclairer nos climats Il ramène l'année et revient sur ses pas. Enfin votre amitié, vos soins, votre vaillance À mes vastes désirs ont rendu l'espérance ; Et j'ai cru satisfaire, en cet affreux séjour, Deux vertus de mon cour, la vengeance et l'amour. Nous avons rassemblé des mortels intrépides, Éternels ennemis de nos maîtres avides, Nous les avons laissés dans ces forêts errants Pour observer ces murs bâtis par nos tyrans. J'arrive, on nous saisit ; une foule inhumaine Dans des gouffres profonds nous plonge et nous enchaîne. De ces lieux infernaux on nous laisse sortir, Sans que de notre sort on nous daigne avertir. Amis où sommes-nous ? Ne pourra-t-on m'instruire Qui commande en ces lieux, quel est le sort d'Alzire ? Si Monteze est esclave et voit encor le jour, S'il traîne ses malheurs en cette horrible cour ? Chers et tristes amis du malheureux Zamore Ne pouvez-vous m'apprendre un destin que j'ignore ?

L'Astronomie, le Géographie, le Géométrie étaient cultivées au Pérou. On traçait des Lignes sur des colonnes pour marquer les équinoxes et les solstices. [NdA]

SCÈNE II. Alvarès, Zamore, Américains.

SCÈNE III. Zamore, américains.

SCÈNE IV. Monteze, Zamore, Américains.

SCÈNE V. Monteze, Zamore.

SCÈNE VI. Zamore, Américains.

ACTE III

SCÈNE I.

SCÈNE II. Alzire, Emire.

SCÈNE III. Alzire, Emire, Cephane.

SCÈNE IV. Alzire, Zamore, Emire.

ZAMORE

Alzire !

ZAMORE

Lui ?

SCÈNE V. Alvarès, Gusman, Zamore, Alzire, suite.

DON GUSMAN

Toi !

ALVARÈS

Zamore !

ZAMORE

Oui, lui-même, à qui ta barbarie Voulut ôter l'honneur, et crut ôter la vie ; Lui que tu fis languir dans des tourments honteux, Lui dont l'aspect ici te fait baisser les yeux. Ravisseur de nos biens, tyran de notre empire, Tu viens de m'arracher le seul bien où j'aspire, Achève, et de ce fer, trésor de tes climats, Préviens mon bras vengeur, et préviens ton trépas. La main, la même main qui t'a rendu ton père, Dans ton sang odieux pourrait venger la terre : Et j'aurais les mortels et les dieux pour amis, En révérant le père et punissant le fils.

Père doit rimer avec Terre, parce qu'on les prononce tous deux de même. C'est aux oreilles et non pas aux yeux qu'il faut rimer. Cela est vrai, que le mot Paon n'a jamais rimé avec Phaon quoique l'orthographe soit le même ; ce mot encore rime très bine avec abhorre, quoiqu'il n'y ait qu'un R, à l'un, et qu'il y ait deux RR à l'autre. La poésie est faite pour l'oreille : un usage contraire ne serait qu'une pédanterie ridicule. [NdA]

ALZIRE, À Gusman

Cruel !

À Alvarès.

Et vous, seigneur ! Mon protecteur son père,

À Zamore.

Toi ! Jadis mon espoir en un temps plus prospère, Voyez le joug horrible où mon sort est lié, Et frémissez tous trois d'horreur et de pitié.

En montrant Zamore.

Voici l'amant, l'époux que me choisit mon père, Avant que je connusse un nouvel hémisphère, Avant que de l'Europe on nous portât des fers, Le bruit de son trépas perdit cet univers. Je vis tomber l'empire où régnaient mes ancêtres, Tout changea sur la terre, et je connus des maîtres. Mon père infortuné, plein d'ennuis et de jours, Au dieu que vous servez eut à la fin recours : C'est ce dieu des chrétiens, que devant vous j'atteste, Ses autels sont témoins de mon hymen funeste. C'est aux pieds de ce dieu, qu'un horrible serment Me donne au meurtrier qui m'ôta mon amant. Je connais mal peut-être une loi si nouvelle ; Mais j'en crois ma vertu, qui parle aussi haut qu'elle. Zamore, tu m'es cher ; je t'aime, je le dois : Mais après mes serments je ne puis être à toi. Toi, Gusman, dont je suis l'épouse et la victime, Je ne suis point à toi, cruel ! Après ton crime. Qui des deux osera se venger aujourd'hui ? Qui percera ce cour que l'on arrache à lui ? Toujours infortunée, et toujours criminelle, Perfide envers Zamore, à Gusman infidèle, Qui me délivrera, par un trépas heureux, De la nécessité de vous trahir tous deux ? Gusman, du sang des miens, ta main déjà rougie, Frémira moins qu'un autre à m'arracher la vie. De l'hymen, de l'amour, il faut venger les droits. Punis une coupable, et sois juste une fois.

ALZIRE

Cruel !

SCÈNE VI. Alvarès, Gusman, Alzire, Don Alonze, un Officier espagnol.

DON GUSMAN

Obéissez.

SCÈNE VII. Alvarès, Alzire

ACTE IV

SCÈNE I. Alvarès, Gusman.

ALVARÈS

Je ne veux que du temps.

Il sort.

SCÈNE II. Gusman, Alzire, Emire.

SCÈNE III. Alzire, Emire.

SCÈNE IV. Alzire, Zamore, Emire.

SCÈNE V. Alzire, Emire.

SCÈNE VI. Alzire, Emire.

SCÈNE VII. Alzire, Emire, Don Alonze, gardes.

ACTE V

SCÈNE I. Alzire, Gardes.

SCÈNE II. Monteze, Alzire.

SCÈNE III.

SCÈNE IV. Zamore enchaîné, Alzire, Gardes.

SCÈNE V. Alzire, Zamore, Alvarès, Gardes.

SCÈNE VI. Alvarès, Zamore, Alzire, Alonze, américains, Espagnols.

SCÈNE VII. Alvarès, Gusman, Zamore, Alzire, Monteze, Américains, soldats.

1 423 vers· cliquer un vers pour le scander· texte établi par Paul Fièvre (Théâtre classique), balisage FreDraCor, licence CC BY-NC-SA 4.0· édition originale sur Gallica