ébat s. m. (é-ba ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire ; au pluriel, l's se lie : des é-ba-z animés ; ébats rime avec pas, mâts, etc.)
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1Mouvements folâtres du corps.
L'enfant.... Avecques ses pareils se plaît en ses ébats
Régnier, Sat. v.Les couvents où les pensionnaires ont beaucoup d'ébats, de courses
J.-J. Rousseau, Ém. v.- Les enfants qui suivaient ses ébats dans la plaine André Chénier, 268
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2Passe-temps, divertissement.
Ô bois, ô prés, ô monts, ses fidèles ébats !
Régnier, Plainte.- Souvent en ces ardeurs la mort qu'on se propose,Ne semble qu'un ébat, qu'une ardeur, qu'une rose Rotrou, St Gen. IV, 2
- Je m'y rends avec vous, l'ébat m'en sera cher Rotrou, Bélis. IV, 2
- Pour vos ébats nous nourrirons nos filles La Fontaine, Berc.
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Prendre ses ébats, se livrer au divertissement.
Deux vieilles disaient tout bas : Belzébuth prend ses ébats
Béranger, Gott.- Puisque le tyran est à bas,Laissez-nous prendre nos ébats Béranger, Requête.
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3Au sing. Terme de chasse. Promenade qu'on fait faire aux chiens pour leur santé.
Remarque
Aujourd'hui ébat ne se dit guère qu'au pluriel. Il serait bon de faire comme Rotrou et de maintenir l'usage du singulier.
Étymologie
Voy. ÉBATTRE.