accumuler v. a. (a-ku-mu-lé)
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1Mettre ensemble, entasser. Accumuler de la terre au pied des arbres. Il accumule chez lui tant de trésors.
Sa race accumulant d'immenses héritages
Voltaire, Tanc. I, 1D'autres n'ont garde d'abandonner un bénéfice qu'ils possèdent ; il est dans leurs mains, mais leurs mains ne sont pas remplies ; que leur faut-il donc ? Accumuler bénéfices sur bénéfices
Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 360
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2Absolument, amasser des richesses. Il ne songe qu'à accumuler.
- Fureur d'accumuler, monstre de qui les yeuxRegardent comme un point tous les bienfaits des dieux La Fontaine, Fab. VIII, 27
- D'autres, accumulant pour enfouir encor,Recueillent dans la fange une poussière d'or Lamartine, Harm. IV, 11
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3Fig. Au sens moral. Accumuler les honneurs sur la tête de quelqu'un. Accumuler faute sur faute.
Si je multipliais tout cela, si je le redoublais, si je l'accumulais sans mesure, après y avoir épuisé toutes les puissances de mon âme
Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 29D'où il s'ensuit qu'ayant toujours jusqu'à présent accumulé péché sur péché, je n'ai fait, dans tout le cours de mes années, qu'accumuler dettes sur dettes
Bourdaloue, ib. t. II, p. 79- Je l'ai vu contre vous accumuler les crimes Voltaire, Mér. III, 5
- Quels maux sont en ces lieux accumulés sur moi ? Voltaire, Mér. III, 1
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4S'accumuler, v. réfl. Devenir accumulé. Les denrées s'accumulent dans les magasins. Les honneurs s'accumulent sur sa tête. Les dettes s'accumulaient. Les prospérités qui s'accumulent sur vous.
Étymologie
Provenç. acomolar ; espagn. acumular ; ital. accumulare ; de accumulare, de ad, à, et cumulare, combler (voy. ce mot).