adirer v. a. (a-di-ré)
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Perdre, égarer.
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N'est usité qu'en jurisprudence. Adirer une pièce.
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Étymologie
Bas-lat. adirare, adiratus, adisratus, addisratus. Étymologie fort obscure. Du Cange propose adæratus, qui veut dire évalué à prix d'argent et par suite dont on doit restituer la valeur, puis l'italien adirato, irrité, parce que les gens en colère, s'en allant, ne reviennent plus ; ces deux origines sont manifestement fausses. Henschel, le nouvel éditeur de Du Cange, propose a-dextratus, éloigné de la main, qui n'est pas sous la main ; ici le sens est bon, mais la forme résiste. De Chevallet, Orig. et form. de la langue franç. I, p. 149, propose aderrare ; mais il ne paraît pas que errare puisse donner irer ; et les formes endirer, esdirer (voy. L'HISTORIQUE) indiquent pour radical non irer, mais direr. On peut donc en revenir à l'opinion de Nublé dans Ménage. Nublé tire ce mot de à dire, signifiant en effet manquer dans la locution suivante : Il s'y est trouvé à dire un écu. Et qu'on ne croie pas cette locution récente, on la rencontre dès le XIIe s. De là au verbe adirer, il y a très près ; et il faudra considérer comme des formes moins exactes en-direr et es-direr. Voy. pour des mots composés de cette façon, AFFAIRE, AFFAIRÉ, ALARME, ALARMÉ, ALITER, etc.
Supplément
ADIRER. - ÉTYM. Ajoutons cet exemple-ci, qui paraît bien prouver que l'étymologie est à dire.