1animal s. m. (a-ni-mal)
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1Être vivant, doué de la faculté de sentir et de mouvoir tout ou partie de son corps. L'homme est un animal raisonnable.
Pour se mettre en sûreté, et pour se rendre maître de l'univers vivant, il a fallu commencer par se faire un parti parmi les animaux
Buffon, Chien.Encore que nous ayons quelque chose au-dessus de l'animal, nous sommes animaux, et nous avons l'expérience tant de ce que fait en nous l'animal, que de ce qu'y fait le raisonnement et la réflexion
Bossuet, Connaiss. V, 3Des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce
Voltaire, Mœurs, races.
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2Fam. et fig. Personne stupide et grossière.
Parce que c'est un animal qui me déplaît
Hamilton, Gramm. 4Nous avons un colonel aide de camp de Masséna, assez mal plaisant animal
Paul-Louis Courier, Lett. I, 133Et toi, peuple animal, Porte encor le bât féodal
Béranger, Carabas.
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3Familièrement. Être animal d'habitude, tenir à ses habitudes.
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4Au fém.
Quelques provinciales, Aux personnes de cour fâcheuses animales
Molière, Fâch. II, 3
Synonymes
ANIMAL, BÊTE, BRUTE. Animal est le terme le plus général, puisqu'il comprend même l'homme. Bête renferme tous les animaux, excepté l'homme. Brute désigne la bête dans ce qu'elle a de plus inintelligent et de plus grossier. Ces expressions, appliquées à l'homme, sont des injures indiquant : animal, que l'homme a la grossièreté et la rudesse de l'animal ; bête, qu'il en a l'ineptie, l'inintelligence, l'absence de raison ; brute, qu'il en a l'aveugle brutalité, avec l'impétuosité féroce et la licence effrénée.
Étymologie
Berry, animau, prononcé an-nimau ; provenç. et espagn. animal ; ital. animale ; du latin animal, d'anima, vie, âme (voy. ÂME).