appréhension s. f. (a-pré-an-sion ; en poésie, de cinq syllabes)
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1Facilité à comprendre.
Il avait l'appréhension vive, le discernement bon, une sagesse singulière
Saint-Simon, 365, 67L'extrême facilité de son appréhension et l'agilité ferme et forte de son élocution blessaient souvent le duc de Beauvilliers
Saint-Simon, 69, 143
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2En termes de logique, première idée qu'on prend d'une chose.
Les idées simples sont non-seulement les premières appréhensions qui nous viennent par les sens, mais encore les premières comparaisons que nous faisons de ces appréhensions
Buffon, Animaux. Reprod.L'évidence qui nous vient par les sens n'est qu'une appréhension nette d'objets ou d'images
Buffon, Homme, arithmétique morale.
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3Crainte.
L'appréhension que vous avez eue de la justice des hommes
Pascal, Prov. 13Une guerre qui a donné tant d'appréhensions à David
Bossuet, Polit.- Cette appréhension fait naître mon souhait Corneille, Cid, V, 5
- J'en prends, quoi qu'il en soit, peu d'appréhension Corneille, Œdipe, I, 5
L'appréhension qu'ont les Numides de notre infanterie
PERROT D'ABL., Tac. 209
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4Au propre, prise.
La cupidité a bien d'autres formes moins ouvertement déhontées, et qui peuvent échapper aux appréhensions de la loi, mais infectées d'une pareille culpabilité morale
RENOUARD, procureur général, Gaz. des Trib. 4 nov. 1874, p. 1055, 1re col.
Étymologie
Apprehensio, de apprehendere (voy. APPRÉHENDER), par l'intermédiaire du participe passé apprehensus.