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assiéger dans le Littré

1 article· 10 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· conjugaison· prononciation (4)

assiéger v. a. (a-sié-jé)

  1. 1Faire le siége d'une place.

    • On sait que Louis foudroie les villes plutôt qu'il ne les assiége ; et tout est ouvert à sa puissance Bossuet, Marie-Thérèse.
    • [Il] Nous surprend, nous assiége et fait un tel effort, Que, la ville aux abois, on lui parle d'accord Corneille, Rodog. I, 6
  2. 2Par extension, se presser autour. Les curieux assiégeaient la porte du tribunal. Les vents déchaînés assiégent les rochers sourcilleux.

    • Du palais cependant il assiége la porte Racine, Esth. II, 1
    • Je n'assiége pas la porte des grands Bossuet, III, Vêtur. 3
    • Ceux-ci de la faveur assiégent les sentiers Lamartine, Harm. IV, 11
  3. 3Fig. Obséder, importuner, poursuivre. Il m'assiége de ses supplications, de ses plaintes. Ses créanciers l'assiégent à toute heure. Ce souvenir m'assiége. Beaucoup de maux assiégent la vieillesse.

Étymologie

Berry, assiéger, assiéter, assiter, asseoir ; provenç. assetjar, assetiar, asetiar ; catal. assetjar, assitiar ; espagn. asediar ; ital. assediare ; bas-lat. assediare, avec les deux sens de donner un siége et mettre le siége ; de ad, à, et d'une forme barbare sedia dérivée de sedes (voy. SIÉGE, et, pour les formes qui ont un t, ASSIETTE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander