assommer v. a. (a-so-mé)
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1Tuer avec une masse ou avec quelque chose de lourd. Assommer un bœuf.
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2Battre avec excès.
Les officiers turcs assommaient les chevaux et le postillon à coups de fouet
Chateaubriand, Itin. 56Gardes, je défends qu'on l'assomme ; Vilain, dit-il, explique-toi
Béranger, Contr. de mariage.
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3Fig. Incommoder, importuner, fatiguer. On nous assommait de questions.
Notre maison de Paris m'assomme
Mme de Sévigné, 34Ce saint homme, Qui m'assomme De latin
Victor Hugo, Ball. 12La formalité dont on assomme une ambassade
Voltaire, Ép. 26
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4Affliger profondément.
La mort de M. du Mans m'a assommée
Mme de Sévigné, 72- Je n'en puis revenir, et tout ceci m'assomme Molière, Tart. IV, 6
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5Confondre, réduire à quia.
- Vous nous assommez avec vos grands mots Molière, Critique, 7
Il croyait m'assommer avec saint Augustin et les autres Pères
J.-J. Rousseau, Conf. II
Étymologie
Provenç. assomar, asomar ; anc. ital. assomare. Ce mot a eu différents sens. Dans l'historique, on le trouve avec la signification de faire une somme, et alors il vient de somme, réunion de plusieurs quantités ; on le trouve avec le sens d'assoupir, et alors il vient de somme, sommeil ; enfin on le trouve avec le sens de tuer avec quelque chose de lourd, de fatiguer, et alors il vient de somme, fardeau, comme dans bête de somme (voy. SOMME, fardeau).