bénin, igne adj. (bé-nin, ni-gn')
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1Qui a de la bénignité. Il n'est pas d'homme plus bénin. Une humeur bénigne.
Qui ont abondance de ce sang bénin
Pascal, Prov. 9Ô Seigneur, vous qui donnez aux juges ces regards bénins, ces oreilles attentives et ce cœur toujours ouvert à la vérité....
Bossuet, le Tellier.
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Par ironie, trop bon, trop facile. On n'est pas plus bénin que cet homme-là.
Les maris les plus bénins du monde
Molière, Éc. des f. I, 6
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2Fig. Propice, favorable. Ciel bénin. Influence bénigne.
Les cœurs sont saisis d'une joie soudaine par la grâce inespérée d'un beau jour d'hiver, qui après un temps pluvieux vient réjouir tout d'un coup la face du monde ; mais on ne laisse pas de lui préférer la constante sérénité d'une saison plus bénigne
Bossuet, Marie-Thér.- Un astre plus bénin vient d'éclaircir tes jours Corneille, Théod. V, 3
- J'ai de vœux parjurés trahi les dieux bénins Régnier, Élég. IV
- Mais si d'un œil bénin vous voyez mes hommages Molière, Tart. IV, 5
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3En termes de médecine, qui n'offre rien d'alarmant. Petite vérole bénigne. Remède bénin, remède qui agit doucement.
Étymologie
Bourguig. bereigne, bénigne ; provenç. benigne ; espagn. et ital. benigno ; de benignus, dérivé de bene, bien (voy. BIEN, adv.)
Supplément
BÉNIN. Ajoutez : - REM. Sainte-Beuve a dit bénigne au masculin : Ce serait se faire une bien fausse image, en effet, que de ne voir dans le bénigne prélat [saint François de Sales] qu'un adorable mystique, Port-Royal, I, 10. Il y a là une intention de l'écrivain, et bénin ne rendrait pas son idée. On peut voir à l'historique que benigne s'est dit jadis au masculin. D'ailleurs c'est un nom propre d'homme : Bénigne Bossuet.