berger, ère s. m. et f. (bèr-jé, jê-r' ; l'r de berger ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des bergers heureux, dites : des bèr-jé-z heureux)
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1Gardien. gardienne des bêtes à laine.
- Les rois et les bergers y sont d'un même rang Corneille, Poly. V, 2
- Mais bientôt le ciel en colère,Par la main d'une humble bergèreRenversant leurs bataillons Boileau, Ode II
- La main d'une bergère a changé le destin D'AVRIGNI, Jeanne d'Arc, I, 1
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2Fig. Dans la poésie pastorale, amant, amante. Un berger fidèle. Une bergère insensible.
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L'heure du berger, le moment favorable aux amants.
L'heure du berger sonne
La Fontaine, Coupe.Il assura qu'il avait trouvé l'heure du berger dans un certain cabinet
Hamilton, Gramm. 8Je sais que Moustapha n'a pas trouvé avec vous l'heure du berger
Voltaire, Lett. à Cath. 12
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3L'étoile du berger, la planète Venus.
Étymologie
Bourguig. borgei, bogei, borgeire ; Berry, barger, bargère ; picard, berker ; norm. bergier (prêtres et bergiers sont des sorciers, dicton du pays de Bayeux) ; provenç. bergier, bergeira ; bas-lat. berbicarius, du bas-lat. berbix, brebis (voy. BREBIS). Dans le moyen âge, berger était souvent pris avec une acception injurieuse (homme stupide, grossier, sans valeur), comme on peut voir à l'historique.