Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

bouffon dans le Littré

2 articles· 5 citations· rimes· synonymes

1bouffon s. m. (bou-fon)

  1. 1Personnage de théâtre dont l'emploi est de faire rire. Cet acteur est un bouffon assez amusant. Le bouffon du roi.

    • Fig. Un auteur dont les plaisanteries sont quelquefois excessives.

      • Si Horace est le premier des faiseurs de bonnes épîtres, Rabelais, quand il est bon, est le premier des bons bouffons Voltaire, Lettr. Mme du Deffant, 12 avril 1760
  2. 2Par dénigrement, celui qui cherche à amuser par ses plaisanteries. Il se plaît à faire le bouffon.

    • Servir de bouffon, être un objet de moquerie.

    • Au féminin, une bouffonne. C'est une petite bouffonne.

Étymologie

Ital. buffone, de buffare, railler, proprement bouffer (voy. ce mot) ; parce que celui qui dit des bouffonneries dit des choses que l'on compare au bruit qui s'entend quand on bouffe ou souffle, et, plus probablement, parce que l'art des bouffons consistait anciennement à faire des grimaces, dont la plus fréquente était de grossir ses joues.

2bouffon, onne adj. (bou-fon, fo-n')

  1. 1Qui tient du bouffon, qui fait rire. Avoir la mine bouffonne. Une joie bouffonne.

    • L'opéra bouffon, l'opéra italien ; on dit plus ordinairement l'opéra bouffe.

      • Ils voulurent enfin tout voir et tout connaître, Les boulevards, la foire et l'opéra bouffon Voltaire, Trois emper.
  2. 2Substantivement, ce qui, en parlant des ouvrages d'esprit, porte le caractère d'un comique bas.

Étymologie

Bouffon, s. m.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander