castille s. f. (ka-sti-ll', ll mouillées, et non ka-stiye)
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1Autrefois combat dans une lice.
Il faut ranger dans cette espèce [de jeux] les joutes, les castilles, les pas d'armes
Chateaubriand, Amér. 81
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2Aujourd'hui, terme familier qui se dit pour querelle, démêlé de peu d'importance. Chercher castille. Ils sont toujours en castille.
Le soleil, en se levant, vit notre castille, et fut témoin comme elle me jeta un pot à la tête
Francion, liv. VII, p. 266Avecque nous, si l'almanach ne ment, Les Castillans n'auront plus de castille ; Même au printemps, on doit de leur séjour Nous envoyer avec certaine fille [la reine Marie-Thérèse] Les jeux, les ris, les grâces et l'amour
La Fontaine, Poésies mêlées, XI
Étymologie
Espagn. castillo, petit château, de castellum (voy. CHÂTEAU) ; il désignait, dans les anciens tournois, des imitations de châteaux, de tours, etc. qu'on attaquait, et de là il a été conservé pour débat, querelle. Dans le XVIe siècle, on avait le verbe se castiller et l'adjectif castilleux.