1coq s. m. (kok ; le q se fait toujours entendre, excepté dans coq d'Inde qui se prononce : ko-din-d' ; dans plusieurs provinces, au pluriel, on prononce non pas des kok, mais des kô, qui est une prononciation ancienne)
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1Le mâle de la poule. Combats de coqs.
- Deux coqs vivaient en paix ; une poule survint ;Et voilà la guerre allumée La Fontaine, Fabl. VII, 13
- Un misérable coq à point nommé chantait La Fontaine, ib. V, 6
- Sur la branche d'un arbre était en sentinelleUn vieux coq adroit et matois La Fontaine, ib. II, 15
La ville de Sybaris sera décriée à jamais par la mollesse de ses habitants, qui avaient banni les coqs de peur d'en être réveillés
Fontenelle, Dial. 2e, Morts anciens.- Au milieu d'eux le coq, d'un air de majesté,Marche, sûr de sa force et fier de sa beauté Delille, Par. perdu, VII
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Par extension, le mâle de plusieurs gallinacés. Coq d'Inde. Coq faisan. Le coq de la perdrix.
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Fier comme un coq, très fier.
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Familièrement. Être rouge comme un coq, être extrêmement rouge. Se dit souvent d'un homme en colère.
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C'est un bon coq, se dit d'un homme vigoureux en amour.
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Être comme un coq en pâte, avoir toutes ses aises (voy. PÂTE).
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Populairement. À nous le coq, à nous la supériorité, à nous le bouquet.
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2Figure de coq qui se met au plus haut d'un clocher pour servir de girouette.
- Je sais que l'honneur vous est cher,Que vous avez l'âme insensible,Que vous êtes moins accessibleQue n'est le coq d'un haut clocher Scarron, Stances pour un gentilhomme qui était à Bourbon
- Ton œil ne peut se détacherDu vieux coq de ton vieux clocher Béranger, Bohém.
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Coq gaulois, un des insignes de la nation française. Le choix de cet oiseau comme symbole de la nation française est de date récente (la première révolution et surtout celle de 1830) ; il ne paraît guère fondé que sur l'homonymie latine de gallus qui signifie à la fois coq et Gaulois.
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3Familièrement, personnage le plus riche ou le plus important d'un lieu. Il est le coq de son village.
Viens, parais, jeune prince, et qu'on te reconnoisse Pour le coq de notre paroisse
Voltaire, Fête de Bellebat.- Il est le coq du bourg, connu pour un Crésus,Et possède du moins cinquante mille écus HAUTEROCHE, Deuil, sc. 4
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4Terme d'histoire naturelle. Coq de bruyère ou des bois, espèce de coq sauvage, du genre tétras, gallinacés.
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Coq de marais, un des noms vulgaires du tétras bonasie, dit aussi gelinotte.
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5Terme de botanique. Coq des jardins, menthe de coq, ou herbe au coq, plante corymbifère d'une odeur agréable.
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6Terme de pêche. Coq de mer, dorade.
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7Terme d'horloger. Espèce de platine enjolivée de gravures ou autres ornements dont on couvre le balancier.
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Terme de serrurerie. Espèce de crampon qui sert à assurer diverses pièces.
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Proverbes
Chétive est la maison où le coq se tait et la poule chante
, c'est-à-dire où la femme est maîtresse. La poule ne doit pas chanter avant le coq
, il faut que l'autorité appartienne au mari.
Étymologie
Picard, cou, co ; Berry, cô ; pays de Coire, cot ; anglo-sax. coco ; angl. cock ; bas-bret. kok. D'après Diez, c'est une onomatopée. Palsgrave écrit, au pluriel, quoqz, prononcé quoz. Dans l'ancien français, au nominatif singulier, li cos ; au régime singulier, le coc ; au nominatif pluriel, li coc ; au régime pluriel, les cos.