couvent s. m. (kou-van)
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1Maison religieuse d'hommes ou de femmes. Mettre une fille au couvent.
Les seigneurs et les évêques de France mirent, par le consentement du pape Zacharie en 752, Pepin maire du palais sur le trône, et Childéric le dernier de leurs rois dans un couvent
MÉZERAI, Hist. de France, t. I, dans RICHELET- Ah ! souffrez qu'un couvent, dans les austérités,Use les tristes jours que le ciel m'a comptés Molière, Tart. IV, 3
.... Après qu'une personne, Bon gré, mal gré, s'est mise en un couvent
La Fontaine, Mazet.Les garçons dans les colléges et les filles dans les couvents
J.-J. Rousseau, Ém. IOn tolère quelques asiles pour de vieilles filles à Bahia et à Rio-Janeiro ; mais jamais il ne fut permis, dans le Brésil, de fonder aucun couvent pour des religieuses
Raynal, Hist. phil. IX, 14
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2Les religieux, les religieuses qui composent la communauté. Tout le couvent s'assembla.
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3Pensionnat tenu par des religieuses pour des jeunes filles du monde.
Remarque
D'après Vaugelas, on écrivait convent, tout en prononçant couvent. On trouve en effet dans RÉGNIER, Sat. XIII : Jour et nuit elle va de convent en convent. La première édition du Dictionnaire de l'Académie écrit convent.
Étymologie
Provenç. convent, conven, coven, accord, convention ; covent, coven, couvent, assemblée ; catal. couvert ; espagn. et ital. convento. Convent ou couvent, dans le sens d'accord, vient du latin conventum ; dans le sens de réunion, assemblée, couvent, du latin conventus ; et tous deux viennent également de convenire (voy. CONVENIR). Dès le XIIIe siècle, convent a, du sens de réunion, passé à celui de réunion de religieux.
Supplément
COUVENT. - REM. Ajoutez : La Bruyère, qui aimait l'archaïsme, dit convent : (Voy. CONVENT au Supplém.)