dilection s. f. (di-lè-ksion ; en vers, de quatre syllabes)
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1Terme de dévotion. Tendresse qui chérit. La dilection du prochain.
Rien ne lui est cher [à Dieu] que ces enfants de sa dilection éternelle, que ces membres inséparables de son fils bien-aimé, rien ne lui coûte pour qu'il les sauve
Bossuet, Duch. d'Orl.Il n'y a rien de plus noble dans l'Évangile que cette loi de dilection [aimez vos ennemis]
Fléchier, Serm. I, 232Qui êtes-vous vous-même, qu'un enfant de dilection, et l'ouvrage des miséricordes du Seigneur ?
Massillon, Av. Dél. de la convers.
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2Titre ou qualité qui se donnait en Allemagne aux électeurs. On disait Sa Dilection, comme on dit Sa Grandeur pour un évêque.
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J'ai écrit à Votre Dilection, disait l'empereur d'Allemagne.
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Salut et dilection, forme de salut qu'employaient le pape et l'empereur d'Allemagne en écrivant à certains princes.
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Étymologie
Provenç. dilection ; espagn. dileccion ; ital. dilezione ; du latin dilectionem, de dilectum, supin de diligere, chérir, de di.... préfixe, et legere, choisir (voy. LIRE).