Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

erse dans le Littré

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1erse adj. (èr-s')

  1. Le dialecte erse, ou, substantivement, l'erse, dialecte celtique parlé dans la Haute-Écosse. L'erse, ou gaélique proprement dit, et l'irlandais sont les deux dialectes de la branche du celtique nommée gaélique ; voy. KYMRIQUE.

2erse s. f. (èr-s')

  1. Terme de marine. Petite élingue.

    • Erse de gouvernail, anneau ou cordage reliant le gouvernail à l'étambot, pour empêcher que la mèche du gouvernail ne sorte de sa place.

3advers, erse adj. (ad-vêr, vèr-s') supplément

  1. Opposé.

    • Une polémique engagée entre journaux défenseurs de candidats advers... Gaz. des Trib. 6 mars 1875, p. 229, 4e col.
    • Il y a en lui [C. Durand, peintre] un mélange de deux qualités adverses, la sincérité et le chic E. BERGERAT, Journ. offic. 17 nov. 1874, p. 7671, 2e col.

Étymologie

Voy. ADVERSE. Il n'est pas mauvais de restituer la forme masculine advers et surtout de tirer advers ou adverse des emplois restreints où ils sont confinés.

4convers, erse adj. (kon-vêr, vèr-s')

  1. 1Terme monastique. Frères convers, frères lais, qui n'ont point d'ordres, et qui ne chantent point dans le chœur, mais qui servent en divers offices de la maison ; ils sont sans études et par conséquent exclus des ordres sacrés.

    • Les moines de Cîteaux amenèrent leurs frères convers avec plusieurs écuyers Voltaire, Mœurs, 64
  2. 2S. m. Un des noms de la jeune alose.

Étymologie

Provenç. convers ; espagn. et ital. converso ; du latin conversus, converti, part. passé de convertere (voy. CONVERTIR), ainsi dit parce que c'étaient souvent des laïques convertis, c'est-à-dire changeant de vie, qui se faisaient convers.

5dévers, erse adj. (dé-vêr, vêr-s')

  1. 1Qui n'est pas droit ni d'aplomb. Ce mur est dévers.

  2. 2S. m. Terme de charpenterie. Le dévers d'une pièce de bois en est le gauchissement ou la pente. Il faut marquer ce bois suivant son dévers.

  3. 3Crochet dont les ouvriers se servent pour manier le fer dans les grosses forges.

  4. 4Écroulement des couches dans une carrière d'ardoise.

Étymologie

Lat. deversus, de la préposition de, et versus, tourné (voy. VERSION).

6divers, erse adj. (di-vêr, vèr-s' ; l's se lie : di-verz ouvrages)

  1. 1Qui présente plusieurs faces, plusieurs côtés, plusieurs apparences. Un objet divers. On continua la campagne avec des succès divers.

  2. 2Différent. Les divers sens d'un mot. Mille astres divers. Les opinions diverses.

  3. 3Au plur. Quelques, plusieurs. Il a parlé à diverses personnes.

    • Il envoie à diverses fois ses serviteurs Bossuet, Hist. II, 13
    • La ville est partagée en diverses sociétés qui sont comme autant de petites républiques La Bruyère, VII

Étymologie

Bourguig. divars ; provenç. divers ; espagn. et portug. diverso ; du latin diversus, de di... préfixe, et versus, tourné (voy. VERSION).

7pers, erse adj. (pêr, pèr-s')

  1. 1

    • De couleur bleue dans toutes les nuances, puisqu'on rencontre dans les textes ces étoffes dites de pers clair, azuré, etc. DE LABORDE, Émaux, p. 438
  2. 2

    • En général cependant, d'un bleu foncé, tellement foncé même qu'il peut servir de tenture de deuil, ce que nous appelons le noir bleu DE LABORDE, ib.
    • Les noirs des étoffes de haut prix seront de fort guède d'un bleu brun, nommé bleu-pers, pour la bonne qualité duquel il ne sera mêlé que 6 livres d'indigo avec chacune balle de pastel, Règlement sur les manufactures, août 1669, Teinturiers en laine art. 9
    • Le fil pers, appellé vulgairement fil à marquer.... seront teints avec inde platte ou indigo ib. art. 59
  3. 3S. m. Pers, drap bleu foncé, teint de bleu pers.

Étymologie

Provenç. pers ; ital. perso ; bas-lat. persus, persicus, perseus, et aussi persegies, persegues ; du lat. persicum, pêche (voy. PÊCHE) ; ad persei mali colorem accedens, dit du Cange. L's, qui est radicale, écarte le grec περϰνὸς, de couleur sombre ; et πράσος, poireau, indiqué par Ménage, ne concorde ni avec les formes ni avec le sens.

8pervers, erse adj. (pèr-vêr, vèr-s')

  1. 1Dont l'âme est tournée vers le mal.

    • À ces mots l'animal pervers (C'est le serpent que je veux dire, Et non l'homme : on pourrait aisément s'y tromper) La Fontaine, Fabl. X, 2
  2. 2S. m. Homme pervers.

Étymologie

Provenç. pervers ; espagn. et ital. perverso ; du lat. perversus, qui vient de per, et versus, tourné.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander