Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

fard dans le Littré

1 article· 15 citations· rimes· synonymes

fard s. m. (far ; le d ne se lie jamais ; au pluriel, l's ne se lie pas, et on prononce : les far et les autres cosmétiques ; cependant quelques-uns la lient : les far-z et....)

  1. 1Composition destinée à embellir le teint, en remédiant aux défauts qu'il a.

    • C'est pour eux qu'elle étale et l'or et le brocard,Que chez toi se prodigue et le rouge et le fard Boileau, Sat. X
    • Une courtisane qui tire toutes ses grâces du fard, qui n'a qu'une beauté empruntée, et qui sait tout au plus charmer les oreilles par le son d'une voix douce et mélodieuse Rollin, Hist. anc. t. XI, 2e part. p. 773, dans POUGENS
    • L'air la noircit [la céruse] en assez peu de temps, et les vapeurs du charbon ou les mauvaises odeurs des égouts, des latrines, etc. changent presque subitement le beau blanc de perle en gris obscur, en sorte qu'il est souvent arrivé aux femmes qui se servent de ce fard de devenir tout à coup aussi noires qu'elles voulaient paraître blanches Buffon, Min. t. V, p. 387, dans POUGENS
  2. 2Fig. Déguisement, feinte, dissimulation dans les discours.

Étymologie

Diez, trouvant que le lat. tincta, teinte, est traduit en vieil haut allemand par gi-farwit, gifarit, de farwjan, teindre, tire de là le mot fard. Scheler cite de Palsgrave : paynting of ones face, farcement ; ce qui supposerait un verbe farcer. C'est une faute de Palsgrave ; le verbe est farder ; et non farcer (voy. FARDER).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander