friperie s. f. (fri-pe-rie)
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1Vêtements, meubles qui, ayant servi, sont plus ou moins usés. Ce n'est que de la friperie. Marchand de friperie.
Peut-être d'un an vous ne vendrez cette friperie-là si à propos
Marivaux, Pays. parv. 3e part.
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Se jeter sur la friperie de quelqu'un, se ruer, se mettre, tomber sur la friperie de quelqu'un, se jeter sur lui pour le battre.
- Gare une irruption sur notre friperie ! Molière, Dép. am. III, 1
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Par extension.
Je ne sais si vous savez que cet animal-là a encore sur sa friperie un décret de prise de corps du parlement de Paris, qu'il s'attira quand il était porte-Dieu à la sainte chapelle basse
Voltaire, Lett. d'Argental, 27 juill. 1768
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Fig. Se moquer de quelqu'un, en dire du mal.
Ils se mirent de plus belle sur la friperie de la vieille
Lesage, Guzm. d'Alf. I, 6
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Fig. Friperie littéraire, vieilleries, lieux communs, etc. Friperie mythologique, l'usage suranné des personnages mythologiques.
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2Métier qui consiste à acheter et à vendre de vieux meubles, de vieux habits.
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Commerce de friperie.
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3Lieu où logent ceux qui vendent de la friperie. Acheter un habit à la friperie.
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4Espèce de hangar sous lequel on dépose les cannes à sucre avant de les porter au moulin.
Étymologie
Norm. feuperie. Le radical est l'ancien fripe, frepe ou felpe. Diez et Scheler pensent qu'il faut le rattacher au scandinave hripa, procéder avec précipitation, qui aurait pris le sens de user (voy. FRIPER).
Supplément
FRIPERIE. - ÉTYM. Friperie vient de fripe ou frepe, mais non, comme le pensent Diez et Scheler, de l'islandais hripa (voy. ci-dessus FRIPER). M. Bugge, Romania, n° 10, p. 148, est d'avis que fripe ou frepe représente le latin fibra, lambeau, extrémité, fibre. Pour la métathèse de l'r, il rappelle frange, de fimbria, tremper de temperare.