gercer (jèr-cé. Le c prend une cédille devant a et o : gerçant, gerçons)
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1V. a. Causer de petites crevasses à la peau.
- Gercer les lèvres, le visageMon front hâlé, mes doigts qu'a gercés la froidureD'un jeune montagnard me donnent la figure Lamartine, Joc. v, 174
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Par extension. Les chaleurs ont gercé la terre.
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2V. n. Devenir gercé. Les lèvres gercent au grand froid.
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3Se gercer, v. réfl. Être gercé, avoir des gerçures. Les lèvres se gercent à la grande gelée.
L'enduit qui est exposé à l'air, se séchant plus tôt que le dedans du mur, se gerce
Vitruve abrégé, I, 2, dans RICHELETL'on observe qu'à mesure que ce charbon s'embrase, il se gerce et se fend en plusieurs sens
Buffon, Min. t. VIII, p. 158, dans POUGENSLe pédicule souffre une altération analogue : il noircit et se gerce çà et là, mais surtout aux endroits où il est le plus tourmenté
Bonnet, Us. feuil. plant. 2e mém.
Étymologie
Bas-lat. gersa, gerce, garsa, scarification, charaxare, garser, vieux mot signifiant scarifier ; de caracter, scarificateur, qui est le grec χαραϰτὴρ, tracer des lignes (voy. CARACTÈRE). Diez indique une forme non latine carptiare ; mais garsa, scarification, sert d'intermédiaire entre jarser, gercer, et caraxare.