1gouge s. f. (gou-j')
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1Outil de fer, fait en forme de demi-canal, avec un manche de bois, à l'usage des sculpteurs, des plombiers, des menuisiers, des charpentiers.
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2Tranchet courbe pour creuser les talons des souliers.
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3Outil pour couper l'excédant des tuiles molles dont on construit le four du glacier.
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4Terme de chirurgie. Ciseau à tranchant demi-circulaire employé pour l'ablation des exostoses.
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5Terme de serrurier. On met deux gouges à tous les ressorts d'une serrure, pour les faire sortir autant qu'on le désire.
Étymologie
Espagn. gubia ; portug. goiva ; ital. gorbia, bâton ferré ; gloses d'Isidore, guvia, gubia, gulvia, gulbia. Mot du reste inconnu, qu'on a rattaché au basque gubia signifiant dans cette langue un arc. Les mots de l'ancien français goi, goe, goye, sorte de serpe, avec le diminutif gouet, paraissent venir aussi de guvia et être le même mot que gouge.
Supplément
1. GOUGE. - ÉTYM. Ajoutez : « Diez rattache gouge au basque gubia, arc, gubioa, gorge. Il me semble plutôt d'origine celtique : l'anc. gall. gilb est expliqué par foratorium vel rostrum, gilbin, par acumine, voy. ZEUSS-EBEL, Gramm. celt. p. 136139 ; golbin, rostrum, Revue celt. I, 365 ; gall. mod. gylf et gylfin, bec. Gilb est, je crois, issu d'une forme antérieure gulb. La voyelle originaire est conservée dans le vieil irland. gulpan, aculeum (ZEUSS-EBEL, p. 60), pour gulban, irland. moyen et mod. gulbba, génitif gulbhan, Gulbia, gulbium est la forme la plus ancienne du mot roman en question, dérivé d'un thème celtique gulba à l'aide du suffixe ia ou io, comme l'ital. bolgia, franc. bouge, du gaulois bulga. Avec le radical celtique je compare γλύφω, ciseler, » BUGGE, Romania, juillet-octobre 1875, p. 358.