inoculation s. f. (i-no-ku-la-sion ; en vers, de six syllabes)
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1Action de communiquer artificiellement une maladie contagieuse, en en introduisant le principe matériel dans le corps. L'inoculation de la petite vérole, du vaccin, de la morve.
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2Absolument. L'inoculation, l'inoculation de la petite vérole. L'inoculation passa de Constantinople à Londres en 1721 et à Paris en 1755. L'inoculation, qui était fort utile, a été abandonnée pour la vaccine.
L'inoculation fut annoncée en France par une lettre d'un docteur en médecine adressée à M. Dodard, premier médecin du roi, et imprimée à Paris en 1723
SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 393, dans POUGENSMême lorsque le médecin Mead fit en Angleterre les premières expériences de l'inoculation, en 1721, il la tenta à la manière chinoise sur un des sujets qu'on lui donna, et elle réussit
Voltaire, Fragm. sur l'hist. art. XXIIILa feue reine d'Angleterre fit essayer l'inoculation de la petite vérole sur quatre criminels
Voltaire, Diatr. Doct. Akakia.La mort du duc de Parme est une belle leçon de l'inoculation ; son fils, qui a eu la petite vérole artificielle, est en vie ; et le père, qui a négligé cette précaution, meurt à la fleur de son âge
Voltaire, Lett. Richelieu, 30 juillet 1765L'usage de l'inoculation, si nécessaire pour conserver la beauté, est ancien et pratiqué avec succès en Arabie
Buffon, Suppl. à l'hist. nat. Œuv. t. XI, p. 261Que dites-vous de ce bel arrêt du parlement de Paris pour consulter la faculté de théologie sur l'inoculation, cette même faculté qu'il a déclaré ne pouvoir être juge en matière de sacrements ?
D'Alembert, Lett. à Voltaire, 7 août 1763L'inoculation du roi et de la famille royale, à laquelle on était bien loin de s'attendre il y a un mois, prouve que la raison est écoutée, et donne tout à la fois bon espoir et bon exemple
D'Alembert, Lett. au roi de Prusse, 1er juill. 1774En 1756, M. Tronchin fut appelé à Paris pour l'inoculation des enfants de M. le duc d'Orléans
Condorcet, Tronchin.
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3Fig. Transmission, propagation d'idées, d'opinions. L'inoculation des doctrines hérétiques fut très prompte au XVIe siècle.
Étymologie
Lat. inoculationem, action de greffer, de inoculare (voy. INOCULER).