inviter v. a. (in-vi-té)
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1Prier de se trouver, de se rendre quelque part, d'assister à.
- Il y fait de la cour inviter la jeunesse Racine, Brit. V, 1
- Et même ses bienfaits, dans toutes ses provinces,Invitèrent le peuple aux noces de leurs princes Racine, Esth. I, 1
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Inviter à, avec un infinitif. Il fut invité à prendre part à la délibération.
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On dit quelquefois inviter de, avec l'infinitif.
Ils avaient vu une galère turque où on les avait invités d'entrer
Molière, Scap. III, 3
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2Engager, exciter à quelque chose, porter à.
- Qui pardonne aisément invite à l'offenser Corneille, Cinna, IV, 3
Le langage de l'amour n'étant pas comme aujourd'hui le sujet de toutes les conversations, les poëtes en étaient moins invités à traiter cette passion
Voltaire, dans GIRAULT-DUVIVIER
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Fig. Avec un nom de chose pour sujet. Le beau temps nous invite à la promenade.
Je crois.... Qu'il n'a que les desseins où sa gloire l'invite
Corneille, Nicom. III, 8
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3Terme du jeu de whist. Jouer d'une couleur pour engager le partenaire à jouer, à son tour, de cette même couleur. Inviter au roi.
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4S'inviter, v. réfl. Venir de soi-même quelque part, sans avoir été prié. C'est lui qui s'est invité.
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Se faire des invitations réciproques. Ils se sont invités plusieurs fois cet hiver.
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Étymologie
Lat. invitare, formé de in, et d'un verbe radical vitare, sur lequel on n'est pas d'accord (voy. ÉVITER). Benfey et Corssen ont proposé pour in-vitare le radical sanscrit vī, aimer, désirer, et pour e-vitare un autre radical sanscrit vī, rejeter.