Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

ive dans le Littré

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1ive ou ivette s. f. (i-v' ou i-vè-t')

  1. Terme de botanique. Espèce de germandrée, dite aussi germandrée petit if (teucrium chamaepitys, L.), labiées.

Étymologie

Origine inconnue. Pourtant on peut en rapprocher l'angl. ivy ; anglo-sax. ifig, lierre ; et aussi yew, anc. haut-all. iwa, l'if ; bas-bret. ivin.

2actif, ive adj. (a-kti-f, ti-v')

  1. 1Qui est agissant, diligent, laborieux. Homme actif. Actif à la guerre. Vieillesse active et occupée. Se montrant si actif dans ces événements.

  2. 2Par extension, en parlant des choses qui agissent avec promptitude, avec force, avec énergie. Remède actif. Poison actif.

    • Part active, rôle qu'on joue, action qu'on a. Il a pris, il a eu une part active dans ces événements.

  3. 3En matière de dévotion, vie active, celle qui consiste dans les actes extérieurs de piété, par opposition à vie contemplative, qui consiste dans les sentiments et dans les affections de l'âme.

  4. 4En affaires, dettes actives, sommes dont on est créancier, par opposition à dettes passives, celles dont on est débiteur.

  5. 5En parlant d'élections, avoir voix active et passive, avoir droit d'élire et d'être élu.

  6. 6En philosophie, qui agit ou qui a la vertu d'agir, par opposition à passif. Principe actif. Qualités actives. Le feu est une force active. Ils attribuaient la force à la partie active de la matière. L'âme étant active de sa nature.

  7. 7Citoyen actif, celui qui jouit des droits politiques.

  8. 8En parlant de l'armée, service actif, temps durant lequel un soldat est sous les drapeaux.

  9. 9Terme de grammaire. Se dit des verbes et des participes exprimant une relation de syntaxe dans laquelle le complément du verbe lui est joint sans préposition.

    • À un autre point de vue, le verbe actif est celui qui exprime une action, et se décompose en verbe qui ne reçoit pas de complément direct : il agit, il court ; c'est le verbe neutre des grammairiens ; et en verbe qui reçoit un complément direct sans préposition : il aime son fils ; c'est le verbe transitif direct de plusieurs grammairiens.

    • Se dit aussi de ce qui a rapport, de ce qui est propre à ces verbes, à ces participes. Voix actives.

      • Ce mot a une signification active Bossuet, Nouv. myst. réf.
  10. 10S. m. L'actif, la voix active. Conjuguer l'actif d'un verbe.

  11. 11S. m. Somme dont on est créancier. Balance de l'actif et du passif.

  12. 11Ajoutez : En un sens plus général, l'actif est l'ensemble de ce que l'on possède, le total de ce dont on est propriétaire, y compris les créances.

Étymologie

Provenç. actiu ; de activus, de agere, agir (voy. AGIR).

3datif, ive adj. (da-tif, ti-v')

  1. Terme de droit. Donné, établi par le juge ou par testament, par opposition à légal, établi par la loi. Tuteur datif. Curatelle dative.

Étymologie

Lat. dativus, de dare, donner.

4échif, ive adj. (é-chif, chi-v')

  1. Terme de fauconnerie et vénerie. Farouche, gourmand. Chien, oiseau échif.

Étymologie

C'est l'ancien adjectif eschiu, eschif, timide, farouche, chiche ; provenç. esquiu ; espagn. esquivo ; ital. schivo ; de l'allemand scheu, timide, farouche (voy. ESQUIVER).

5gélif, ive adj. (jé-lif, li-v')

  1. Qui s'est fendu ou qui se fend par la gelée, la sève ayant augmenté de volume par la congélation et rompu de la sorte les tissus végétaux. Arbres gélifs.

    • Pierres gélives, celles qui se délitent après avoir subi l'action de la gelée.

Remarque

L'Académie ne donne point de féminin à cet adjectif. Buffon dit au féminin gélisse comme au XVIe siècle, et comme on dit encore dans beaucoup de campagnes : Ces pierres gélisses doivent être soigneusement rejetées de toutes les constructions exposées à l'air et à la gelée, Min. t. I, p. 343, dans POUGENS. Mais, le masculin étant gélif et le substantif étant gélivure, le féminin gélive est meilleur.

Étymologie

Geler ; Berry, gelis, pierres gelisses.

6hâtif, ive adj. (hâ-tif, ti-v')

  1. 1Qui devance le temps, en parlant de ce qui est susceptible d'accroissement. Croissance hâtive. Esprit hâtif.

    • La puberté est toujours plus hâtive chez les peuples policés J.-J. Rousseau, Ém. IV
  2. 2Qui est en avance. Fruit hâtif.

  3. 3Qui produit avant le temps. Terrain hâtif.

    • Il y a des arbres hâtifs dans le jardin de notre Époux Bossuet, 1er serm. Assompt. 2
    • Un printemps doux et, par conséquent, une année hâtive, toujours favorable à la vigne et à la qualité de son fruit Buffon, Ois. t. XII, p. 133
    • Pois hâtifs, choux hâtifs, etc. terme de jardinage pour désigner les variétés qui produisent plus tôt que l'espèce.

  4. 4Qui hâte (emploi rare).

Synonymes

HÂTIF, PRÉCOCE. Ce qui est précoce est mûr avant le temps. Ce qui est hâtif marche vers la maturité avec plus de rapidité. La seule différence entre ces mots est que hâtif indique plus particulièrement le mouvement de développement ; précoce l'état de développement.

Étymologie

Hâter ; Berry, hâti. Palsgrave remarque, p. 10, que le féminin, écrit hatifve, se prononçait hatife.

7juif, ive s. m. et f. (juif, jui-v')

  1. 1Celui, celle qui appartient au peuple hébreu, au peuple qui habita jadis la Palestine. Un Juif, une Juive (avec une majuscule).

    • Les Juifs charnels tiennent le milieu entre les chrétiens et les païens : les païens ne connaissent point Dieu, et n'aiment que la terre ; les Juifs connaissent le vrai Dieu, et n'aiment que la terre ; les chrétiens connaissent le vrai Dieu, et n'aiment point la terre Pascal, Pensées, XV, 12, édit. HAVET.
  2. 2Celui, celle qui professe la religion judaïque (avec un j minuscule). Un juif est un Français, un Allemand, un Anglais, etc. professant la religion juive.

    • Être riche comme un juif, être fort riche.

      • Un marchand nouvellement arrivé et plus riche qu'un juif LE SAGE, Guzm. d'Alfar. I, 4
  3. 3Fig. et familièrement. Celui qui prête à usure ou qui vend exorbitamment cher, et, en général, quiconque cherche à gagner de l'argent avec âpreté.

    • Il y a longtemps que je n'ai vu le jeune Sanche : c'est un jeune homme affamé de gagner et bien juif, à mon gré GUI PATIN, Lett. t. II, p. 186
    • Comment diable ! quel juif, quel arabe est-ce là ? c'est plus qu'au denier quatre Molière, l'Avare, II, 1
    • Adieu juif, le plus juif qui soit dans tout Paris Regnard, le Joueur, II, 14
    • Les arabes ! les juifs ! ouf ! ouf ! je n'en puis plus ; Ose-t-on égorger les gens de cette sorte ? Pour enterrer ma femme exiger vingt écus ! J'aimerais presque autant qu'elle ne fût pas morte PONS, (de Verdun).
  4. 4Nom qu'on donne quelquefois au squale-marteau, poisson.

  5. 5Adj. Juif, juive, qui appartient aux Juifs. Le peuple juif.

    • Année juive, année lunaire de 354 jours. L'année religieuse des Juifs commençait à l'équinoxe du printemps.

    • À la juive, loc. adv. À la manière des Juifs, quant aux mœurs et aux costumes.

Étymologie

Provenç. juzieu, jusieu ; catal. jueu ; espagn. judio ; portug. judeo ; ital. giudeo ; du lat. judæus ; grec ἰουδαῖος. Judæa, la Judée, est le pays des enfants de Juda ; Juda est un des fils de Jacob, et son nom vient d'une racine hébraïque signifiant célébrer, confesser.

Supplément

JUIF. - ÉTYM. Ajoutez : D'après M. d'Arbois de Jubainville (Revue celtique, t. II, p. 129), la forme juif, ne pouvant venir directement du latin judæus, suppose un bas-latin judévus (syncope du d, et changement d'e en i et de v en f) ; cette supposition est corroborée par le breton armoricain juzev.

8musif, ive adj. (mu-zif, zi-v')

  1. Or musif, combinaison de soufre et d'étain [bisulfure d'étain], dont on se sert pour frotter les coussins d'une machine électrique.

    • On dit aussi mussif.

      • Pelletier s'est servi de la propriété oxydante des acides sulfurique et nitrique sur l'étain pour favoriser l'union de cet oxyde avec le soufre, et préparer ce composé brillant et auriforme connu depuis longtemps sous le nom d'or mussif FOURCROY, Connaiss. chim. t. VI, p. 33, dans POUGENS

Étymologie

Voy. MOSAÏQUE.

9naïf, ive adj. (na-ïf, i-v'. Au pluriel, qu'il écrivait naïfz, le XVIe siècle prononçait na-ï, sans f, J. PELLETIER, dans LIVET, la Gramm. franç. p. 148)

  1. 1Natif (vieilli en ce sens).

    • En termes de lapidaire, pointe naïve, diamant qui, naturellement et sans taille, offre une forme pyramidale.

  2. 2Fig. Qui retrace simplement la vérité, la nature, sans artifice et sans effort. Faire une description, une peinture, une relation naïve. L'attitude, la pose de cette statue est naïve.

    • Jacques Amyot, plus connu par sa naïve traduction de Plutarque que par cette ambassade Voltaire, Mœurs, 172
  3. 3Fig. Qui est gracieusement inspiré par le sentiment. Une beauté naïve.

  4. 4En parlant des personnes, qui obéit gracieusement à ses sentiments.

    • Une personne franche et naïve Elle [Mme de Bouillon sortant de l'interrogatoire pour l'affaire des poisons] fut reçue de tous ses amis, parents et amies avec adoration ; tant elle était jolie, naïve, naturelle, hardie, et d'un bon air et d'un esprit tranquille Mme de Sévigné, 31 janv. 1680
  5. 5Qui dit sa pensée sans détour, ingénument.

    • Vous dites donc que Diderot est un bon homme ; je le crois, car il est naïf Voltaire, Lett. d'Argental, 12 mars 1758
    • En mauvaise part. Qui dit par un excès de simplicité ce qu'il aurait intérêt à cacher. C'est un homme naïf dont on tire tout ce qu'on veut. Vous êtes bien naïf.

      • Il lui dit qu'il était un peu naïf Hamilton, Gramm. IV
    • En ce sens, il se dit des choses. Une réponse naïve. Un amour-propre naïf. Une vanité naïve.

  6. 6Il se prend encore en mauvaise part et s'applique à ceux qui ne sont pas pénétrants, qui ne comprennent pas ce que tout le monde comprend. Ah ! vous comptiez qu'arrivé au pouvoir, il tiendrait ses promesses ; vous êtes naïf.

  7. 7S. m. Ce qui est naïf. L'école flamande offre des modèles du naïf en peinture.

    • La cour désabusée Dédaigna de ces vers [burlesques] l'extravagance aisée, distingua le naïf du plat et du bouffon Boileau, Art poét. I
    • Brancas parlait bien et de source, avec un air naturel, souvent un naïf inimitable Saint-Simon, 447, 277
  8. 8Au naïf, naïvement.

    • Vous les représentez [mes vertus] au naïf Racine, Lexique, éd. P. Mesnard.

Synonymes

NAÏF, NATUREL. Le naturel est opposé au recherché et au forcé ; le naïf est opposé au réfléchi, et appartient au sentiment. En littérature, le naïf est le naturel dans les petites choses.

Étymologie

Provenç. natiu ; espagn. et ital. nativo ; du lat. nativus, qui vient de natus, né.

10natif, ive adj. (na-tif, ti-v')

  1. 1Qui naît, qui reçoit la naissance, par rapport au lieu où cette naissance est reçue. Natif de Paris.

    • S. m. Nom donné aux habitants originaires d'un pays.

      • La bile du natif de Saint-Malo en fut encore plus exaltée.... Voltaire, Facéties, Diatr. doct. Akakia.
      • La bourgeoisie de Genève représente exactement le patriciat vénitien ; nos natifs et habitants représentent les citadins et le peuple de Venise ; nos paysans représentent les sujets de Terre-ferme J.-J. Rousseau, Contr IV, 3
  2. 2Se dit des métaux qu'on trouve dans le sein de la terre à l'état de pureté, ou à peu près. Or natif. Fer natif.

  3. 3Apporté en naissant. Qualité native.

    • Ses yeux, que le feu du sentiment n'anime point encore, ont au moins toute leur sérénité native J.-J. Rousseau, Ém. II
    • État natif de l'homme, l'homme à l'état sauvage.

    • Originel.

      • Tout ouvrage étranger perd infiniment de sa couleur native dans une traduction française, avec quelque précision et quelque énergie qu'on en puisse rendre les idées, les images et les sentiments MERCIER, dans LAVEAUX
  4. 4Fig. Qui appartient d'origine à un objet.

    • Sirius luit à nos yeux par sa lumière native ; il ne tient rien du soleil, et, s'il se manifeste à nous, c'est par sa propre puissance BAILLY, Hist. astron. mod. t. II, p. 684
  5. 5Populairement. Né natif, synonyme de natif.

    • Né natif est une locution pléonastique, qui est restée, comme du temps de Bouhours, commune et basse, excepté dans la poésie badine, où elle s'emploie quelquefois.

      • Je suis né natif de Ferrare Beaumarchais, Tarare.

Synonymes

NATIF, NÉ. Natif suppose le domicile fixe des parents, au lieu que né suppose seulement la naissance. Celui qui naît dans un endroit par accident, est né dans cet endroit ; celui qui y naît parce que son père et sa mère y ont leur séjour, en est natif, LAVEAUX.

Étymologie

Provenç. natiu, nadiu ; esp. et ital. nativo : du lat. nativus, de natus, né. Naïf est la forme ancienne de natif.

11oisif, ive adj. (oi-zif, zi-v')

  1. 1Qui ne fait rien actuellement.

    • Ces âmes oisives qui n'apportent d'autre préparation à leurs charges que celle de les avoir désirées ; qui mettent leur gloire à les acquérir, non pas à les exercer.... Fléchier, le Tellier.
    • Et mes coursiers oisifs ont oublié ma voix Racine, Phèdre, II, 2
    • Cela est bon pour la petite poste de Paris, pour avertir un homme oisif qu'il est prié à souper chez une femme oisive, avec des gens qui n'ont rien à faire ni à dire Voltaire, Lett. Thibouville, 26 nov. 1777
    • Les journées sont longues et les années sont courtes pour l'homme oisif Diderot, Claude et Nér. II, 79
    • Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon J.-J. Rousseau, Ém. III
    • Il se dit aussi des choses en ce sens. Une oisive indolence.

      • Les sots ne se bornent pas à une haine oisive contre les gens d'esprit ; ils les représentent comme des gens dangereux, ambitieux, intrigants Duclos, Consid. mœurs, X
    • Vie oisive, vie d'une personne inoccupée.

      • Qu'est-ce donc encore une fois que le désordre d'une vie oisive ? c'est, répond saint Ambroise, à le bien prendre, une seconde révolte de la créature contre Dieu Bourdaloue, Dim. de la Septuagés. Dominic. t. I, p. 346
  2. 2Dont on ne fait point usage. La valeur est oisive pendant la paix.

  3. 3S. m. Personne oisive.

    • On punissait une étourderie de jeune homme comme on aurait puni un empoisonnement ou un parricide ; les oisifs en poussaient des cris perçants, et le lendemain ils n'y pensaient plus et ne parlaient que de modes nouvelles Voltaire, Princ. de Babyl. 10
    • Les oisifs des villes, gens aussi ennuyés qu'ennuyeux, qui ne sachant que faire de leur temps, abusent de celui des autres J.-J. Rousseau, Lett. à M. Monier, Corresp. t. IV, p. 278, dans POUGENS.
    • Mais non : il faut que le public essuieLe mal contagieux d'un oisif qui s'ennuie Delille, Convers. I
    • Les Oisifs (gli Oziosi), nom des membres d'une académie de Bologne.

Remarque

Balzac, cité par Bouhours, a dit : " Il faudra rendre compte, au dernier jugement, de la moindre parole oisive. " Aujourd'hui en ce sens, on dit oiseux.

Synonymes

OISIF, OISEUX. Oiseux désigne celui qui a l'habitude de ne rien faire ; oisif, celui qui ne fait rien actuellement ; quelquefois le sens de ces deux mots se rapproche beaucoup ; mais c'est là la nuance. En parlant des choses, oisif exprime qu'on n'en fait point usage ; oiseux, qu'elles ne servent à rien.

Proverbes

Qui est oisif en sa jeunesse travaillera dans sa vieillesse.

Étymologie

Oisif, qui est un mot récent, du XVIe siècle (cependant il doit être plus ancien, et remonter sans doute au XIVe où l'on trouve oisiveté qui le suppose), est fait sur le modèle d'oiseux. L'ancienne forme était oidive, employé substantivement au sens d'oisiveté, et qui représente une forme non latine otiivus, de otium, loisir.

12rétif, ive adj. (ré-tif, ti-v')

  1. 1Se dit d'un cheval ou autre bête de monture qui refuse d'obéir à celui qui le monte ou qui le conduit.

  2. 2Fig. Difficile à conduire, à persuader.

    • Il y a ....des tempéraments ennemis de toute résistance, des naturels rétifs que la vérité fait cabrer Molière, l'Av. I, 8
    • Vous êtes rétive aux remèdes, mais nous saurons vous soumettre à la raison Molière, Méd. m. lui, II, 7
    • Un jeune homme.... Est vain dans ses discours, volage en ses désirs, Rétif à la censure, et fou dans les plaisirs Boileau, Art p. III
    • Je ne suis point rétif, point opiniâtre, point amoureux de ma statue ; quand je ne corrige pas, c'est que je ne trouve pas Voltaire, Lett. d'Argental, 27 juill. 1763
    • Substantivement. Faire le rétif.

  3. 3Fig. Il se dit des choses qui n'obéissent pas.

Étymologie

Prov. restiu ; ital. restio ; du lat. restare, résister, de re, et stare, se tenir debout (voy. STABLE). On remarquera le sens de rétif dans la Chanson de Roland.

13satif, ive adj. (sa-tif, ti-v')

  1. Qu'on sème, qui vient de graines semées par l'homme.

    • Plantes satives, se dit quelquefois par opposition à plantes agrestes.

Étymologie

Lat. sativus, qui vient de semis, de satum, supin de serere, semer.

14visif, ive adj. (vi-zif, i-v')

  1. Terme didactique. Qui concerne la vue, la puissance, la faculté de voir.

    • La faculté visive n'est autre chose que l'âme en tant qu'elle voit Bossuet, Conn. I, 20
    • Nous commencerons par la faculté visive l'analyse des doctrines de saint Thomas sur chacun de nos sens COMBES, Psychol. de saint Thomas d'Aquin, p. 196

Étymologie

Provenç. visiu, viziu ; du lat. visum, supin de videre, voir.

15votif, ive adj. (vo-tif, ti-v')

  1. Qui appartient au vœu.

    • Tableau votif, tableau offert pour acquitter un vœu.

    • Terme d'antiquité. Se dit d'objets de toute espèce qu'on suspendait dans les temples, en mémoire de quelque faveur obtenue des dieux.

      • Je ne penserai pas, comme quelques antiquaires, qu'Homère ait donné lieu à la coutume des boucliers votifs ou commémoratifs par la description de celui d'Achille QUATREMÈRE DE QUINCY, Instit. Mém. hist. litt. anc. t. IV, p. 130
      • Les offrandes votives, ainsi que les boucliers enlevés à l'ennemi dans le cours de la guerre médique, étaient suspendus en dehors de l'édifice Chateaubriand, Itin. part. 1
    • Messe votive, messe dite dans une intention particulière, et qui n'est pas de l'office du jour.

  2. 2Fête votive, fête patronale, fête du patron à qui la localité est vouée.

    • À la fête votive des Bessons [Lozère] Gaz. des Trib. 31 mars 1876, p. 318, 3e col.

Étymologie

Lat. votivus, de votum (voy. VŒU).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander