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1Il signifie d'eux, d'elles, qui appartient à eux, à elles ; il est ordinairement relatif aux personnes. Il est leur adversaire, mais il a leur estime.
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2Quelquefois on le dit d'un nom au singulier, pourvu que ce nom soit collectif.
C'est une famille illustre ; leurs aïeux sont nommés dans l'histoire.... Une Espagnole eût promis davantage, je n'ai point leurs mœurs, est très français ; lisez la grammaire à l'article des pronoms collectifs
Voltaire, Lett. Thiriot, 16 mars 1736
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3Leur placé devant les comparatifs et les adverbes comparatifs forme un superlatif. Leurs meilleurs amis. Leurs plus beaux fruits. Leur plus riche habit.
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4Leur précédé de l'article le, la, les, s'emploie pronominalement. Les gens sages conservent leurs amis, et les fous perdent les leurs.
Les mémoires de Ludlowe, colonel alors dans l'armée [républicaine anglaise], et l'un des juges [de Charles 1er], font voir combien leur fierté était flattée en secret de condamner en maîtres celui qui avait été le leur
Voltaire, Mœurs, 180
- Ils vous ont servi de modèle,Et vous auriez été le leur Voltaire, Lettres en vers et en prose, 113
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Quoique d'ordinaire il soit relatif aux personnes, on le peut dire des animaux, et même des choses inanimées. Cette poule a laissé son grain ; les autres ont mangé le leur. Ce mur nouveau a perdu son aplomb ; les vieux ont gardé le leur.
Le genre humain s'égara jusqu'à adorer ses vices et ses passions ; et il ne faut pas s'en étonner : il n'y avait point de puissance plus inévitable ni plus tyrannique que la leur
Bossuet, Hist. II, 3
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5Leur s'emploie substantivement pour signifier ce qui est à eux, à elles. Qu'ils gardent ce qu'ils ont, je ne veux rien du leur.
N'oubliez pas que vous avez des parents et des alliés qui ne doivent pas en souffrir ; et que du moins il n'y aille rien du leur ; c'est tout ce qu'on vous demande
Marivaux, Marianne, 7e part.
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6Leurs, au pluriel, est quelquefois substantif et signifie leurs parents, leurs amis, ceux qui leur sont attachés. Je m'intéresse à eux et aux leurs.
J'y pris la même part que si j'eusse été un des leurs
Marmontel, Mém. X
Étymologie
Berry et Normandie, leux ; bourguig. lo devant une consonne : lo peire, leur père ; los devant une voyelle : los efan, leur enfant ; lote, au féminin devant une consonne : lote raice, leur race ; chécun de lor, chacun d'eux ; provenç. lor, lhor, lur ; catal. lur ; ital. loro ; du génitif latin pluriel illorum, d'eux, nominatif ille (voy. IL). Leur, représentant illorum, était toujours invariable ; on n'a commencé à le faire varier que dans le XVe et le XVIe siècle, encore sans uniformité ; dans leurs manuscrits autographes, Brantôme et Malherbe écrivent toujours leur amitiés, leur guerres.