motion s. f. (mo-sion ; en vers, de trois syllabes)
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1Terme didactique. Action de mouvoir.
On ne sait si les bêtes sont gouvernées par les lois générales du mouvement ou par une motion particulière
Montesquieu, Esp. I, 1Quand même il serait nécessaire que la matière fût en motion, comme il est nécessaire qu'elle soit figurée....
Voltaire, Phil. Homél. sur l'athéisme.
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2En termes militaires, se disait généralement, avant le XVIIIe siècle, au lieu des mots évolution, manœuvre.
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3Motion, nom donné aux voyelles dans la langue hébraïque, parce que ce sont elles qui donnent aux consonnes le mouvement, c'est-à-dire la prononciation.
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4Fig. Proposition faite dans une assemblée délibérante par un de ses membres.
Ma motion du 30 janvier devait nous conduire à la paix, et faire céder avec quelque gloire par les deux premiers ordres ce que l'impérieuse voix du temps et de la justice va leur arracher
Mirabeau, Collection, t. I, p. 54
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Motion d'ordre, motion qui a pour objet l'ordre de la discussion.
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5Terme théologique. Synonyme de grâce efficace.
De là s'ensuit que l'oraison passive [des mystiques] ne consiste pas dans la motion ou grâce efficace, par laquelle Dieu persuade aux hommes tout ce qu'il lui plaît, parce que cette motion se trouve dans tous ceux qui pratiquent la vertu, et se trouve persévéramment dans tous ceux qui persévèrent
Bossuet, Ét. d'oraison, VII, 4
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6Terme de fabricant de tulle. Le mouvement de va-et-vient du métier servant à faire la torsion des fils.
Deux motions sont nécessaires pour une torsion des fils.... le tulle est à huit motions, quand quatre torsions de fils suffisent pour former une treille ; il est à seize motions, quand il faut huit motions pour faire une treille
Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. VI, p. 629
Étymologie
Provenç. mocio ; espagn. mocion ; ital. mozione ; du latin motionem, qui vient du supin motum, de movere (voy. MOUVOIR).