nom s. m. (non)
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1Mot qui désigne une personne. Un nom de famille. Un nom de baptême.
- Quel abus de quitter le vrai nom de ses pèresPour en vouloir prendre un bâti sur des chimères ! Molière, Éc. des femm. I, 1
Des noms de femmes que les Latins terminent en o, il n'y a guère que Dido qui prenne l'n pour faire Didon ; on dit Calypso, Ino, Io et Sapho, et non pas Calypson, Inon, Ion et Saphon
Acad. Observ. sur Vaugelas, p. 86, dans POUGENSQue dites-vous du nom de M. le Prince qui leur a fait lever le siége d'Haguenau, comme il fit fuir les ennemis l'année passée à Oudenarde ?
Mme de Sévigné, 212Voilà votre fils [vous madame de Coligny] dans le nom naturel de sa maison [Langhac] ; il en a les terres
Mme de Sévigné, 11 juin 1690De telles vengeances rudes et basses [contre Foucquet] ne sauraient partir d'une âme comme celle de notre maître [Louis XIV] ; on se sert de son nom et on le profane comme vous voyez
Mme de Sévigné, 21 déc. 1664Vous l'avez cherché [Pierre Corneille] en moi [Th. Corneille], et, n'y pouvant trouver son mérite, vous vous êtes contentés d'y trouver son nom
Thomas Corneille, Disc. de réc. à l'Acad. franç.Comme les rois d'Orient prenaient plusieurs noms, ou, si vous voulez, plusieurs titres, qui ensuite leur tenaient lieu de nom propre, et que les peuples les traduisaient ou les prononçaient différemment, selon les divers idiomes de chaque langue, des histoires si anciennes dont il reste si peu de bons mémoires ont dû être par là fort obscurcies
Bossuet, Hist. I, 1On y voit un autre Gustave, non moins fier ni moins hardi ou moins belliqueux que celui dont le nom fait encore trembler l'Allemagne
Bossuet, Anne de Gonz.On dit tout, quand on prononce seulement le nom de Louis de Bourbon, prince de Condé
Bossuet, ib.Pour ne voir pas votre nom terni, votre mémoire abolie
Bossuet, le Tellier.Jules Mazarin, dont le nom devait être si grand dans notre histoire
Bossuet, le Tellier.Justice.... qui tombe et disparaît tout à coup, quand on allègue, sans ordre même et mal à propos, le nom de César [l'empereur, le souverain]
Bossuet, ib.Tu n'es pas encore, lui disait-il [le Seigneur], mais je te vois, et je t'ai nommé par ton nom : tu t'appelleras Cyrus
Bossuet, Louis de Bourbon.- D'un seul nom quelquefois le son dur ou bizarreRend un poëme entier ou burlesque ou barbare Boileau, Art p. III
- Et, sur le nom de son ambassadeur,J'avais dans ses projets conçu plus de grandeur Racine, Andr. I, 2
- Elle m'a fatigué de ce nom ennemi Racine, Brit. IV, 3
- On ne voit point le peuple à mon nom s'alarmer Racine, ib. IV, 3
- Et ton nom paraîtra dans la race futureAux plus cruels tyrans une cruelle injure Racine, ib. V, 6
Il ne répond encor qu'au nom d'Éliacin
Racine, Athal. I, 2Votre nom est comme un parfum délicieux qui s'exhale de pays en pays chez les peuples les plus reculés
Fénelon, Tél. XIIls avaient pris des noms de terres ; et du véritable, je crois qu'ils ne s'en souvenaient plus eux-mêmes
Marivaux, Pays. parv. 1re part.Les noms, qui donnent aux hommes l'idée d'une chose qui semble ne devoir pas périr, sont très propres à inspirer à chaque famille le désir d'étendre sa durée ; il y a des peuples chez lesquels les noms distinguent les familles ; il y en a où ils ne distinguent que les personnes ; ce qui n'est pas si bien
Montesquieu, Esp. XXIII, 4Les païens portaient la superstition jusqu'à croire qu'il y avait des noms plus agréables aux dieux les uns que les autres, et sous lesquels ils aimaient mieux être invoqués
DUMARS., Œuv. t. I, p. 66J'apprends que Platon est revenu de chez Denys de Syracuse ; ce n'est pas que je ne vous croie au-dessus de Platon, et l'autre au-dessus de Denys ; mais les vieux noms font un merveilleux effet
Voltaire, Lett. d'Alemb. 28 sept. 1763- Votre nom seul ici manquait à ces grands noms Voltaire, Tancr. III, 1
La Vénus de Lemnos fut le seul ouvrage auquel Phidias osa mettre son nom
Diderot, Observ. sur la sculpt. Œuv. t. XV, p. 310, dans POUGENS.M. de Thury, fils de Jacques Cassini, et troisième du nom, imagina de mesurer....
BAILLY, Hist. astr. mod. t. III, p. 6, dans POUGENSC'est une vérité reconnue que tous les noms propres ont été jadis significatifs
BAILLY, Atlant. lett. 21- Tu voudrais cependant que sur un cénotapheLa gloire t'inscrivît ta ligne d'épitaphe,Et promît à ton nom, de temps en temps cité,Ses heures de mémoire et d'immortalité Lamartine, Harm. II, 12
Tu sais que tôt ou tard, dans l'ombre de l'oubli, Siècles, peuples, héros, tout dort enseveli ; Qu'à cette épaisse nuit qui descend d'âge en âge, A peine un nom par siècle obscurément surnage
Lamartine, ib. II, 12
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Avoir nom, porter le nom.
- Elle avait nom Philis, son voisin Eurylas La Fontaine, Gascon.
- Je veux qu'il ait nom mouche ; est-ce un sujet pourquoi,Vous fassiez sonner vos mérites ? La Fontaine, Fabl. IV, 5
Comment vous nommez vous ? - J'ai nom Éliacin
Racine, Athal. II, 7
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Simple nom, nom que l'on n'accompagne pas de monsieur ou de quelque autre désignation.
Je me suis toujours révolté contre cette coutume impolie qu'ont prise plusieurs jeunes gens d'appeler par leur simple nom des auteurs illustres qui méritent des égards
Voltaire, Mél. litt. aux aut. nouv. Parnasse.
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Changer de nom, se dit d'une femme qui se marie et qui perd son nom pour prendre celui de son mari.
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Mettre les noms sur les visages, savoir nommer les gens en les voyant.
Je n'ai pas le don de placer si vite les noms sur les visages ; au contraire, je fais tous les jours mille sottises là-dessus
Mme de Sévigné, 18 mars 1671
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Sous le nom de quelqu'un, en prenant son nom.
Quelque autre aura fait cette histoire sous leur nom
Bossuet, Hist. II, 13- Et, sous des noms romains faisant notre portrait,Peindre Caton galant et Brutus dameret Boileau, Art p. III
- J'apprends que, pour ravir son enfance au supplice,Andromaque trompa l'ingénieux Ulysse,Tandis qu'un autre enfant arraché de ses brasSous le nom de son fils fut conduit au trépas Racine, Andr. I, 1
- Ce qu'on se défend sous un nom,On se le permet sous un autre LAMOTTE, Fabl. I, 8
Le cordelier Perreti, devenu pape sous le nom de Sixte V, envoyait un légat à Paris, et lui donnait une juridiction entière sur les laïques
Voltaire, Hist. parlem. XXXIILes tragédies de l'abbé Abeille étaient données sous le nom du comédien la Thuillerie
D'Alembert, Éloges, Gasp. Abeille.
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Prêter son nom, se dit de celui qui permet qu'une personne prenne son nom pour faire quelque chose.
- Atalide a prêté son nom à cet amour Racine, Bajaz. I, 1
On se servait d'un Latin ou d'un allié qui prêtait son nom et paraissait être le créancier
Montesquieu, Esp. XXII, 22
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Familièrement. Décliner son nom, dire qui l'on est, afin de se faire connaître.
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Je réussirai, ou j'y perdrai mon nom, c'est-à-dire je suis décidé à tout sacrifier pour réussir dans cette affaire.
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2Fig. Personnage, homme. Son nom figure souvent dans l'histoire. On a mêlé son nom à d'assez tristes aventures.
- Et j'ose me flatter qu'entre les noms fameuxQu'une pareille haine a signalés contre eux,Nul ne leur a plus fait acheter la victoire Racine, Mithr. V, 5
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Les grands noms, les personnes illustres par la noblesse et le rang.
J'aperçus en ce temps-là que les grands noms, quoique peu remplis et même vides, sont toujours dangereux
Retz, Mém. livre III, t. II, p. 216, dans POUGENSLes grands noms sont toujours de grandes raisons aux petits génies
Retz, ib. t. IV, liv. V, p. 22
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Fig.
Vous savez, mon cher ami, que mes grands noms sont ceux de Newton, de Locke, de Corneille, de Racine, de la Fontaine, de Boileau
Voltaire, Lett. Thiriot, 1768
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3Familièrement, petit nom se dit pour prénom, nom de baptême. Mon petit nom est Paul, est Alice.
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Petit nom est aussi un nom d'amitié par lequel on désigne une personne avec qui on vit familièrement. Le petit nom est souvent un nom d'enfance.
Elle lui dit publiquement mille choses tendres, et lui donne de petits noms
Fontenelle, Lett. galant. II, 1Le nom de cette aimable personne était Gaucher ; son nom d'enfance et de caresse était Lolote
Marmontel, Mém. IV
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Nom de guerre, voy. GUERRE, n° 9.
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Nom de religion, voy. RELIGION.
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4Les Romains avaient trois noms, le prénom (praenomen), qui désignait l'individu, le nom (nomen), qui distinguait la gens (voy. GENS 2), et le troisième nom (cognomen), qui marquait la branche, la famille, par exemple : Caïus Julius Caesar ; et quelquefois quatre, le quatrième (agnomen) étant un surnom, par exemple : Publius Cornelius Scipio Africanus.
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Dans le monde moderne, l'origine des noms de famille remonte à l'établissement de la féodalité et aux croisades. Longtemps dans le moyen âge, on désigna les individus par le nom de baptême auquel on ajoutait le nom du père, de cette façon : Johannes Petri, Jean fils de Pierre, ce qui se disait en français, par l'effet de la règle des deux cas : Jean Pierre ; beaucoup de noms ainsi faits sont devenus des noms de famille.
Ce ne fut que vers la fin de la seconde race que, les fiefs, qui n'étaient auparavant qu'à vie, étant devenus héréditaires, on prit le nom du fief que l'on possédait, et ce nom devint aussi héréditaire dans les familles
SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 254, dans POUGENS
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En France on a deux noms, le ou les prénoms et le nom.
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Terme d'antiquité. Nom diacritique, celui par lequel une personne était généralement désignée, entre les noms qu'elle portait.
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5Le nom de Dieu, le mot par lequel on le désigne.
J'ai fait à David un serment irrévocable par mon saint nom, et je ne lui mentirai point
Saci, Bible, Psaume LXXXVIII, 36J'y écrirai, dit-il [le Sauveur], le nom de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem, et mon nouveau nom
Bossuet, Mar.-Thér.[Ô Dieu] Tu vois nos pressants dangers, Donne à ton nom la victoire
Racine, Esth. I, 5- Que son nom soit béni, que son nom soit chanté ;Que l'on célèbre ses ouvrages,Au delà du temps et des âges,Au delà de l'éternité ! Racine, ib. III, 9
- Ce doux repos du cœur qui suit un saint soupir,Ces troubles que d'un mot ton nom vient assoupir,Mon Dieu, donnent à l'âme ignorante et docilePlus de foi dans un jour qu'il n'est besoin pour mille Lamartine, Harm. I, 5
Son nom [de Dieu] tel que la nature Sans paroles le murmure, Tel que le savent les cieux ; Ce nom que l'aurore voile, Et dont l'étoile à l'étoile Est l'écho mélodieux
Lamartine, ib. II, 13
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6Il se dit aussi du nom propre que l'on impose aux animaux soit pour leur parler soit pour les désigner. Les chiens entendent leur nom.
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7Mot qui désigne un être, un objet, une chose. Le nom d'une ville, d'un pays, d'une rivière, d'une montagne, d'une plante.
J'y consens, leur dis-je ; car je ne dispute jamais du nom, pourvu qu'on m'avertisse du sens qu'on lui donne
Pascal, Prov. IOn ne reconnaît en géométrie que les seules définitions que les logiciens appellent définitions de nom, c'est-à-dire que les seules impositions de nom aux choses qu'on a clairement désignées en termes parfaitement connus
Pascal, De l'esprit géom. INous ne pensons jamais ou presque jamais à quelque objet que ce soit, que le nom dont nous l'appelons ne nous revienne ; ce qui marque la liaison des choses qui frappent nos sens, telles que sont les noms, avec nos opérations intellectuelles
Bossuet, Connaiss. III, 14Quand une fois on a trouvé le moyen de prendre la multitude par l'appât de la liberté, elle suit en aveugle, pourvu qu'elle en entende seulement le nom
Bossuet, Reine d'Anglet.De même que ces fleuves tant vantés demeurent sans nom et sans gloire, mêlés dans l'Océan avec les rivières les plus inconnues
Bossuet, Duch. d'Orl.Sa Majesté veut qu'il fasse peindre et dorer le nom à la poupe de chacun de ses vaisseaux ; et, si les étrangers n'en usent ainsi, elle est bien aise de leur en donner l'exemple, sa marine étant plus belle et plus parfaite qu'aucune de celles des nations étrangères
Ordre du roi, 1678, dans JALLe pays a pris le nom du fleuve
Fénelon, Tél. VIIISi l'étoile Canope avait donné son nom à la ville, ou si la ville avait donné le sien à l'étoile
Voltaire, Babyl. 11Toutes les villes avaient un nom mystérieux que l'on cachait soigneusement aux ennemis, de peur qu'ils ne mêlassent ce nom dans des enchantements, et par là ne se rendissent les maîtres de la ville
Voltaire, Philos. Exam. milord Bolingbroke, IVLes noms composés de sons imitatifs de la voix, du chant, des cris des animaux sont, pour ainsi dire, les noms de la nature ; ce sont aussi ceux que l'homme a imposés les premiers
Buffon, Ois. t. XV, p. 28Je pourrais ajouter que les premiers noms des animaux en imitèrent vraisemblablement le cri ; remarque qui convient également à ceux qui furent donnés aux vents, aux rivières et à tout ce qui fait quelque bruit
Condillac, Conn. hum. II, I, 2Il y a des philosophes qui ont pensé que les noms de la langue primitive exprimaient la nature même des choses ; ils raisonnaient sans doute d'après des principes semblables à ceux que je viens d'exposer, et ils se trompaient
Condillac, Gramm. I, 2- Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?Dans son brillant exil mon cœur en a frémi Lamartine, Harm. III, 2
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Nommer les choses par leur nom, donner sans ménagement aux choses et aux personnes les noms qu'elles méritent.
- Je ne puis rien nommer si ce n'est par son nom,J'appelle un chat un chat, et Rollet un fripon Boileau, Sat. I
Mon dessein a été de vous accoutumer à entendre nommer les choses par leur nom
Fénelon, Tél. XI
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Nommer les choses par leur nom, signifie aussi employer dans la conversation des termes que la bienséance en a bannis.
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N'avoir pas de nom, se dit d'une chose qui ne peut être qualifiée assez sévèrement. Sa conduite n'a pas de nom.
C'est un excès qui n'a pas de nom
Bossuet, 5e avert. 53
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8Le nom chrétien, le nom romain, le nom français, etc. tout ce qui porte le nom de chrétien, de Romain, de Français, etc. c'est-à-dire tous les chrétiens, le christianisme ; tous les Romains, l'empire romain ; tous les Français, la monarchie française, etc.
Que ne doit point le royaume à un prince qui a honoré la maison de France, tout le nom français, son siècle....
Bossuet, Louis de Bourbon.- C'est là qu'en arrivant, plus qu'en tout le chemin,Vous trouverez partout l'horreur du nom romain Racine, Mithr. III, 1
Les Turcs, fiers de leurs conquêtes passées, menaçaient le nom chrétien
Massillon, Or. fun. Conty.
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9En style de pratique, qualité, titre en vertu duquel on agit, on prétend à quelque chose. Il procède au nom et comme tuteur. Ès noms qu'il procède.
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Répondre d'une chose en son propre et privé nom, en être personnellement responsable.
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Céder ses droits, noms, raisons et actions, transporter les droits et titres en vertu desquels on prétend quelque chose.
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On dit aussi : être attaqué, poursuivi en son propre et privé nom, être attaqué, poursuivi directement et personnellement.
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On dit : Mme B...., en son nom [de demoiselle] Mlle X....
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10Terme de commerce. Nom social, le nom que des associés doivent signer pour représenter la raison de leur commerce. Être en nom dans une affaire, dans une maison de commerce. Il fait partie de telle maison, de telle société commerciale, mais il n'est pas en nom, c'est-à-dire la maison de commerce ne porte pas son nom.
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11Réputation. Il a laissé un nom détesté. Cet auteur a déjà quelque nom.
- Ma reine acquiert à ses méritesUn nom qui n'a point de limites Malherbe, III, 3
- Et ne prétends avoir....Qu'un simple bénéfice et quelque peu de nom Régnier, Sat. III
- Ce nom qu'il s'est acquis chez les peuples d'Espagne Corneille, Sertor. I, 1
- Moi qui depuis dix ans ai gagné sept batailles,N'ai-je acquis tant de nom que pour prendre la loiDe qui n'a commandé que sous Procope ou moi ? Corneille, Pulch. I, 5
- Mon crime véritable est d'avoir aujourd'huiPlus de nom que mon roi, plus de vertu que lui Corneille, Sur. V, 2
Aucun législateur n'a jamais eu un si grand nom parmi les hommes [que Moïse]
Bossuet, Hist. II, 3Ce sera de nos jours s'être fait un nom que d'avoir servi sous le prince de Condé
Bossuet, Louis de Bourbon.Worms, Spire, Mayence, Landau, vingt autres places de nom ouvrent leurs portes
Bossuet, Louis de Bourbon.- Ne laisser aucun nom, et mourir tout entier Racine, Iphig. I, 2
La sotte vanité semble être une passion inquiète de se faire valoir par les plus petites choses, ou de chercher, dans les sujets les plus frivoles, du nom et de la distinction
La Bruyère, Théophr. XXIl n'est pas si aisé de se faire un nom par un ouvrage parfait, que d'en faire valoir un médiocre par le nom qu'on s'est déjà acquis
La Bruyère, IIl n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine commencé son ouvrage
La Bruyère, IIIl [Philopémen] s'en retourna chez les Achéens avec un si grand nom, qu'à son arrivée il fut fait général de la cavalerie
Rollin, Hist. anc. Œuv. t. VIII, p. 135, dans POUGENS- À quoi nous sert un nom stérile ?Ce n'est plus qu'un bruit inutile,Qui n'est pas même un bruit pour nous LAMOTTE, Odes, t. I, p. 341, dans POUGENS
- Ô qu'un grand nom, dit-il, est un poids incommode ! Delille, Convers. II
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La gloire de son nom, se dit de la gloire, de la réputation qu'une personne s'est acquise.
- La gloire de mon nom vaut bien qu'on le retienne Corneille, Don Sanche, V, 5
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Cet homme est sans nom, c'est un homme sans nom, c'est-à-dire on ne le connaît point dans le monde, il est sans crédit, sans autorité, sans réputation.
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Par extension.
- Notre vie est semblable au fleuve de cristalQui sort humble et sans nom de son rocher natal Lamartine, Harm. II, 12
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12Noblesse, qualité. C'est un nom qui s'éteint, se dit d'une famille dont le nom ne peut plus se continuer, faute d'héritiers mâles.
Polyeucte a du nom et sort du sang des rois
Corneille, Poly. II, 1- Vous avez tant de nom que tous les rois voisinsVous veulent comme Orode unir à leurs destins Corneille, Suréna, III, 2
Les grands noms abaissent au lieu d'élever ceux qui ne les savent pas soutenir
LA ROCHEFOUC., Max. 94Il n'y eut qu'un homme de quelque nom de tué, c'est Beauregard, qui avait été page du roi
PELLISSON, Lett. hist. t. III, p. 51, dans POUGENSToute mon ambition est de rendre service aux gens de nom et de mérite
Molière, Sicil. 11Le monde aujourd'hui n'est plein que.... de ces imposteurs qui ... s'habillent insolemment du premier nom illustre qu'ils s'avisent de prendre
Molière, l'Avare, V, 5Elle [la victoire] ne nous coûte que quelques soldats et pas un homme qui ait un nom
Mme de Sévigné, 29 avril 1676- Avez-vous pu penser qu'au sang d'AgamemnonAchille préférât une fille sans nom ? Racine, Iphig. II, 5
De bien des gens il I 'y a que le nom qui vaille quelque chose ; quand vous les voyez de fort près, c'est moins que rien
La Bruyère, IISi vous portez un grand nom, on le dispute à vos ancêtres
Massillon, Avent, Bonh.Il avait une figure noble et belle, beaucoup d'esprit, un grand nom, une fortune indépendante
Mme de Staël, Corinne, I, 1- Ton nom ? - Je n'en ai pas ; mais tu vas m'en faire un C. DELAVIGNE, la Fille du Cid, II, 11
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13Personnes du même nom, famille.
Je vous embrasse en pleurant [à cause de la mort d'un Grignan], comme si j'avais l'honneur d'être de votre nom
Mme de Sévigné, à M. de Grignan, 18 mars 1689Je suis persuadée que vous êtes aimée dans votre famille [de Grignan].... par votre conduite et vos actions vous avez acquis un droit sur tout ce nom
Mme de Sévigné, à Mme de Grignan, 1er nov. 1688Sa femme [de Charles de Sévigné], qui est d'un des bons noms de la province [Bretagne]
Mme de Sévigné, 22 juil. 1685
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14Dénomination, qualité.
Si l'on doit le nom d'homme à qui n'a rien d'humain, à ce tigre altéré de tout le sang romain
Corneille, Cinna, I, 3Pompée : Elle paraît ma femme et n'en a que le nom. - Aristie : Et ce nom seul est tout pour celles de ma sorte
Corneille, Sertor. III, 4Ils [les hommes] vont tous se confondre dans ce gouffre infini du néant, où l'on ne trouve plus ni rois, ni princes, ni capitaines, ni tous ces autres augustes noms qui nous séparent les uns des autres
Bossuet, Gornay.Des extravagants qui prirent le nom de philosophes
Bossuet, Hist. III, 5- Peut-être avant la nuit, l'heureuse BéréniceChange le nom de reine au nom d'impératrice Racine, Bérén. I, 3
- Fille d'Agamemnon, c'est moi qui la première,Seigneur, vous appelai de ce doux nom de père Racine, Iphig. IV, 4
- De l'honneur ottoman ses successeurs jalouxOnt daigné rarement prendre le nom d'époux ? Racine, Bajaz. II, 1
- Mais sous un autre nom n'est-il pas roi lui-même ? Voltaire, Brutus, IV, 3
- Il faut un nouveau nom pour un nouvel empire,Un nom plus grand, plus saint, moins sujet aux revers Voltaire, M. de César, I, 3
- On nomme ce tyran du nom de roi des rois Voltaire, Orphel. I, 1
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15Qualification morale, appliquée soit aux personnes, soit aux choses. Ce prince a mérité le nom de grand.
La reine, sa belle-mère, malgré ce nom odieux, trouva en elle non-seulement un respect, mais encore une tendresse...
Bossuet, Mar.-Thér.La première [de ses bonnes œuvres] fut d'acquitter ce qu'elle devait avec une scrupuleuse régularité, sans se permettre ces compositions si adroitement colorées qui souvent ne sont qu'une injustice couverte d'un nom spécieux
Bossuet, Anne de Gonz.Qui leur résoudra ces doutes, puisqu'ils [les esprits forts] veulent les appeler de ce nom ?
Bossuet, ib.Je sais que vous leur donnez [à certaines liaisons] de beaux noms, et que, pour en étouffer tous les remords, vous les qualifiez sans scrupule d'amitiés honnêtes
Bourdaloue, Myst. Pentecôte, t. I, p. 459Il faut en France beaucoup de fermeté... pour se passer des charges et des emplois... il ne manque cependant à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler
La Bruyère, II- Vous me donnez des noms qui doivent me surprendre,Madame ; on ne m'a pas instruite à les entendre Racine, Iphig. II, 5
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16Terme de grammaire. Mot qui sert à désigner ou à qualifier une personne ou une chose, les personnes ou les choses. Nom substantif. Nom adjectif. Nom masculin. Nom féminin. Nom neutre.
- Et transportant cent fois et le nom et le verbe,Dans mes vers recousus mettre en pièces Malherbe Boileau, Sat. II
Un nom, pour le définir philosophiquement, est un mot qui sert à exprimer ou le sujet ou l'attribut d'une proposition, et souvent aussi des circonstances qui tiennent à l'un ou à l'autre
D'OLIVET, Ess. gramm. I, 2
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Nom propre, nom qui sert à désigner les personnes.
Tout nom propre est déterminé par lui-même ; l'article lui est donc inutile, et on dira César, Alexandre
CONDILL., Gramm. II, 14
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Nom commun, nom qui convient à tous les êtres, à tous les objets de la même espèce.
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Nom de nombre, nom qui sert à désigner les nombres. Trois, quatre, dix sont des noms de nombre.
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17Le nom, ce qui n'est pas effectif, par opposition à ce qui est réel.
Elle se défend du nom, mais non pas de la chose
Molière, Critique, 2Non, après ce que nous venons de voir [la mort rapide de Madame], la santé n'est qu'un nom, la gloire n'est qu'une apparence....
Bossuet, Duch. d'Orl.Saint Chrysostome a bien compris cette vérité quand il a dit : Gloire, richesse, noblesse, puissance pour les hommes du monde ne sont que des noms ; pour nous, si nous servons Dieu, ce sont des choses ; au contraire la pauvreté, la honte, la mort sont des choses trop effectives et trop réelles pour eux ; pour nous ce sont seulement des noms
Bossuet, ib.Il est question de la chose et non pas du nom
Fénelon, Dial. des morts anc. Dial. 39Soyons justes, aimons le vrai, ne nous laissons pas séduire, jugeons par les choses et non par les noms
Voltaire, Dict. phil. Femme.Les noms, en tout genre, font plus d'impression que les choses
Voltaire, Mél. hist. Mens. impr. doutes test. Richel.
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N'être qu'un nom, n'avoir point de réalité.
Croire que les vertus les plus pures ne sont que des noms
Massillon, Avent, Bonh.Nous les accoutumons à penser que la vertu n'est qu'un nom
Massillon, Panégyr. St Louis.Être Bonaparte, et se faire sire.... il croit monter en s'égalant aux rois, il aime mieux un titre qu'un nom
P. L. COURIER, Corresp. mai 1804- Un Brutus qui, mourant pour la vertu qu'il aime,Doute au dernier moment de cette vertu même,Et dit : tu n'es qu'un nom ! Lamartine, Médit. VII
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18Terme d'algèbre ancienne. S'est dit pour désigner une quantité qui a devant elle le signe + ou le signe -.
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On dit aujourd'hui terme ou monôme.
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Quantité de deux noms, un binôme.
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19Nom de Jésus, petite peinture ou chiffre où ce nom est en abrégé.
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Nom de Jésus, sorte de papier fin.
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20Au nom de, loc. prép. De la part de.
- Oui, mais je viens encoreVous saluer au nom du seigneur Polydore Molière, le Dép. III, 2
- Au nom de l'empereur j'allais vous informerD'un ordre qui d'abord a pu vous alarmer Racine, Brit. I, 2
Le petit avertissement que j'ai reçu de la nature, d'aller trouver Horace, au nom de qui vous m'écrivîtes une si jolie lettre
Voltaire, Lett. la Harpe, 8 avr. 1777
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On dit de même : en mon nom, en son nom, etc.
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Fig.
Notre religion, comme celle des anciens, anime les arts... la nôtre [le catholicisme] parle au nom de l'amour, la vôtre [le protestantisme] au nom du devoir
Mme de Staël, Corinne, X, 5
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Il signifie aussi : en considération de.
- Au nom d'une amitié si constante et si belle,Employez le pouvoir que vous avez sur elle Racine, Bérén. III, 1
- Au nom de votre fils, cessons de nous haïr Racine, Andr. III, 7
- Au nom du Pinde et de Cythère,Gentil Bernard, sois avertiQue l'Art d'aimer doit samediVenir souper chez l'Art de plaire Voltaire, Billet à Bernard (auteur de l'Art d'aimer) pour l'inviter à souper chez Mme du Châtelet
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Au nom de Dieu, en invoquant le nom de Dieu.
Servez ce roi immortel et si plein de miséricorde [Dieu], qui vous comptera un soupir et un verre d'eau donné en son nom plus que tous les autres ne feront jamais tout votre sang répandu
Bossuet, Louis de Bourbon.La formule de foi que nous prononçons en confessant la Trinité, et qui est conçue en ces termes : au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit
Bourdaloue, Myst. Trinité, t. I, p. 493
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Au nom de Dieu n'est quelquefois qu'une simple supplication.
- Mon frère, au nom de Dieu, ne vous emportez pas Molière, Tart. III, 6
Je suis fort contente de ce que vous me dites de votre santé, mais au nom de Dieu, si vous m'aimez, conservez-vous
Mme de Sévigné, 55
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Au nom des dieux, se met dans la bouche des païens.
- Phoedime, au nom des dieux, fais ce que je désire Racine, Mithr. IV, 1
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21De nom, par le nom.
Ces deux dames se connaissaient de nom, et par là savaient les égards qu'elles se devaient l'une à l'autre
Marivaux, Marianne, 7e part.
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De nom, se dit aussi par opposition à réellement et de fait.
- Ils combattent sous lui, sous son ordre ils s'unissent,Et tous ces rois de nom en effet obéissent Corneille, Sert. II, 1
Votre grâce qui n'est suffisante que de nom
Pascal, Prov. IIN'ose-t-il être Auguste et César que de nom ?
Racine, Brit. I, 2- Reine longtemps de nom, mais en effet captive Racine, Mithr. I, 2
La France était expirante sous le règne de Charles le Simple, roi de nom, et dont la monarchie était encore plus démembrée par les ducs, par les comtes et les barons ses sujets que par les Normands
Voltaire, Mœurs, 25
Remarque
1. Le nom propre, étant destiné à distinguer une personne d'une autre, n'est susceptible ni de l'idée ni de la marque du pluriel. Mais il y a quatre exceptions à cette règle : 2. Les noms propres ne prennent point d'article, excepté en trois cas :
Synonymes
SUBSTANTIF, NOM. Le substantif désigne les êtres par l'idée de leur nature ; à cause de cela on l'appelle souvent nom, parce qu'il paraît nommer les personnes et les choses. On peut presque toujours employer sans inconvénient sensible ce mot de nom pour celui de substantif ; toutefois, dans la rigueur des termes, le substantif n'est qu'une espèce du genre nom, lequel comprend, en outre, les adjectifs et les pronoms, JULLIEN.
Proverbes
Je ne lui ai jamais dit pis que son nom
, c'est-à-dire je ne lui ai jamais rien dit d'injurieux. On ne saurait lui dire pis que son nom
, se dit de quelqu'un qui est connu comme un malhonnête homme, comme un scélérat. C'est un homme à qui il ne faut pas dire plus haut que son nom
, c'est-à-dire c'est un homme qui s'offense aisément. On ne lui a pas dit plus haut que son nom
, c'est-à-dire on ne lui a fait ni observation ni reproche. Cette expression a aussi un sens tout différent : Vous ne lui direz pas plus haut que son nom
, signifie que ce nom est si illustre qu'on n'en peut pas trouver de plus élevé.
Étymologie
Wallon, no ; provenç. nom ; anc. esp. nome ; esp. mod. nombre ; ital. nome ; du lat. nomen ; sanscr. nāman ; les étymologistes rapportent ce mot à jna, connaître, à cause du g initial qui se trouve dans co-gnomen.
Supplément
NOM. - HIST. XIIe s. Ajoutez : (on remarquera l'existence de la locution proverbiale dès cette haute antiquité).