Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

nom dans le Littré

1 article· 155 citations· rimes· synonymes

nom s. m. (non)

  1. 1Mot qui désigne une personne. Un nom de famille. Un nom de baptême.

    • Quel abus de quitter le vrai nom de ses pèresPour en vouloir prendre un bâti sur des chimères ! Molière, Éc. des femm. I, 1
    • Des noms de femmes que les Latins terminent en o, il n'y a guère que Dido qui prenne l'n pour faire Didon ; on dit Calypso, Ino, Io et Sapho, et non pas Calypson, Inon, Ion et Saphon Acad. Observ. sur Vaugelas, p. 86, dans POUGENS
    • Que dites-vous du nom de M. le Prince qui leur a fait lever le siége d'Haguenau, comme il fit fuir les ennemis l'année passée à Oudenarde ? Mme de Sévigné, 212
    • Voilà votre fils [vous madame de Coligny] dans le nom naturel de sa maison [Langhac] ; il en a les terres Mme de Sévigné, 11 juin 1690
    • De telles vengeances rudes et basses [contre Foucquet] ne sauraient partir d'une âme comme celle de notre maître [Louis XIV] ; on se sert de son nom et on le profane comme vous voyez Mme de Sévigné, 21 déc. 1664
    • Vous l'avez cherché [Pierre Corneille] en moi [Th. Corneille], et, n'y pouvant trouver son mérite, vous vous êtes contentés d'y trouver son nom Thomas Corneille, Disc. de réc. à l'Acad. franç.
    • Comme les rois d'Orient prenaient plusieurs noms, ou, si vous voulez, plusieurs titres, qui ensuite leur tenaient lieu de nom propre, et que les peuples les traduisaient ou les prononçaient différemment, selon les divers idiomes de chaque langue, des histoires si anciennes dont il reste si peu de bons mémoires ont dû être par là fort obscurcies Bossuet, Hist. I, 1
    • On y voit un autre Gustave, non moins fier ni moins hardi ou moins belliqueux que celui dont le nom fait encore trembler l'Allemagne Bossuet, Anne de Gonz.
    • On dit tout, quand on prononce seulement le nom de Louis de Bourbon, prince de Condé Bossuet, ib.
    • Pour ne voir pas votre nom terni, votre mémoire abolie Bossuet, le Tellier.
    • Jules Mazarin, dont le nom devait être si grand dans notre histoire Bossuet, le Tellier.
    • Justice.... qui tombe et disparaît tout à coup, quand on allègue, sans ordre même et mal à propos, le nom de César [l'empereur, le souverain] Bossuet, ib.
    • Tu n'es pas encore, lui disait-il [le Seigneur], mais je te vois, et je t'ai nommé par ton nom : tu t'appelleras Cyrus Bossuet, Louis de Bourbon.
    • D'un seul nom quelquefois le son dur ou bizarreRend un poëme entier ou burlesque ou barbare Boileau, Art p. III
    • Et, sur le nom de son ambassadeur,J'avais dans ses projets conçu plus de grandeur Racine, Andr. I, 2
    • Elle m'a fatigué de ce nom ennemi Racine, Brit. IV, 3
    • On ne voit point le peuple à mon nom s'alarmer Racine, ib. IV, 3
    • Et ton nom paraîtra dans la race futureAux plus cruels tyrans une cruelle injure Racine, ib. V, 6
    • Il ne répond encor qu'au nom d'Éliacin Racine, Athal. I, 2
    • Votre nom est comme un parfum délicieux qui s'exhale de pays en pays chez les peuples les plus reculés Fénelon, Tél. XI
    • Ils avaient pris des noms de terres ; et du véritable, je crois qu'ils ne s'en souvenaient plus eux-mêmes Marivaux, Pays. parv. 1re part.
    • Les noms, qui donnent aux hommes l'idée d'une chose qui semble ne devoir pas périr, sont très propres à inspirer à chaque famille le désir d'étendre sa durée ; il y a des peuples chez lesquels les noms distinguent les familles ; il y en a où ils ne distinguent que les personnes ; ce qui n'est pas si bien Montesquieu, Esp. XXIII, 4
    • Les païens portaient la superstition jusqu'à croire qu'il y avait des noms plus agréables aux dieux les uns que les autres, et sous lesquels ils aimaient mieux être invoqués DUMARS., Œuv. t. I, p. 66
    • J'apprends que Platon est revenu de chez Denys de Syracuse ; ce n'est pas que je ne vous croie au-dessus de Platon, et l'autre au-dessus de Denys ; mais les vieux noms font un merveilleux effet Voltaire, Lett. d'Alemb. 28 sept. 1763
    • Votre nom seul ici manquait à ces grands noms Voltaire, Tancr. III, 1
    • La Vénus de Lemnos fut le seul ouvrage auquel Phidias osa mettre son nom Diderot, Observ. sur la sculpt. Œuv. t. XV, p. 310, dans POUGENS.
    • M. de Thury, fils de Jacques Cassini, et troisième du nom, imagina de mesurer.... BAILLY, Hist. astr. mod. t. III, p. 6, dans POUGENS
    • C'est une vérité reconnue que tous les noms propres ont été jadis significatifs BAILLY, Atlant. lett. 21
    • Tu voudrais cependant que sur un cénotapheLa gloire t'inscrivît ta ligne d'épitaphe,Et promît à ton nom, de temps en temps cité,Ses heures de mémoire et d'immortalité Lamartine, Harm. II, 12
    • Tu sais que tôt ou tard, dans l'ombre de l'oubli, Siècles, peuples, héros, tout dort enseveli ; Qu'à cette épaisse nuit qui descend d'âge en âge, A peine un nom par siècle obscurément surnage Lamartine, ib. II, 12
  2. 2Fig. Personnage, homme. Son nom figure souvent dans l'histoire. On a mêlé son nom à d'assez tristes aventures.

    • Les grands noms, les personnes illustres par la noblesse et le rang.

      • J'aperçus en ce temps-là que les grands noms, quoique peu remplis et même vides, sont toujours dangereux Retz, Mém. livre III, t. II, p. 216, dans POUGENS
      • Les grands noms sont toujours de grandes raisons aux petits génies Retz, ib. t. IV, liv. V, p. 22
    • Fig.

      • Vous savez, mon cher ami, que mes grands noms sont ceux de Newton, de Locke, de Corneille, de Racine, de la Fontaine, de Boileau Voltaire, Lett. Thiriot, 1768
  3. 3Familièrement, petit nom se dit pour prénom, nom de baptême. Mon petit nom est Paul, est Alice.

    • Petit nom est aussi un nom d'amitié par lequel on désigne une personne avec qui on vit familièrement. Le petit nom est souvent un nom d'enfance.

      • Elle lui dit publiquement mille choses tendres, et lui donne de petits noms Fontenelle, Lett. galant. II, 1
      • Le nom de cette aimable personne était Gaucher ; son nom d'enfance et de caresse était Lolote Marmontel, Mém. IV
    • Nom de guerre, voy. GUERRE, n° 9.

    • Nom de religion, voy. RELIGION.

  4. 4Les Romains avaient trois noms, le prénom (praenomen), qui désignait l'individu, le nom (nomen), qui distinguait la gens (voy. GENS 2), et le troisième nom (cognomen), qui marquait la branche, la famille, par exemple : Caïus Julius Caesar ; et quelquefois quatre, le quatrième (agnomen) étant un surnom, par exemple : Publius Cornelius Scipio Africanus.

    • Dans le monde moderne, l'origine des noms de famille remonte à l'établissement de la féodalité et aux croisades. Longtemps dans le moyen âge, on désigna les individus par le nom de baptême auquel on ajoutait le nom du père, de cette façon : Johannes Petri, Jean fils de Pierre, ce qui se disait en français, par l'effet de la règle des deux cas : Jean Pierre ; beaucoup de noms ainsi faits sont devenus des noms de famille.

      • Ce ne fut que vers la fin de la seconde race que, les fiefs, qui n'étaient auparavant qu'à vie, étant devenus héréditaires, on prit le nom du fief que l'on possédait, et ce nom devint aussi héréditaire dans les familles SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 254, dans POUGENS
    • En France on a deux noms, le ou les prénoms et le nom.

    • Terme d'antiquité. Nom diacritique, celui par lequel une personne était généralement désignée, entre les noms qu'elle portait.

  5. 5Le nom de Dieu, le mot par lequel on le désigne.

  6. 6Il se dit aussi du nom propre que l'on impose aux animaux soit pour leur parler soit pour les désigner. Les chiens entendent leur nom.

  7. 7Mot qui désigne un être, un objet, une chose. Le nom d'une ville, d'un pays, d'une rivière, d'une montagne, d'une plante.

    • J'y consens, leur dis-je ; car je ne dispute jamais du nom, pourvu qu'on m'avertisse du sens qu'on lui donne Pascal, Prov. I
    • On ne reconnaît en géométrie que les seules définitions que les logiciens appellent définitions de nom, c'est-à-dire que les seules impositions de nom aux choses qu'on a clairement désignées en termes parfaitement connus Pascal, De l'esprit géom. I
    • Nous ne pensons jamais ou presque jamais à quelque objet que ce soit, que le nom dont nous l'appelons ne nous revienne ; ce qui marque la liaison des choses qui frappent nos sens, telles que sont les noms, avec nos opérations intellectuelles Bossuet, Connaiss. III, 14
    • Quand une fois on a trouvé le moyen de prendre la multitude par l'appât de la liberté, elle suit en aveugle, pourvu qu'elle en entende seulement le nom Bossuet, Reine d'Anglet.
    • De même que ces fleuves tant vantés demeurent sans nom et sans gloire, mêlés dans l'Océan avec les rivières les plus inconnues Bossuet, Duch. d'Orl.
    • Sa Majesté veut qu'il fasse peindre et dorer le nom à la poupe de chacun de ses vaisseaux ; et, si les étrangers n'en usent ainsi, elle est bien aise de leur en donner l'exemple, sa marine étant plus belle et plus parfaite qu'aucune de celles des nations étrangères Ordre du roi, 1678, dans JAL
    • Le pays a pris le nom du fleuve Fénelon, Tél. VIII
    • Si l'étoile Canope avait donné son nom à la ville, ou si la ville avait donné le sien à l'étoile Voltaire, Babyl. 11
    • Toutes les villes avaient un nom mystérieux que l'on cachait soigneusement aux ennemis, de peur qu'ils ne mêlassent ce nom dans des enchantements, et par là ne se rendissent les maîtres de la ville Voltaire, Philos. Exam. milord Bolingbroke, IV
    • Les noms composés de sons imitatifs de la voix, du chant, des cris des animaux sont, pour ainsi dire, les noms de la nature ; ce sont aussi ceux que l'homme a imposés les premiers Buffon, Ois. t. XV, p. 28
    • Je pourrais ajouter que les premiers noms des animaux en imitèrent vraisemblablement le cri ; remarque qui convient également à ceux qui furent donnés aux vents, aux rivières et à tout ce qui fait quelque bruit Condillac, Conn. hum. II, I, 2
    • Il y a des philosophes qui ont pensé que les noms de la langue primitive exprimaient la nature même des choses ; ils raisonnaient sans doute d'après des principes semblables à ceux que je viens d'exposer, et ils se trompaient Condillac, Gramm. I, 2
    • Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?Dans son brillant exil mon cœur en a frémi Lamartine, Harm. III, 2
    • Nommer les choses par leur nom, donner sans ménagement aux choses et aux personnes les noms qu'elles méritent.

    • Nommer les choses par leur nom, signifie aussi employer dans la conversation des termes que la bienséance en a bannis.

    • N'avoir pas de nom, se dit d'une chose qui ne peut être qualifiée assez sévèrement. Sa conduite n'a pas de nom.

      • C'est un excès qui n'a pas de nom Bossuet, 5e avert. 53
  8. 8Le nom chrétien, le nom romain, le nom français, etc. tout ce qui porte le nom de chrétien, de Romain, de Français, etc. c'est-à-dire tous les chrétiens, le christianisme ; tous les Romains, l'empire romain ; tous les Français, la monarchie française, etc.

  9. 9En style de pratique, qualité, titre en vertu duquel on agit, on prétend à quelque chose. Il procède au nom et comme tuteur. Ès noms qu'il procède.

    • Répondre d'une chose en son propre et privé nom, en être personnellement responsable.

    • Céder ses droits, noms, raisons et actions, transporter les droits et titres en vertu desquels on prétend quelque chose.

    • On dit aussi : être attaqué, poursuivi en son propre et privé nom, être attaqué, poursuivi directement et personnellement.

    • On dit : Mme B...., en son nom [de demoiselle] Mlle X....

  10. 10Terme de commerce. Nom social, le nom que des associés doivent signer pour représenter la raison de leur commerce. Être en nom dans une affaire, dans une maison de commerce. Il fait partie de telle maison, de telle société commerciale, mais il n'est pas en nom, c'est-à-dire la maison de commerce ne porte pas son nom.

  11. 11Réputation. Il a laissé un nom détesté. Cet auteur a déjà quelque nom.

  12. 12Noblesse, qualité. C'est un nom qui s'éteint, se dit d'une famille dont le nom ne peut plus se continuer, faute d'héritiers mâles.

    • Polyeucte a du nom et sort du sang des rois Corneille, Poly. II, 1
    • Vous avez tant de nom que tous les rois voisinsVous veulent comme Orode unir à leurs destins Corneille, Suréna, III, 2
    • Les grands noms abaissent au lieu d'élever ceux qui ne les savent pas soutenir LA ROCHEFOUC., Max. 94
    • Il n'y eut qu'un homme de quelque nom de tué, c'est Beauregard, qui avait été page du roi PELLISSON, Lett. hist. t. III, p. 51, dans POUGENS
    • Toute mon ambition est de rendre service aux gens de nom et de mérite Molière, Sicil. 11
    • Le monde aujourd'hui n'est plein que.... de ces imposteurs qui ... s'habillent insolemment du premier nom illustre qu'ils s'avisent de prendre Molière, l'Avare, V, 5
    • Elle [la victoire] ne nous coûte que quelques soldats et pas un homme qui ait un nom Mme de Sévigné, 29 avril 1676
    • Avez-vous pu penser qu'au sang d'AgamemnonAchille préférât une fille sans nom ? Racine, Iphig. II, 5
    • De bien des gens il I 'y a que le nom qui vaille quelque chose ; quand vous les voyez de fort près, c'est moins que rien La Bruyère, II
    • Si vous portez un grand nom, on le dispute à vos ancêtres Massillon, Avent, Bonh.
    • Il avait une figure noble et belle, beaucoup d'esprit, un grand nom, une fortune indépendante Mme de Staël, Corinne, I, 1
    • Ton nom ? - Je n'en ai pas ; mais tu vas m'en faire un C. DELAVIGNE, la Fille du Cid, II, 11
  13. 13Personnes du même nom, famille.

    • Je vous embrasse en pleurant [à cause de la mort d'un Grignan], comme si j'avais l'honneur d'être de votre nom Mme de Sévigné, à M. de Grignan, 18 mars 1689
    • Je suis persuadée que vous êtes aimée dans votre famille [de Grignan].... par votre conduite et vos actions vous avez acquis un droit sur tout ce nom Mme de Sévigné, à Mme de Grignan, 1er nov. 1688
    • Sa femme [de Charles de Sévigné], qui est d'un des bons noms de la province [Bretagne] Mme de Sévigné, 22 juil. 1685
  14. 14Dénomination, qualité.

  15. 15Qualification morale, appliquée soit aux personnes, soit aux choses. Ce prince a mérité le nom de grand.

    • La reine, sa belle-mère, malgré ce nom odieux, trouva en elle non-seulement un respect, mais encore une tendresse... Bossuet, Mar.-Thér.
    • La première [de ses bonnes œuvres] fut d'acquitter ce qu'elle devait avec une scrupuleuse régularité, sans se permettre ces compositions si adroitement colorées qui souvent ne sont qu'une injustice couverte d'un nom spécieux Bossuet, Anne de Gonz.
    • Qui leur résoudra ces doutes, puisqu'ils [les esprits forts] veulent les appeler de ce nom ? Bossuet, ib.
    • Je sais que vous leur donnez [à certaines liaisons] de beaux noms, et que, pour en étouffer tous les remords, vous les qualifiez sans scrupule d'amitiés honnêtes Bourdaloue, Myst. Pentecôte, t. I, p. 459
    • Il faut en France beaucoup de fermeté... pour se passer des charges et des emplois... il ne manque cependant à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler La Bruyère, II
    • Vous me donnez des noms qui doivent me surprendre,Madame ; on ne m'a pas instruite à les entendre Racine, Iphig. II, 5
  16. 16Terme de grammaire. Mot qui sert à désigner ou à qualifier une personne ou une chose, les personnes ou les choses. Nom substantif. Nom adjectif. Nom masculin. Nom féminin. Nom neutre.

    • Nom propre, nom qui sert à désigner les personnes.

      • Tout nom propre est déterminé par lui-même ; l'article lui est donc inutile, et on dira César, Alexandre CONDILL., Gramm. II, 14
    • Nom commun, nom qui convient à tous les êtres, à tous les objets de la même espèce.

    • Nom de nombre, nom qui sert à désigner les nombres. Trois, quatre, dix sont des noms de nombre.

  17. 17Le nom, ce qui n'est pas effectif, par opposition à ce qui est réel.

    • Elle se défend du nom, mais non pas de la chose Molière, Critique, 2
    • Non, après ce que nous venons de voir [la mort rapide de Madame], la santé n'est qu'un nom, la gloire n'est qu'une apparence.... Bossuet, Duch. d'Orl.
    • Saint Chrysostome a bien compris cette vérité quand il a dit : Gloire, richesse, noblesse, puissance pour les hommes du monde ne sont que des noms ; pour nous, si nous servons Dieu, ce sont des choses ; au contraire la pauvreté, la honte, la mort sont des choses trop effectives et trop réelles pour eux ; pour nous ce sont seulement des noms Bossuet, ib.
    • Il est question de la chose et non pas du nom Fénelon, Dial. des morts anc. Dial. 39
    • Soyons justes, aimons le vrai, ne nous laissons pas séduire, jugeons par les choses et non par les noms Voltaire, Dict. phil. Femme.
    • Les noms, en tout genre, font plus d'impression que les choses Voltaire, Mél. hist. Mens. impr. doutes test. Richel.
  18. 18Terme d'algèbre ancienne. S'est dit pour désigner une quantité qui a devant elle le signe + ou le signe -.

    • On dit aujourd'hui terme ou monôme.

    • Quantité de deux noms, un binôme.

  19. 19Nom de Jésus, petite peinture ou chiffre où ce nom est en abrégé.

    • Nom de Jésus, sorte de papier fin.

  20. 20Au nom de, loc. prép. De la part de.

  21. 21De nom, par le nom.

    • Ces deux dames se connaissaient de nom, et par là savaient les égards qu'elles se devaient l'une à l'autre Marivaux, Marianne, 7e part.

Remarque

1. Le nom propre, étant destiné à distinguer une personne d'une autre, n'est susceptible ni de l'idée ni de la marque du pluriel. Mais il y a quatre exceptions à cette règle : 2. Les noms propres ne prennent point d'article, excepté en trois cas :

Synonymes

SUBSTANTIF, NOM. Le substantif désigne les êtres par l'idée de leur nature ; à cause de cela on l'appelle souvent nom, parce qu'il paraît nommer les personnes et les choses. On peut presque toujours employer sans inconvénient sensible ce mot de nom pour celui de substantif ; toutefois, dans la rigueur des termes, le substantif n'est qu'une espèce du genre nom, lequel comprend, en outre, les adjectifs et les pronoms, JULLIEN.

Proverbes

Je ne lui ai jamais dit pis que son nom, c'est-à-dire je ne lui ai jamais rien dit d'injurieux. On ne saurait lui dire pis que son nom, se dit de quelqu'un qui est connu comme un malhonnête homme, comme un scélérat. C'est un homme à qui il ne faut pas dire plus haut que son nom, c'est-à-dire c'est un homme qui s'offense aisément. On ne lui a pas dit plus haut que son nom, c'est-à-dire on ne lui a fait ni observation ni reproche. Cette expression a aussi un sens tout différent : Vous ne lui direz pas plus haut que son nom, signifie que ce nom est si illustre qu'on n'en peut pas trouver de plus élevé.

Étymologie

Wallon, no ; provenç. nom ; anc. esp. nome ; esp. mod. nombre ; ital. nome ; du lat. nomen ; sanscr. nāman ; les étymologistes rapportent ce mot à jna, connaître, à cause du g initial qui se trouve dans co-gnomen.

Supplément

NOM. - HIST. XIIe s. Ajoutez : (on remarquera l'existence de la locution proverbiale dès cette haute antiquité).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander