1nombre s. m. (non-br')
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1L'unité, une collection d'unités, les parties de l'unité. Les chiffres servent à écrire les nombres. Nom de nombre.
La géométrie ne peut définir ni le mouvement, ni les nombres, ni l'espace ; et cependant ces trois choses sont celles qu'elle considère particulièrement
Pascal, Géom. 1Les nombres imitent l'espace, qui sont de nature si différente
Pascal, Pens. XXV, 65, éd. HAVET.Le nombre infini
Pascal, ib. XII, 20- Plus de douze attroupés craindre le nombre impair Boileau, Sat. VIII
Quand Newton dit que le nombre est un rapport abstrait d'une quantité à une autre de même espèce, n'a-t-il pas entendu par là l'usage des nombres en arithmétique, en géométrie ?
Voltaire, Dict. philosop. Nombre.Euclide avait-il raison de définir le nombre, collection d'unités de même espèce ?
Voltaire, ib.Wolf dit : le nombre est ce qui a le même rapport avec l'unité qu'une ligne droite avec une ligne droite ; n'est-ce pas plutôt une propriété attribuée au nombre qu'une définition ?
Voltaire, ib.Si j'osais, je définirais simplement le nombre, l'idée de plusieurs unités
Voltaire, ib.Point de nombre, point d'extension à laquelle je ne puisse ajouter
Voltaire, Princ. d'action, 4Il n'y a, si je puis m'exprimer ainsi, que des un, un, un, et les nombres ne sont que dans des noms que nous avons faits pour notre usage
CONDILLAC, Langue calc. I, 4
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Les grands nombres, les nombres composés de beaucoup de chiffres.
Dans le calcul des grands nombres, la multiplication est bien longue, la division l'est plus encore, et il serait commode de n'avoir à faire que des additions et des soustractions
CONDILLAC, ib. II, 19
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Nombre abstrait, tout nombre considéré en lui-même, sans application à rien de déterminé, dit aussi, bien que rarement aujourd'hui, nombre nombrant.
Considérer les nombres d'une manière générale ou comme applicables à tous les objets de l'univers, c'est la même chose que de ne les appliquer à aucun de ces objets en particulier ; c'est la même chose que les abstraire ou les séparer de ces objets pour les considérer à part
CONDILLAC, Langue calc. I, 4Il ne faut pas se faire illusion en s'imaginant que les idées des nombres séparés de leurs signes soient quelque chose de clair et de déterminé
CONDILLAC, Art de penser, I, 6
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Nombre cardinal, tout nombre qui sert à marquer la quantité, comme un, deux, etc.
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Nombre d'ordre ou ordinal, tout nombre qui sert à marquer l'ordre, comme premier, second, etc.
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Nombre collectif, tout nombre qui exprime l'assemblage de plusieurs unités, comme une dizaine, une vingtaine, etc.
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Nombre concret, celui qui exprime l'espèce de l'unité, comme vingt ans, cent écus, dit aussi, bien que rarement aujourd'hui, nombre nombré. Dans quatre arbres, quatre a une signification concrète. Multiplier 4 mètres 39 par 3 francs 80, pour former un certain produit, est faire une multiplication de nombres concrets.
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Nombre entier, celui qui contient l'unité un certain nombre de fois exactement. Un, deux, trois, quatre sont des nombres entiers.
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Nombres naturels, les nombres entiers.
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Nombre rompu, ancien synonyme de fraction.
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Nombre rond, se dit, dans le langage vulgaire, d'un de ces nombres auxquels on rapporte le plus souvent les comptes, comme dix, vingt, cinquante, cent, etc. Cent francs est un nombre rond par rapport à 97 ou 98 fr. ou à 101 ou à 102 fr.
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Nombre carré, synonyme de seconde puissance. Quatre est un nombre carré, par rapport à deux.
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Nombre cube ou cubique, synonyme de troisième puissance. Vingt-sept est un nombre cubique, par rapport à trois.
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Nombre décimal, nombre de parties de l'unité divisée en dix.
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2Théorie des nombres, partie des mathématiques qui s'occupe des propriétés des nombres.
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Nombre premier, celui qui n'est divisible que par lui-même et par l'unité, comme 3, 5, 7.
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Nombres premiers entre eux, nombres qui n'ont aucun diviseur commun, comme 14, qui n'est divisible que par 2 et 7, et 15, qui ne l'est que par 3 et 5.
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Nombre parfait, celui qui est égal à la somme de tous ses diviseurs, comme 6 qui est divisible par 1, 2 et 3, et qui est leur somme.
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Nombre imparfait, par défaut ou par surabondance, se dit par opposition à nombre parfait.
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Nombres homogènes, nombres composés des mêmes facteurs premiers.
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Nombre plan, nombre formé par la multiplication de deux nombres et représentant une surface rectangulaire.
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Nombre solide, nombre qui se forme en multipliant un nombre plan par un troisième facteur et qui représente un parallélipipède rectangle.
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Nombre polygone, se dit des nombres formés par l'addition d'une certaine quantité des premiers termes d'une série de nombres commençant par l'unité et ayant une différence constante.
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Nombre pyramidal, se dit des nombres formés par l'addition d'une certaine quantité des premiers termes d'une série de nombres polygones.
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Nombre triangulaire, se dit des nombres formés par l'addition d'une certaine quantité des premiers termes de la série des nombres naturels 1, 2, 3, 4, etc.
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3Doctrine des nombres, système d'anciens philosophes grecs qui supposaient l'univers réglé par les nombres, et qui attachaient à certains nombres des propriétés mystérieuses.
Le jurisconsulte Paul dit que l'enfant naît parfait au septième mois, et que la raison des nombres de Pythagore semble le prouver
Montesquieu, Esp XXIX, 16Le pouvoir des nombres fut d'autant plus respecté parmi nous qu'on n'y comprenait rien
Voltaire, Dic. phil. Nombre.La doctrine des nombres est si obscure, si profonde et si attrayante pour des esprits oisifs qu'elle a fait éclore une foule l'opinions
Barthélemy, Anacharsis, ch. 30Observons ici que Pythagore ne disait point que tout avait été fait par la vertu des nombres, mais suivant les proportions des nombres
Barthélemy, ib. 36
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4Dans la numération, nombre, dizaine, centaine, etc. unité, dizaine, centaine, etc.
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5Terme de chimie. Nombres proportionnels, les équivalents.
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6S. m. Les Nombres, livre de l'Ancien Testament où Moïse fait le dénombrement du peuple de Dieu par tribus, et qui est le cinquième du Pentateuque.
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7Nombre d'or, période de dix-neuf ans, trouvée par Méton d'Athènes, au bout de laquelle la lune recommençait son cours avec le soleil, à une heure près et quelques minutes ; ainsi dit parce qu'il s'écrivait avec la couleur or.
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8Quantité indéterminée. Un petit nombre. Un grand nombre.
- Poursuivons donc, Romains, achevons la victoire ;Qu'un nombre de captifs augmente votre gloire MAIRET, M. d'Asdrubal, I, 1
Un nombre de corbeaux aussi funeste qu'elles A quelque temps après redoublé mon effroi
Rotrou, Antig. V, 5Je veux jouir, s'il vous plaît, de quelque nombre de beaux jours que m'offre la jeunesse
Molière, G. Dand. II, 4- Hélas ! et croyez-vous que l'on se mette en peineDe ce nombre d'amants dont vous faites la vaine ? Molière, Mis. III, 5
Ils étaient les plus forts en nombre
Pascal, Prov. IIPour des casuistes et des nouveaux scolastiques, il vous en apportera un beau nombre
Pascal, Prov. IVLe nombre de ses serviteurs pouvait être à charge à sa dépense, mais non pas à sa générosité
Fléchier, Duc de Mont.- Ma fuite arrêtera vos discordes fatales ;Seigneur, j'irai remplir le nombre des vestales Racine, Brit. III, 8
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Faire nombre, compter, figurer.
Un carpeau, qui n'était encore que fretin, Fut pris par un pêcheur au bord d'une rivière : Tout fait nombre, dit l'homme, en voyant son butin
La Fontaine, Fabl. V, 3Que si toutes ses années [du vieillard blanchi dans les vanités de la terre] sont perdues, elles ne sont pas capables de faire nombre
Bossuet, Yol. de Monterby.Peut-être n'est-il pas fâché de tenir une place, de faire nombre
J.-J. Rousseau, Ém. II
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Ne pas faire de nombre, n'avoir point d'importance.
Comme les sociniens ne font point de nombre dans le monde, qu'ils y sont dispersés sans y faire figure
JURIEU, dans BOSSUET 1er avert. 43
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N'être là que pour faire nombre, ne pas compter comme personnage actif.
Je ne suis rien ; un si petit intervalle n'est pas capable de me distinguer du néant ; on ne m'a envoyé [dans la vie] que pour faire nombre
Bossuet, Sermons, Mort, 1Partout ailleurs [que dans leur monde] ils [les soleils] ne servent qu'à faire nombre
Fontenelle, les Mondes, 5e soir.M. d'Elbeuf ne fit que nombre, et ne se mêla jamais de rien
Saint-Simon, 18, 210
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Après un grand nombre, suivi d'un nom au pluriel, on met à volonté le verbe qui suit au singulier ou au pluriel. Un grand nombre de soldats fut tué dans ce combat.
Un grand nombre de personnes avaient été conviées à la cérémonie
Dict. de l'Académie, à CONVIERAcclamation se dit des cris par lesquels un nombre plus ou moins grand de personnes marquent la joie qu'elles ont de quelque chose
ib. à ACCLAMATIONUn nombre infini d'oiseaux faisaient résonner ces bocages de leurs doux chants
Fénelon, Tél. XI
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Quand grand nombre n'a pas de complément au pluriel, on met le verbe au singulier.
- Le plus grand nombre m'a assuré qu'il voulut.... Voltaire, Charles XII, 2
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En ce sens, on peut dire nombre sans article. Nombre de couvents furent supprimés.
J'ai pourtant vu nombre de sots qui n'avaient et ne connaissaient point d'autres mérites dans le monde, que celui d'être nés nobles, ou dans un rang distingué
Marivaux, Pays. parv. 4e part.Nombre de dissertateurs qui raisonnent à l'infini
VAUVENARGUES, Du goût.
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En ce sens, le verbe se met toujours au pluriel.
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Petit nombre, petite quantité.
Le petit nombre des Juifs qui avait reçu l'Évangile
Bossuet, Hist. II, 7- D'adorateurs zélés à peine un petit nombreOse des premiers temps nous retracer quelque ombre Racine, Athal. I, 1
Je suis charmé du progrès qu'un petit nombre d'auteurs ont donné à notre poésie
Fénelon, Lettre à Lamotte.Le petit nombre de ceux qui courent après lui ne peut l'atteindre
La Bruyère, ICette bataille [de Vienne, contre les Turcs] peut être comptée parmi celles qui font voir que le petit nombre l'a presque toujours emporté sur le grand, peut-être parce qu'il y a trop de confusion dans les armées immenses et plus d'ordre dans les autres
Voltaire, Ann. Emp. Léopold, 1683
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En cet emploi, le verbe se met à volonté au singulier ou au pluriel.
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Particulièrement, le petit nombre, un petit nombre d'hommes, par opposition à la foule, au vulgaire.
Le petit nombre qui pense conduit le grand nombre avec le temps
Voltaire, Pol. et lég. Paix perpét. 32
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9Supériorité numérique.
- Excusez la vertu sous le nombre accablée Corneille, Hor. IV, 1
- Tandis que sa vertu succombe sous le nombre Corneille, Poly. I, 4
Enfin il a cédé au nombre, et il est tombé à nos pieds
Montesquieu, Lett. pers. 159Consolons par ce mot-là [tout est perdu, fors l'honneur] Ceux que le nombre accabla
Béranger, Bon français.
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10Terme de grammaire. Forme indiquant qu'un nom ou verbe appartient à un seul objet ou à plusieurs. Nombre singulier. Nombre pluriel.
Nombre, en termes de grammaire, se dit de la propriété qu'ont les terminaisons des noms et celles des verbes, de marquer si le mot doit être entendu d'une seule personne, ou si l'on doit l'entendre de plusieurs
DUMARS., Œuv. t. IV, p. 343
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11Harmonie qui résulte d'un certain arrangement de mots dans la prose et dans les vers.
- La rime au bout des mots assemblés sans mesureTenait lieu d'ornement, de nombre et de césure Boileau, Art p. I
Balzac fut le premier auteur de ce changement, en donnant à notre langue un tour et un nombre qu'elle n'avait pas auparavant
BOUHOURS, Entretiens d'Ariste, 2Il y a dans l'homme un goût naturel qui le rend sensible au nombre et à la cadence ; et, pour introduire dans les langues cette espèce d'harmonie et de concert, il n'a fallu que consulter la nature
Rollin, Traité des Et. III, 3Les mêmes nombres et les mêmes chutes mettent de l'ennui dans un long poëme
Montesquieu, Goût, Variété.Deux choses charment l'oreille dans le discours, le son et le nombre : le son consiste dans la qualité des mots ; et le nombre dans leur arrangement
D'Alembert, Mél. litt. Œuv. t. III, p. 262, dans POUGENSDans l'éloquence du barreau, cette recherche curieuse et continuelle du nombre serait nuisible à l'éloquence ; il ne doit ni en être exclus, ni trop y dominer, surtout dans les endroits pathétiques
Marmontel, Élém. litt. Œuv. t. VIII, p. 526, dans POUGENS- Nous répétons les vers de ces hommes divinsQui dérobent des sons aux luths des séraphins,Ornent la vérité de nombre et de mesure,Et parlent par image ainsi que la nature Lamartine, Harm. I, 5
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Le nombre oratoire, le rhythme plus ou moins large de la phrase éloquente.
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12Il se dit aussi dans le sens de régularité en général.
Qui dispose de tout avec poids, avec nombre, avec mesure
Massillon, Carême, Vocation.
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13Terme d'horloger. Se dit de la quantité de dents donnée à chaque roue d'une horloge, pour qu'elle fasse les révolutions qu'on demande. Nombre rentrant, se dit pour exprimer que le nombre du pignon est partie aliquote du nombre de la roue dans laquelle il engrène.
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14Dans le nombre, locution adverb. qui signifie parmi plusieurs, entre plusieurs, et qui s'emploie relativement à des personnes ou à des choses dont on vient de parler.
Je voudrais bien que vous ne me missiez point dans le nombre de ceux que vous trouvez qui souhaitaient votre départ
Mme de Sévigné, 12 mai 1680L'espèce de folie dont vous parlez manquait absolument dans le nombre de toutes celles qu'on a connues jusques ici
Mme de Sévigné, 18 janv. 1694
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15Au nombre de, du nombre de, loc. prép. Parmi, au rang de.
Ils l'avaient mis au nombre des magiciens
Bossuet, Hist. II, 12
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Du nombre, s'emploie aussi adverbialement.
Vous serez peut-être du nombre
Mme de Sévigné, 490Votre enfant est de ce nombre
Mme de Sévigné, 565
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16En nombre, nombreux. Ils viennent en nombre.
La gelinotte ne se trouve en nombre que dans les climats froids
Buffon, Ois. t. III, p. 362
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En termes de librairie, livres de fonds et en nombre, par opposition aux livres de hasard acquis dans les ventes, etc. dont la librairie ne possède qu'un ou quelques exemplaires.
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17Sans nombre, loc. adverb. En multitude, en quantité si grande qu'on la suppose in nombrable.
- Aussi bien en un seul voici des maux sans nombre Corneille, Rodog. II, 3
Les derniers malheurs étaient sans nombre
Mme de Sévigné, 345- De figures sans nombre égayez votre ouvrage Boileau, Art p. III
- Vos invincibles mainsOnt de monstres sans nombre affranchi les humains Racine, Phèdre, V, 3
Étymologie
Provenç. nombre ; espagn. portug. et ital. numero ; du lat. numerus, qui se rattache au grec νέμω, partager.