remordre v. a. (re-mor-dr')
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1Mordre de nouveau. Son chien l'a mordu et remordu.
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2Fig. Causer des remords.
- Sa faute le remord ; Mégère le regarde Malherbe, II, 12
Notre conscience qui nous remord
LE P. SIMON MARS, Myst. du roy. de Dieu, p. 618, dans POUGENS.
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3V. n. Mordre de nouveau. Ce fruit est si âpre que, quand on y a mordu, on n'y veut plus remordre.
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Fig. Remordre à l'hameçon, se laisser reprendre au piége dont on s'était échappé.
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4Attaquer de nouveau, en parlant des chiens. Ce chien a été si maltraité, qu'il ne veut plus remordre.
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Il se dit aussi de troupes qui ne veulent plus retourner à une attaque après avoir été repoussées.
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Fig. et familièrement. Il n'y veut plus remordre, il a bien de la peine à y remordre, se dit d'un homme rebuté d'une entreprise, d'une étude, et qui y renonce.
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5Causer du remords (emploi vieilli).
Il y a des consciences si tendres, ou plutôt si importunes, qu'elles crient et qu'elles remordent sans cesse
LE P. SIMON MARS, Myst. du roy. de Dieu, p. 243
Étymologie
Provenç. remordre ; catal. remordir ; espagn. remorder ; ital. remordere ; du latin remordere, de re..., et mordere (voy. MORDRE).