scolastique adj. (sko-la-sti-k')
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1Qui a rapport aux classes, aux écoles.
L'esprit d'ordre et d'économie ne distinguait pas moins que le goût du travail notre police scolastique
Marmontel, Mém. ISouvent encore avec délices, De nos scolastiques essais Nous nous rappellions les esquisses
Delille, Convers. Prolog.
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2Qui s'enseigne suivant la méthode ordinaire de l'école.
S'il [Aristote] donna des règles du raisonnement qu'on trouve aujourd'hui trop scolastiques
Voltaire, Phil. Hist. établ. christ. 3
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Les théologiens scolastiques, les théologiens de l'école.
J'oserai avec respect avertir les théologiens scolastiques....
Bossuet, Instr. sur les ét. d'orais. III, 8
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3Particulièrement. Qui a rapport aux écoles du moyen âge.
La philosophie scolastique ne fit que lui apprendre qu'on pouvait philosopher, et lui en inspirer l'envie
FONT., Poupart.Cette université [de Paris] avait le malheur de n'être fameuse que par sa théologie scolastique et par ses disputes
Voltaire, Mœurs, 125La philosophie qu'on appelle scolastique, a régné depuis le commencement du XIe ou XIIe siècle jusqu'à la renaissance des lettres
Diderot, Opin. des anc. philos. (scolastiques).
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4S. f. La scolastique, la philosophie qu'on enseignait dans les écoles du moyen âge et qui s'est prolongée dans certains établissements jusqu'à la révolution de 1789.
C'était [Fabroni] un bourgeois de Pistoie, venu à Rome avec de l'esprit, de la scolastique, du feu
Saint-Simon, 345, 29La scolastique est moins une philosophie particulière, qu'une méthode d'argumentation syllogistique, sèche et serrée, sous laquelle on a réduit l'aristotélisme fourré de cent questions puériles
Diderot, Opin. des anc. philos. (scolastiques).L'aristotélisme s'étendit peu à peu, et ce fut la philosophie régnante pendant le XIIIe et le XIVe siècles entiers ; elle prit alors le nom de scolastique
Diderot, Opin. des anc. philos. (Jésus-Christ).Le mot de scolastique est depuis longtemps, parmi la populace philosophique, un épouvantail, comme celui d'aristocratie en a été un dans les premières années de la révolution
VILLIERS, Kant, p. 132
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Il se dit aussi de la théologie telle qu'on l'enseignait dans les écoles du moyen âge et dans celles qui ont succédé ; c'était une alliance de la philosophie scolastique et de la théologie.
Il semblait qu'une explication qui, dès sa préface, promettait tant de précision, tant d'évidence, une scolastique si rigoureuse, si éloignée de toute équivoque et de toute ambiguïté...
Bossuet, Préf. sur l'instr. pastor. de Cambrai, I
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5S. m. Celui qui traite de la théologie ou de la philosophie scolastique.
J'ai reconnu que vous n'êtes pas bon scolastique
Pascal, Prov. VLes scolastiques demeurent d'accord que la plus parfaite contemplation de la nature divine est celle où on la regarde selon les notions les moins resserrées, comme celle d'être, de vérité, de bonté, de perfection
Bossuet, Ét. d'orais. II, 16Ce que les scolastiques appelaient qualités occultes, n'étaient ce pas des causes ?
FONT., NewtonLes scolastiques ont un axiome, qu'il ne faut pas qu'un philosophe ait recours à Dieu ; ils appellent ce recours l'asile de l'ignorance
Anal. de Bayle, t. III, p. 171Mille scolastiques sont venus, comme le Docteur irréfragable, le Docteur subtil.... qui tous ont été bien sûrs de connaître l'âme très clairement, mais qui n'ont pas laissé d'en parler comme s'ils avaient voulu que personne n'y entendît rien
Voltaire, Dict. phil. Locke.Les scolastiques et les cartésiens n'ont connu ni l'origine, ni la génération de nos connaissances ; c'est que le principe des idées innées et la notion vague de l'entendement d'où ils sont partis, n'ont aucune liaison avec cette découverte
Condillac, Art de pens. II, 6
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Les nouveaux scolastiques, ceux qui, au XVIIe siècle, reprenaient la théologie scolastique.
Faites état que jamais les Pères, les papes, les conciles ni l'Écriture ni aucun livre de piété, même dans ces derniers temps, n'ont parlé de cette sorte ; mais que, pour des casuistes et des nouveaux scolastiques, il vous en apportera un bon nombre
Pascal, Prov. IV
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Écrivains (scholastici) attachés à la bibliothèque Vaticane à Rome, et qui ont soin de revoir sur les manuscrits les livres qu'on veut réimprimer,
Bibl. critique, Bâle, 1709, t. I, p. 267
Étymologie
Provenç. escolastic ; espagn. escolastico ; ital. scolastico ; du lat. scholasticus, de schola (voy. ÉCOLE). Scholastique se disait pour écolâtre.