subir v. a. (su-bir)
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1Passer, de gré ou de force, sous ce qui est prescrit, infligé.
- S'il faut subir le coup d'un destin rigoureux Corneille, Cinna, I, 4
- Ainsi, prêt à subir un joug qui vous opprime,Vous n'allez à l'autel que comme une victime Racine, Mithr. II, 4
- Je n'ai point de leur joug subi l'ignominie Racine, ib. v, 5
- Le riche et l'indigent, l'imprudent et le sage,Sujets à même loi, subissent même sort J.-B. Rousseau, Odes, I, 3
On assure qu'en travestissant ce grand poëte, il [Scarron] le priait quelquefois de pardonner à sa goutte l'espèce de mascarade qu'il faisait subir à l'Énéide
D'Alembert, Élog. Mariv. note 3Les enfants [à Lacédémone] subissent un jugement solennel dès leur naissance, et sont condamnés à périr lorsqu'ils sont mal conformés
Barthélemy, Anach. ch. 43
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Subir la question, être mis à la question.
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Subir un interrogatoire, répondre aux interrogations d'un juge devant lequel on comparaît.
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Subir son jugement, subir la peine à laquelle on a été condamné par un jugement.
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Subir examen, un examen, passer à l'examen suivant les formalités ordinaires.
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On dit de même : subir une épreuve.
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Fig. Cette constitution politique a subi l'épreuve du temps.
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2Il se dit des objets qui éprouvent changement, modification. Les mœurs subirent une réforme.
La tourterelle, comme le pigeon et le ramier, a subi des variétés dans les différents climats
Buffon, Ois. t. IV, p. 393Lorsque ces particules d'argent pur rencontrent dans le sein de la terre les principes des sels et les vapeurs du soufre, elles s'altèrent et subissent des changements divers et très apparents
Buffon, Min. t. VIII, p. 52
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3V. réfl. Se subir, être subi.
Les peines disciplinaires, salle de police ou prison, se subissent dans les fractions de troupes de l'armée active en résidence
Journ. des Débats, 28 sept. 1876, 2e page, 6e col.
Remarque
1. 2. Subir paraît s'être introduit dans la langue au commencement du XVIIe siècle.
Étymologie
Lat. subire, de sub, sous, et ire, aller (voy. IRA).