train s. m. (trin)
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1En parlant des chevaux et des bêtes de voiture, allure. Le train de ce cheval est doux.
Ce que cette femme lui dit de ces gens de cheval qui avaient passé par son hameau, lui donna courage de passer outre, et lui fit hâter le train de sa bête
Scarron, Rom. com. II, 1Il est plus difficile de réduire à un train modéré un cheval jeune et vigoureux.... que de le laisser aller à bride abattue
Mme de Genlis, Maison rust. t. I, p. 177, dans POUGENS
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Ce cheval n'a point de train, il n'a point d'allure réglée.
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Train rompu, celui qui est composé de deux allures.
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À fond de train, se dit d'un cheval qu'on pousse aussi vite qu'il peut aller.
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Aller bon train, aller fort vite à pied, à cheval, ou en voiture.
J'espère vous tenir compagnie, quelque train que vous alliez
Hamilton, Gramm. 5
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On dit dans le même sens : Ce cocher mène bon train.
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Aller son petit train, aller doucement, sans se presser.
À une lieue et demie de la ville, comme le brancard allait son petit train, dans un chemin creux
Scarron, Rom. com. I, 14
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Fig.
Je ne parle point, ô hommes ! de vos légèretés, de vos folies et de vos caprices, qui vous mettent au-dessous de la taupe et de la tortue qui vont sagement leur petit train, et qui suivent, sans varier, l'instinct de leur nature
La Bruyère, XII
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Un train de sénateur, un marcher lent et grave.
Il laisse la tortue Aller son train de sénateur
La Fontaine, Fabl. VI, 10
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Fig.
C'est le train que Chamillart mena un homme [pour qui le roi avait déclaré qu'il ne ferait jamais rien]
Saint-Simon, 129, 179
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Au train dont nous allons, nous ne tarderons pas à les dépasser, nous allons si vite que nous ne tarderons pas à les dépasser.
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En un sens contraire, au train dont nous allons, nous n'arriverons jamais.
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Fig. Au train dont il va, il aura bientôt fini son travail, ou au train dont il y va, il aura bientôt fini, il avance si vite dans sa besogne qu'elle sera bientôt finie.
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En un sens contraire, au train dont il va, dont il y va, il n'aura pas fini de s tôt.
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Fig. Au train dont nous y allons, à la manière dont nous nous conduisons.
C'est que du train dont nous y allons, on effleure tout et l'on n'approfondit rien
Diderot, Mém. Rêve d'Alembert
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Aller un train de poste, aller fort vite.
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Fig.
Mon ami, du train dont vous rêvez, savez-vous qu'un seul de vos rêves suffirait pour une galerie entière ?
Diderot, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 285, dans POUGENS
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Fig. Mener quelqu'un grand train, lui faire faire vite quelque chose.
- Quel train vous nous meniez, morbleu ! Béranger, Bedeau.
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Fig. et familièrement. Mener quelqu'un bon train, le faire aller bon train, beau train, grand train, ne le point ménager.
De nous planter en France une nouvelle inquisition qui nous mènerait beau train
Pascal, Prov. XIX.Vous le menâtes beau train de la manière dont vous l'aviez pris
Mme de Sévigné, 55Je vous assure que mes amis et moi, nous les mènerons [les pasteurs de Genève] beau train ; ils boiront le calice jusqu'à la lie
Voltaire, Lett. d'Alembert, 3 janv 1757
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Tout d'un train, sans retard.
Tout d'un train il marcha vers la ville des Oxidraques
Vaugelas, Q. C. 516Il est à propos que je tâche ici tout d'un train de l'expliquer
Descartes, Dioptr. 2Je veux qu'il [le jeune Grignan] aille vous voir au mois de novembre ; et, comme il aura dix-huit ans, il faudrait tout d'un train songer à le marier
Mme de Sévigné, 17 juill. 1689
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Grand train, pris adverbialement, vite.
- Car le bon temps revient grand trainOù les rois chantaient au lutrin Béranger, Concordat.
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2Terme de turf. Vitesse déployée par le peloton des chevaux concurrents.
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3Marche en général, mouvement.
- Du reste, en quoi répond au sort toujours diversCe train toujours égal dont marche l'univers ? La Fontaine, Fabl. II, 13
Si les animaux vont toujours un même train comme les eaux et comme les arbres, c'est folie de leur donner un principe dont on ne voit parmi eux aucun effet
Bossuet, Connaiss. v, 8Le nombre des souffrants est infini ; la nature se moque des individus ; pourvu que la grande machine de l'univers aille son train, les cirons qui l'habitent ne lui importent guère
Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 8 févr. 1768Me voici à Reims ; mais mon cœur, qui va un autre train que moi, est avec vous
Voltaire, Lett. d'Argental, 5 oct. 1749
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Fig. Aller son train, continuer.
Quant aux communions, allez votre train
Bossuet, Lett. Corn. 130
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Il se dit des choses dans le même sens.
L'affaire de la Brinvilliers va toujours son train
Mme de Sévigné, 292Le temps est très beau ; mon voyage ira son train
Mme de Sévigné, 9 déc. 1671Cette maladie allait beau train, si elle n'avait été arrêtée par les miracles ordinaires du quinquina
Mme de Sévigné, 1er déc. 1690Votre santé va son train, la mienne décline
Mme de Maintenon, Lett. au duc de Noailles. t. v, p. 31, dans POUGENS.Au dehors les plaisirs, les jeux,... les excès mêmes de la bonne chère vont toujours leur train
Massillon, Carême, Mot. de conv.L'ordre que la nature a voulu établir dans l'univers va toujours son train
Fontenelle, Dial. 6, Morts anc. et mod.Corneille va son train [j'en continue le commentaire] ; ah ! le pauvre homme ! qu'il me fait trouver Racine divin !
Voltaire, Lett. d'Argental, 21 févr. 1763Les loyers étaient arriérés, et les dettes allaient leur train
J.-J. Rousseau, Confess VIEt la coquetterie ira toujours son train, je gage ?
COLLIN D'HARLEVILLE, Malice pour malice, I, 2
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Être en train, mettre en train, être en action, en mouvement. Quand il est en train, rien ne lui coûte. On a de la peine à le mettre en train.
Puisque vous êtes en train, vous connaîtrez par là les sentiments que votre famille a pour vous
Molière, Mal. imag. II, 19Le bon père était si en train, qu'on lui eût fait tort de l'arrêter, de sorte qu'il poursuivit ainsi....
Pascal, Prov. VIIJ'en avais tantôt commencé un [compliment à M. de Vivonne] ; ma plume n'était pas en train, j'ai tout planté là
Mme de Sévigné, 26 mars 1680Quand une fois l'imagination est en train, malheur à l'esprit qu'elle gouverne
Marivaux, Marianne, 1re part.Qu'il nous vienne un gai refrain, Et voilà le monde en train
Béranger, Bon Franç.
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Être en train, un peu en train, avoir un léger commencement d'ivresse.
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Être en train de, être disposé à. Être en train de jouer, de courir.
Je suis tellement en train de suer, que je sue toujours
Mme de Sévigné, 289Je vous ai souhaité un lot à la loterie [une loterie tirée chez Mme de Montespan].... cela.... vous aurait remis en train d'être moins malheureux
Mme de Sévigné, à Bussy, 3 avril 1681Et moi, crois-tu que je ne sois pas très riche et en train de le devenir davantage ?
PICARD, Manie de briller, III, 4
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Il n'est pas en train de rire, il n'est pas disposé à rire.
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Il est en train de se ruiner, il mène une vie propre à le ruiner.
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Mettre en train, exciter.
Je fus, selon son conseil, trouver un bon casuiste de la Société.... je n'eus pas de peine à le mettre en train
Pascal, Prov. v.Il aime à causer ; et, quand on me met en train, je ne fais pas trop mal aussi
Mme de Sévigné, 351Il était le premier à nous mettre en train [de railler] sur son siége
Hamilton, Gramm. 8
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Particulièrement. Mettre en train, exciter à la joie, au plaisir.
Le valet de Verville de temps en temps buvait un coup avec eux, pour les mettre en train
Scarron, Rom. com. II, 12Lubin est d'une figure Qui met tout le monde en train
FAVART, Annette et Lubin, 1- Tous les gens gais ont le don merveilleuxDe mettre en train tous les gens sérieux Voltaire, Droit du seign. II, 6
- Fillettes, flûte et tambourin,Mettez les vendangeurs en train Béranger, Vendang.
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Se remettre en train, se remettre à une partie de jeu, de table, de plaisir.
On se remit en train
La Fontaine, Rém.
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Mettre une affaire en train, la commencer, la faire commencer.
Je souhaite fort de pouvoir remettre en train mon commerce de la poste
Mme de Sévigné, 20 avr. 1672Après avoir mis la partie en train, la rompre serait à moi de mauvaise grâce
J.-J. Rousseau, Corresp. du Peyrou, t. III, p. 348, dans POUGENS
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Mettre une affaire en bon train, en avancer le succès.
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On dit dans le même sens : L'affaire est en bon train.
Voilà l'affaire en bon train
Molière, Fourber. I, 7La trahison était en beau train
Hamilton, Gram. 4L'affaire des Calas a été rapportée ; elle est en très bon train ; je réponds du succès
Voltaire, Lett. d'Argence, 2 mars 1763
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Il est en bon train, il est sur la voie du rétablissement.
Je le laisse en bon train [le chevalier de Grignan] ; les eaux lui font beaucoup de bien
Mme de Sévigné, 22 sept. 1677
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Se mettre dans le train de, s'habituer à.
S'il [le jeune Grignan] a pris de la hardiesse.... et qu'il se soit mis dans le train de parler, il ne lui manque plus rien
Mme de Sévigné, 10 juill. 1689Je serais désolé qu'elle [Mme Denis] se mît dans le train de donner au public des pièces médiocres
Voltaire, Lett. d'Argental, 5 oct. 1749
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4Partie de devant ou de derrière des chevaux, des bœufs et autres quadrupèdes. Ce cheval a le train de devant faible.
Dans le cerf, le train de derrière est plus haut que celui de devant ; dans l'élan, au contraire, le train de devant est plus haut
Buffon, Quadrup. t. XIII, p. 145
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On dit aussi avant-train et arrière-train en parlant du cheval.
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Terme de boucherie. Train des côtes, dans le bœuf, Pa vache et le taureau, la partie de l'animal qui contient les côtes et entre-côtes, à partir de la troisième pièce de l'aloyau jusqu'à l'épaule.
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5Terme de charron. Ce qui porte le corps d'un carrosse, d'un chariot. Faire mettre un train neuf à une voiture.
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6Terme d'imprimerie. Train de la presse, la partie de la presse sur laquelle on pose la forme, et qui avance sous la platine et s'en retire par le moyen de la manivelle.
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Mise en train, action de tout disposer pour le tirage d'une forme.
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Train de devant, tout ce qui roule sur les bandes. Train de derrière, train qui reçoit celui de devant avec toutes ses pièces, quand ce dernier fait son passage sous la platine. uite de valets, de chevaux, de mulets, etc.
Don Erancisque ne manqua pas de se rendre le lendemain a Douai... son train était grand ; il avait trente chevaux de main, les plus beaux du monde
PELLISSON, Lett. hist. t. I, p. 24- Grosse maison, grand train, nombre de gens La Fontaine, Belph.
Tout son train [de Turenne mort] était arrivé.... tous ces pauvres gens étaient fondus en larmes
Mme de Sévigné, 28 août 1675Elle [Mme de Montespan] est dans une calèche à six chevaux, avec la petite de Thianges ; elle a un carrosse derrière, attelé de la même sorte, avec six filles, elle a deux fourgons, six mulets, et dix ou douze cavaliers à cheval, sans ses officiers : son train est de quarante-cinq personnes
Mme de Sévigné, 15 mai 1676Il y a trois jours que cette femme [Mme de la Hamelinière] est plantée ici avec tout son monde.... voilà le train qui m'est venu, et qui s'en ira quand il plaira à Dieu
Mme de Sévigné, 21 juin 1680Anne de Boulen était logée chez Henri VIII avec le train d'une reine, et François Ier lui fit les mêmes présents et lui rendit les mêmes honneurs que si elle l'eût été
LA FAY., Princ. Clèves, Œuv. t. II, p. 103, dans POUGENSJ'aurais cinquante mille livres de rente, que je n'aurais pas le train de grande dame, ni un lit galonné d'or comme Mme de la Fayette, ni un valet de chambre comme Mme de Coulanges
Mme de Maintenon, Lett. à M. d'Aubigné, 28 fév. 1678- Et pourquoi cette épargne enfin ? l'ignores-tu ?Afin qu'un héritier bien nourri, bien vêtu,Profitant d'un trésor en tes mains inutile,De son train quelque jour embarrasse la ville Boileau, Sat. VIII
Comme elles [les dames de la cour] regorgent de train, de splendeur et de dignités, elles se délassent volontiers avec la philosophie ou la vertu
La Bruyère, VIIRéglez vos tables, vos parures, vos jeux, vos trains, vos édifices sur le pied de l'Évangile
Massillon, Carême, Aumône.- ....Ses soins zélés pour monsieur, pour madame,Pour enfants, valets, tout le train LAMOTTE, Fabl. v, 4
Demande à ces dames quel train de maison je vais avoir
PICARD, Manie de briller, III, 14
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Fig.
Il lui suffisait de se montrer avec l'appareil de ses vertus ; aussi les pauvres formaient-ils tout son train
Bossuet, Panégyr. St Sulpice, 2
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7Suite de bêtes destinées soit au transport, soit à la subsistance. Un grand train de bœufs, de chevaux.
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8Train d'artillerie, troupes d'artillerie chargées de conduire les équipages de siége et de ponts et les approvisionnements d'artillerie.
Portier, lieutenant du train, voit dans les mains de l'un d'eux [habitants de Cassano] ses propres pistolets
Paul-Louis Courier, Lett. I, 154
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Train des équipages, ou, simplement, train, corps de troupes qui est chargé du transport de tous les approvisionnements autres que les munitions de guerre, nécessaires à une armée en campagne.
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9Terme de chemin de fer. Suite de voitures ou wagons qui se meuvent ensemble. Train de marchandises. Train d'aller. Train de retour. Train de grande vitesse.
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Train-poste (au plur. des trains-poste), train qui, sur les chemins de fer, emporte le courrier et les lettres.
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Train express, voy. EXPRESS.
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Train-éclair, train qui va très vite.
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Train de plaisir, train destiné à conduire directement un certain nombre de voyageurs dans un lieu déterminé, puis à les ramener.
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10Long assemblage de bois de chauffage ou de menuiserie, assujetti avec des perches et des liens, et qu'on fait flotter comme un radeau sur les rivières.
Pour un train desdits bois de 40 à 44 voies faisant le double de l'éclusée, est dû auxdits officiers 34 livres 9 deniers
Déclar. 22 oct. 1715, Tarif.
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Train de bateaux, voy. TRAIT DE BATEAUX. Ces mots :
Sur chacun train de sel, ne peuvent être entendus que des bateaux, tireaux et alléges qui passent sous les ponts de ladite ville,
Arrêt du conseil, 17 juill. 1675
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11Se dit d'un nombre considérable de métiers, et, particulièrement, en typographie, du nombre de presses que l'on emploie.
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12Il se dit aussi, dans certains métiers, d'une suite plus ou moins considérable d'objets à confectionner.
Celui qui vise à la perfection, après avoir fait un train, je ne dis pas de 5 ou 600 volumes, mais seulement de 25 ou 30.... se corrigera, dans les trains suivants, des défauts qu'il aura remarqués dans celui-ci
LESNÉ, la Reliure, p. 20
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13Terme de marine. Train de mât, espèce de traîneau dont on se sert dans les arsenaux pour transporter des pièces de mâture. On dit aussi traîneau.
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14Gens de vie peu exemplaire (sens vieilli). Cet homme a du train, du mauvais train chez lui.
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15Par extension, bruit, tapage. On fait beaucoup de train dans cette maison.
Quel train ici tous les matins ! l'antichambre est pleine de marchands, de commissionnaires et de créanciers
Mme de Genlis, Théât. d'éduc. Dangers du monde, I, 1
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Faire le train, se réjouir avec bruit.
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Fig. Faire le train, faire du train, gronder, se fâcher.
Si j'étais obligé de passer la nuit dans la forêt, il me ferait un train.... il me ferait un train !
COLLÉ, Part. de chasse de Henri IV, II, 9Elle était plus grognon ; elle faisait un train à son valet de chambre, à ses femmes !
Mme de Genlis, Théât. d'éduc. March. de mode, sc. 2On ne voulait pas m'entendre ; mais j'ai fait tant de train, qu'on n'a pu me refuser
Mme de Genlis, Théât. d'éduc. la Rosière, II, 8Un service terrible, et toujours un train d'enfer
Beaumarchais, Barb. de Sév. II, 7
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Fig. Faire du train se dit de quelque objet dont on parle beaucoup, qui agite l'opinion publique.
Que dites-vous du train que fait Wilkes en Angleterre ? il me semble que le despotisme n'a pas plus beau jeu dans ce pays-là que la superstition
D'Alembert, Lett. à Voltaire, 26 mai 1768
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16Fig. Enchaînement, suite des choses.
On ne sait plus comment reprendre le train de la journée
Mme de Sévigné, 586Je m'en vais reprendre le train de mes promenades, interrompues seulement pendant quatre jours
Mme de Sévigné, 7 mars 1685Nous voici dans un vilain train de neiges, de pluies et de vents terribles
Mme de Sévigné, 1er févr. 1690Je les ai vus [votre esprit et votre corps] trop subtils, trop diaphanes, pour pouvoir jamais être fâchée de les voir dans le train commun des esprits et des corps
Mme de Sévigné, à Mme de Grignan, 22 juill. 1685Je suis fâchée que vous ayez perdu un de mes paquets ; comme ils sont pleins de nouvelles, cela nous dérange, et vous ôte du train de tout ce qui se passe
Mme de Sévigné, 3 juill. 1672Il faut rentrer le plus tôt qu'on peut dans ce train ordinaire du gouvernement où les lois protègent tout et ne s'arment contre personne
Montesquieu, Esp. XII, 18Je suppose.... que Dieu conserve, après la mort de l'homme, ce qu'on appelle son âme, et qu'il abandonne l'âme de la brute au train ordinaire de la destruction de toutes choses
Voltaire, Métaph. 6
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17Tournure que prennent les événements, les affaires.
Nous verrons dans peu de jours quel train prendra le reste de la campagne
PELLISSON, Lett. hist. t. I, p. 252Sitôt que les choses furent dans le train qu'il voulait
Hamilton, Gram. 4
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Prendre le train de, prendre une certaine tournure.
- L'époux voyant quel train prenait l'affaire La Fontaine, Rém.
- Et contre le prochainLa conversation prend un assez bon train Molière, Mis. II, 5
Ses malheurs [de Vardes] prennent le train de ne finir jamais
Mme de Sévigné, 20 oct. 1682Le carnaval ne prend pas le train d'être bien gaillard
Mme de Sévigné, 31 déc. 1688
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L'affaire va bon train, va grand train, elle avance rapidement.
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18Habitude, manière d'être.
- Voilà le train du monde et de ses sectateurs ;On s'y sert du bienfait contre les bienfaiteurs La Fontaine, Fabl XII, 16
Mon Dieu ! nous savons le train des enfants dont les pères se remarient, et de quel œil ils ont coutume de regarder ce qu'on appelle belle-mère
Molière, l'Av. III, 4Le peuple et les habiles composent le train du monde
Pascal, Pens. III, 18, édit. HAVETC'est une chose pitoyable de voir tant de Turcs, d'hérétiques, d'infidèles suivre le train de leurs pères, par cette seule raison qu'ils ont été prévenus chacun que c'est le meilleur
Pascal, ib. XXV, 80- Mais j'ai du train du monde un peu d'expérience BOURSAULT, Ésope à la cour, IV, 2
Quand on a commencé à prendre ce train [des hauts sentiments], les grands hommes se font les uns les autres
Bossuet, Hist. III, 6Une certaine habitude, un certain train établi a beaucoup de pouvoir en toute matière
Fontenelle, Ozanam.J'admire le train de la vie humaine ! nous plumons une coquette, la coquette mange un homme d'affaires, l'homme d'affaires en pille d'autres
Lesage, Turcaret, I, 12La société serait perdue, si l'on ne se moquait pas un peu de ceux qui vous sont le plus attachés ; c'est le train du monde
Voltaire, Lett. Mme du Deffant, 7 mars 1764
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Prendre le train, prendre une certaine manière d'être.
Si elle [ma tante] reçoit quelque soulagement, et qu'elle prenne le train de languir, je partirai dès que M. de Coulanges sera revenu
Mme de Sévigné, 126J'aime votre fille à cause de vous ; mes entrailles n'ont point encore pris le train des tendresses d'une grand'mère
Mme de Sévigné, à Mme de Grignan, 11 mars 1671Il prit le train du libertinage, même avant l'âge d'être un vrai libertin
J.-J. Rousseau, Confess. I
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Mener un train d'enfer, faire une grande dépense, user rapidement la vie.
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19Genre de vie.
Si j'ai dit que je voulais corriger ma conduite et me jeter dans un train de vie exemplaire
Molière, Festin, v, 2À l'égard de la cour de France, tout y était comme à l'ordinaire ; il y a un certain train qui ne change point ; toujours les mêmes plaisirs, toujours aux mêmes heures, et toujours avec les mêmes gens
LA FAY., Mém. cour de France, Œuv. t. II, p. 396, dans POUGENS.Ils marchent toujours du même pas, sans s'alarmer, et suivent toujours le même train de vie, jusqu'à ce qu'ils se soient enfin précipités dans l'abîme
Bourdaloue, Exhort. sur le jugem. du peuple contre J. C. t. II, p. 67Les commerces recommencent ; les entretiens se renouent ; les passions se réveillent ; tout va même train
Massillon, Avent, Disp. à la comm.Allons mon gentilhomme, une superbe audace ! Un train de roi, cet air qui dit : faites-moi place !
Casimir Delavigne, Enf. d'Édouard, II, 3
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20Terme de fauconnerie. Faire le train à un oiseau, lui donner pour compagnon un oiseau tout dressé, afin de l'accoutumer à la chasse.
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21Nombre de vibrations qu'un mouvement d'horlogerie produit dans un temps déterminé.
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11Ajoutez :
Un train de bois se compose de 2 parts, de 18 coupons, de 72 branches et de 576 mises
MAXIME DU CAMP, Rev. des Deux-Mondes, 1er nov. 1867, t. LXXII, p. 175
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23Petits trains, s'est dit pour petits ouvrages à la main destinés à un usage religieux.
- Vendre chapelets, oraisons,Petits trains, petits reliquaires,Cordons, ceintures, scapulaires Harangue des habitants de Sarcelles au roi, 1733, dans CH. NISARD, Parisianismes, p. 203
Étymologie
Provenç. trahi ; cat. tragi ; espagn. tragin, tragino ; ital. traino ; dérivés du lat. trahere, tirer (voy. TRAIRE). Le mot est de deux syllabe, tra-in, jusque vers le XVe siècle.