volontiers adv. (vo-lon-tié ; l's ne se lie que dans la prononciation soutenue : vo-lon-tié-z il eût fait....)
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1De bon gré, de bon cœur.
- Je souffrirai la mort plus volontiers qu'un maître Rotrou, Bélis. II, 17
Je le priai de me l'expliquer [l'expression grâce actuelle]. - Très volontiers, dit-il, car j'aime les gens curieux
Pascal, Prov. IVAussitôt Pluton prononça : que Phryné ne se mêlerait que de son métier ; et elle en faisant une grande révérence répondit : très volontiers
FONT., Jug. de Plut.
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2Facilement, aisément.
- Volontiers on fait cas d'une terre étrangère ;Volontiers gens boiteux haïssent le logis La Fontaine, Fabl. X, 3
Il était passablement prompt et volontiers brutal
Hamilton, Gram. 4
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Il se dit, dans le même sens, des choses inanimées. Les petites rivières débordent volontiers dans cette saison.
Remarque
Les puristes du XVIIe siècle avaient voulu ôter le mot volontiers comme vieilli : « Ce mot de volontiers est si ancien que ceux qui suivent le beau style ne s'en servent plus, » MARG. BUFFET, Observ. p. 66.
Étymologie
Bourguig. volontei, volantai ; wallon, volti ; Berry, voulentiers, ordinairement : j'ai volontiers la migraine à la suite d'une grande émotion ; ital. volentieri. Volontiers, volentieri sont des pluriels ; l's du français montre que c'est un cas régime, et volentiers représenterait le latin voluntariis ; il y a la préposition de sous-entendue, laquelle est quelquefois exprimée : di leggieri, aisément, en italien (comparez CERTES, et voy. LÉGER, n° 24).