élire v. a. (é-li-r')
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1Nommer à une dignité, à une fonction par voie de suffrages. Élire un pape, un représentant.
Un chétif centenier des troupes de Mysie, Qu'un gros de mutinés élut par fantaisie
Corneille, Héracl. I, 2- Que l'on tire au billet ceux que l'on doit élire Boileau, Lutrin, I
Ce n'était pas une chose à faire sans réflexion que de nommer des successeurs à deux hommes aussi savants, aussi célèbres que ceux-là [Clavier et Visconti] ; il y fallait regarder, élire entre les doctes, sans faire tort aux autres, les deux plus doctes
Paul-Louis Courier, Lett. à l'Acad. des inscr.
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2Choisir.
- Quelque chemin que l'homme élise,Il est à la merci du sort Malherbe, VI, 24
- Le roi doit à son fils élire un gouverneur Corneille, Cid, I, 1
- Régnez ; après l'État j'ai droit de vous élire Rotrou, Vencesl. V, 9
Comment Dieu qui t'avait élu, t'a-t-il oublié ?
Bossuet, Hist. II, 10Nous t'avons élu pour dire qui a raison de moi ou de ma fille
Molière, l'Avare, I, 7- Croire que le mari.... que j'ai su vous élire.... Molière, Tart. II, 2
Cette âme que vous avez élue pour jouir de votre amour
Fléchier, le Tellier.
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3Terme de droit. Élire domicile, assigner un lieu où la signification des actes de procédure puisse se faire et où l'on exerce ses droits de citoyen.
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4S'élire, v. réfl. Être élu.
Nous n'avons qu'un doyen ; c'est celui qui s'élit tous les deux ans, le premier samedi après la Toussaint
GUI PATIN, Lett. t. II, p. 565
Étymologie
Wallon, elére, trier, choisir ; provenç. elegir, eligir, eleger, eslire, eslir ; anc. espagn. esleer, esleir ; espagn. mod. elegir ; ital. eleggere ; du latin eligere, de e, et legere, prendre, cueillir (voy. LIRE).