châtier v. a. (châ-ti-é)
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1Infliger une correction.
Les enfants connaissent si c'est à tort ou avec raison qu'on les châtie, et ne se gâtent pas moins par des peines mal ordonnées que par l'impunité
La Bruyère, XI- Adorent dans leurs fers le Dieu qui les châtie Racine, Esth. III, 1
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Terme de manége. Châtier un cheval, lui donner de la cravache ou de l'éperon.
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2Mortifier.
Les plus grands saints qui châtient leur corps
Massillon, Car. F. légères.Son corps qu'elle avait toujours châtié, crucifié
Massillon, ib. Mort.
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3Par extension, condamner, blâmer.
- Châtier en autrui ce qu'on souffre chez soi Corneille, Poly. III, 5
- On devrait châtier sans pitiéCe commerce honteux de semblant d'amitié Molière, Mis. I, 1
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4Rendre plus pur et plus correct, en parlant des ouvrages d'esprit. Châtier son style.
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5Se châtier, v. réfl. S'infliger à soi-même une punition. Il se châtiait lui-même en croyant châtier autrui.
Synonymes
CHÂTIER, PUNIR. Les juges punissent le coupable, afin qu'il satisfasse par sa punition à la justice et qu'il serve d'exemple. Les pères châtient l'enfant, afin qu'il se corrige et devienne meilleur. Dans punir, il n'y a que l'idée de l'expiation de la faute commise ; dans châtier, il y a de plus l'idée de l'amélioration de celui qui est châtié.
Étymologie
Provenç. castiar, chastiar ; espagn. castigar ; ital. castigare ; du latin castigare, de castus, chaste (voy. CHASTE), et un suffixe igare. Chastier et chastoyer, qui n'est plus usité, sont dans le même rapport que charrier et charroyer.