1forfait, aite part. passé (for-fè, for-fè-t')
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Perdu pour cause de grand crime. Son fief forfait pour cause de félonie.
Perdu pour cause de grand crime. Son fief forfait pour cause de félonie.
Crime énorme commis avec audace.
Il fut touché de l'énormité de leurs forfaitsVAUGELAS, Q. C. x, 1, dans RICHELET
Ô toi [ô nuit], de mon repos compagne aimable et sombre, à de si noirs forfaits prêteras-tu ton ombre ?Boileau, Lutrin, II
CRIME, FORFAIT. Crime est le terme général ; le forfait est un grand crime ; à quoi il faut ajouter que forfait indique d'ordinaire un crime commis par quelque personnage d'une grande position, d'une grande puissance.
Provenç. forfach, forfait ; anc. ital. forfatto ; du bas-latin forisfactum (voy. FORFAIRE).
Marché par lequel on s'engage à faire ou à fournir une chose pour un prix déterminé, à perte ou à gain. Traiter, prendre à forfait. Faire un forfait avec un architecte pour la construction d'une maison. Marché à forfait.
Forfait de communauté, clause par laquelle les époux conviennent dans leur contrat de mariage que l'un d'eux ou ses héritiers ne pourront prendre dans la communauté, quelle qu'en soit la valeur, qu'une certaine somme déterminée.
Vendre, acheter à forfait, vendre, acheter en bloc et sans estimation préalable.
Fig.
À forfait, s'est dit pour complétement .... On l'a fait enlever à forfait ; Il n'en reste, monsieur, aucun morceau sur terre, Et l'endroit est tout prêt pour y faire un parterreDancourt, Mme Artus, I, 5
Conquêtes [des Français] qu'on ne pouvait se proposer de conserver que pour anéantir à forfait la marine d'Espagne en brûlant ses vaisseaux dans ses ports et ses chantiersSaint-Simon, 505, 147
2Terme de turf. Indemnité que paye le propriétaire qui, ayant engagé un cheval, déclare avant la course ne pas vouloir ou ne pas pouvoir faire courir.
Fort-fait, qui a été fait fort de.... ; se faire fort de.... s'engager à.... (voy. FORT et FAIRE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander