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1En cet endroit-là. Voulez-vous y aller? Rendez-vous-y. J'y cours.
La Provence est mon pays depuis que vous y êtes
Mme de Sévigné, 22 nov. 1671
De son temps [un conquérant], les hommes venaient ici [dans les enfers] tous les jours par trente et quarante mille ; jamais personne n'y en a tant envoyé
Boileau, Héros de romans.
- Ici! vous y pourriez rencontrer votre perte Racine, Mithr. I, 3
Il y aura demain trois semaines que je ne suis sorti de Paris ; et je pourrais bien y en demeurer encore autant
Racine, Lettres à son fils, 2 mai 1698
On ne recevait plus de nouvelles de la Suède, et on ne pouvait y en faire tenir
Voltaire, Charles XII, 4
J'ai empêché, autant que je l'ai pu, que le petit Avis entrât en France ; mais plusieurs voyageurs y en ont apporté des exemplaires
Voltaire, Lett. Damilaville, 17 déc. 1766
Eh non, reprit un autre, il [Diogène] est de Sinope ; les habitants l'ont condamné à sortir de leur ville. - Et moi je les ai condamnés à y rester
Barthélemy, Anach. ch. 28
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2Du sens d'adverbe de lieu, y passe au rôle de pronom (comme où qui, du rôle d'adverbe de lieu, passe au rôle de pronom relatif dans : le bonheur où j'aspire), et signifie en ce, en ceci, en cela, en cette chose, en ces choses.
Pour toutes les opinions que j'avais reçues jusques alors en ma créance, je ne pouvais mieux faire que d'entreprendre une bonne fois de les en ôter, afin d'y en remettre par après ou d'autres meilleures ou bien les mêmes...
Descartes, Méth. II, 2
Rien n'y contredit [dans cette tragédie] l'histoire
CORN, Cinna, Examen.
- Et, pour se bien conduire en ces difficultés,Il y faut, comme en tout, fuir les extrémités Molière, Ec. des f. IV, 8
Écritures.... qu'on a conservées avec tant de religion, qu'on n'a pas cru pouvoir sans impiété y altérer une seule lettre
Bossuet, Hist. II, 13
En même temps que pour prier on se met dans l'esprit cette première vérité.... on doit encore s'y en mettre une autre....
Bossuet, Méd. sur l'Év. 2e partie, 7e jour.
- Mon trône vous est dû : loin de m'en repentir,Je vous y place même avant que de partir Racine, Mithr. III, 5
Une mouche, ayant vu un jour une hirondelle, qui, en volant, emportait des toiles d'araignée, en voulut faire autant, elle y fut prise
Voltaire, Dict. phil. Pierre le Grand.
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3Il se dit aussi pour : à ce, à ceci, à cette chose, à ces choses.
- Dure à jamais le mal, s'il y faut ce remède! Corneille, Hor. I, 3
- Ici l'honneur m'oblige, et j'y veux satisfaire Corneille, Poly. IV, 6
Il faut toujours garder les formalités, quoi qu'il puisse arriver. - Pour moi, j'y suis sévère en diable
Molière, Am. méd. II, 3
- Je me vois, ma cousine, ici persécutéePar des gens dont l'humeur y paraît concertée Molière, Mis. v, 3
Par ma foi, il mériterait qu'elle lui fît dire vrai ; et, si j'étais en sa place, je n'y marchanderais pas
Molière, G. Dand. I, 7
Promettez-moi donc.... que je pourrai vous parler cette nuit. - J'y ferai mes efforts
Molière, ib. II, 10
- Accablez-moi de noms encor plus détestés :Je n'y contredis point, je les ai mérités Molière, Tart. III, 6
Le roi donne cent mille francs à Brancas pour marier sa fille au duc de Brancas son neveu ; et Brancas y ajoute cent mille écus
Mme de Sévigné, 26 avril 1680
Aussitôt qu'il sera temps d'agir, je n'y perdrai pas un seul moment
Mme de Sévigné, 19 août 1675
Sensible jusques à la fin à la tendresse des siens, il ne s'y laissa jamais vaincre ; et au contraire il craignait toujours de trop donner à la nature
Bossuet, Louis de Bourbon.
Aimons-nous, tout nous y convie
QUIN., Armide, v, 1
Il [le czar] acheva de conquérir la Livonie et l'Ingrie, et y joignit la Finlande et une partie de la Poméranie suédoise
FONTENELLE, Czar Pierre Ier.
Les Guyon, les Gauchat, les Chaumeix en seront peut-être fâchés ; mais je ne peux qu'y faire
Voltaire, Lett. Lebrun, 2 janv. 1761
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Fiez-vous-y, se dit quelque fois par antiphrase et signifie : ne vous y fiez pas (ne vous fiez pas à cette personne, à cette chose).
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Il se dit d'une façon analogue avec un nom de personne.
Le pauvre M. du Bois [mort], j'y ai un regret extrême
Mme de Sévigné, 20 juill. 1694
Rien ne peut me distraire de penser à vous ; j'y rapporte toutes choses
Mme de Sévigné, 17 mars 1680
J'ai le cœur et l'imagination tout remplis de vous [de sa fille] ; je n'y puis penser sans pleurer, et j'y pense toujours
Mme de Sévigné, 160
Y se dit quelquefois des personnes : avez-vous pensé à moi? je n'y ai pas pensé ; y, c'est-à-dire à vous
Condillac, Gramm. II, 16
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4Y employé pour à lui, à elle, à eux, à elles, en parlant de personnes.
Pour ébranler mon cœur, Est-ce peu de Camille? y joignez-vous ma sœur?
Corneille, Hor. II, 6
Qu'il se donne à Mandane, il n'aura plus de crime. - Eurydice : Qu'il s'y donne, madame, et ne m'en dise rien
Corneille, Sur. IV, 2
- Prince, n'y pensez plus, si vous pouvez m'en croire Corneille, Nicom. IV, 5
Vadius : Oui, oui, je te renvoie à l'auteur des satires. - Trissotin : Je t'y renvoie aussi
Molière, Femm. sav. III, 5
Tous ceux qui la voient [Mme de Grignan], et qui y prennent quelque intérêt
Mme de Sévigné, 27 mai 1678
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En parlant de choses.
- Ils comptent les défauts pour des perfections,Et savent y donner de favorables noms Molière, Mis. II, 5
Les passages étant catholiques, il fallait que la proposition y fût contraire pour être hérétique
Pascal, Prov. III
Mes pauvres lettres n'ont de prix que celui que vous y donnez en les lisant comme vous faites
Mme de Sévigné, 24 juill. 1691
Le mal de Mme de Chaulnes n'est pas à négliger ; ces eaux y sont bonnes
Mme de Sévigné, 22 sept. 1687
Ce cuir ne vaut rien, on y a donné un mauvais apprêt
Dict. de l'Acad. à apprêt.
Il [le mot caryophyllées] se dit des fleurs de l'œillet et de toutes celles qui y ressemblent par leur structure
Mme de Sévigné, au mot caryophyllées.
Mauvais, avec la négative,... signifie souvent assez bon, ou même fort bon, selon le ton qu'on y donne
Mme de Sévigné, au mot mauvais.
C'est un homme qui abuse de la parole de Dieu, en y donnant des explications forcées
Mme de Sévigné, au mot parole.
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L'usage moderne tend beaucoup à restreindre cet emploi de y ; il devient très capricieux, et vraiment on ne voit plus pourquoi, disant : y répondre en parlant de lettres, de raisons, on ne dit pas : y ressembler en parlant de choses qui sont semblables l'une à l'autre. Au mot y, l'Académie ne donne aucun exemple de ces emplois, et ceux qui sont cités ci-dessus sont pris dans le cours de son dictionnaire ; il s'ensuit que ces exemples appartiennent aux anciennes rédactions, et que la nouvelle les a systématiquement écartés. C'est un tort ; il faut au contraire protéger l'emploi de y, qui reste si commode.
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5Y représente quelquefois une locution tout entière.
- C'est assez mériter d'être réduit en cendre,D'y voir réduit tout l'isthme.... Corneille, Méd. I, 4
Mascarille : Quoi! Lucile n'est pas, sous des liens secrets, à mon maître? - Albert : Non, traître, et n'y sera jamais
Molière, Dép. am. III, 8
Je romps avecque vous, et j'y romps pour jamais
Molière, Dép. am. IV, 3
- Vivez, vivez contente, et bravez ma mémoireAvec le digne époux qui vous comble de gloire. -Oui, traître, j'y veux vivre Molière, Sgan. 20
J'achève tous les livres, et vous les commencez ; cela s'ajusterait fort bien si nous étions ensemble.... ah! ma bonne, c'est dommage que nous n'y sommes quelquefois au moins
Mme de Sévigné, 8 juill. 1671
Mme de Fontevrault fut bénite hier ; MM. les prélats furent un peu fâchés de n'y voir que des tabourets
Mme de Sévigné, 9 fév. 1671
La raison qu'il en apporte, c'est qu'il [le roi] juge selon la justice : ce n'est pas qu'il y juge toujours, mais c'est qu'il est réputé y juger
Bossuet, Politique, IV, 1, 2
Vous voulez vivre à votre manière, vous y vivrez
BARON, Coquette et fausse prude, I, 4
Il ne me sert donc de rien d'avoir voulu troubler ces deux amants, en déclarant que je veux être de cette chasse? non, je n'y irai pas ; ils n'y iront pas eux-mêmes, je saurai les en empêcher
Fénelon, Tél. VII
À Annecy, j'étais dans l'ivresse, à Chambéry je n'y étais plus
J.-J. Rousseau, Confess. v.
Je suis en repos, je veux tâcher d'y rester
J.-J. Rousseau, Lett. à M. d'Yvernois, Corresp. t. VI, p. 293, dans POUGENS.
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6Y représente chez quelqu'un, auprès de quelqu'un, avec quelqu'un.
- Je vois ce qu'il prétend auprès de l'empereur ;De ce qu'il me demande il m'y ferait un crime Corneille, Poly. v, 1
Je sais bien par les registres de l'Académie, qu'on ne commença d'y parler du Cid que le 16 juin 1637 ; que ce fut après qu'on y eut lu une lettre de M. Corneille
PELLISSON, Hist. Acad. t. I, p. 126
Pour l'aimable comtesse Meurt tous les jours Quelque amant qu'elle laisse Sans nul secours, Et cependant la presse Y est toujours
SEGRAIS, dans MALHERBE, éd. MÉNAGE, p. 274
Je vois Mme de Villars ; je m'y plais, parce qu'elle entre dans mes sentiments
Mme de Sévigné, 18 fév. 1671
Ma nièce de Bussy est veuve ; son mari est mort, à l'armée de M. de Schomberg, d'une horrible fièvre ; la maréchale de Schomberg veut que je l'y mène après dîner
Mme de Sévigné, 293
On se fait un plaisir de vivre avec les comédiens, et on ne veut pas y [avec eux] être enterré
Voltaire, Lett. Damilaville, 18 juill. 1762
J'ai déjà soupé avec vous.... j'y souperai encore bien ici
Voltaire, Pr. de Babyl. 4
- Vous avez connu M. Dorneville? -Un brave homme ; j'y dînais tous les mercredis PICARD et MAZÈRES, les Trois quartiers, II, 15
Le roi passa le reste de la soirée chez Mme de Montespan, y fut triste et rêveur
Mme de Genlis, Mme de Maintenon, t. I, p. 50, dans POUGENS
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Il y est, il n'y est pas, se dit d'une personne qui est ou qui n'est pas à son logis.
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Je n'y suis pour personne, je ne reçois personne, je me renferme chez moi, sans vouloir recevoir personne.
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7Y, en termes de pratique ou dans un langage analogue, se construit avec un participe passé ou un adjectif. Lisez l'acte ; les personnes y nommées. Les pièces y afférentes.
Assurez-vous, je vous supplie, que les corrections y marquées [dans une épreuve] auront été faites très exactement
J.-J. Rousseau, Lett. à Duchesne, 19 oct. 1761
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8Il est quelquefois explétif. Il n'y voit pas, il n'y voit goutte.
Quand déjà l'on n'y voit guère, Quand on a peine à marcher
Béranger, Censure.
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Il y a, voy. AVOIR 1, au n° 16.
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Il y va, voy. ALLER, n° 25. C'est peut-être cette raison de l'énergie qui a consacré le pléonasme en certaines façons de parler, comme quand on dit :
C'est une affaire où il y va du salut de l'État, ce qui est mieux que si l'on disait : C'est une affaire où il va etc. en supprimant y qui est inutile à cause de où
DUMARS., Œuv. t. v, p. 28
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9Vous n'y êtes pas, vous ne l'entendez pas, et aussi vous n'aurez pas ce que vous pensez.
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Vous y êtes, vous avez deviné.
Faire tirer des fusées, des feux d'artifices? - Vous n'y êtes pas
Dancourt, Gal. jard. sc. 1
Il aura sans doute été occupé de quelque aventure galante, dit Zambullo. - Vous y êtes, reprit Asmodée ; je vais la détailler
Lesage, Diable boit. 8
Vous y êtes, Sacrée Majesté ; la grâce opère déjà
Voltaire, Dial. 27
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Vous y êtes, j'y suis, vous êtes, je suis au point voulu ; vous y voilà, m'y voilà, vous voilà, me voilà au point voulu.
Elle.... [la grenouille] se travaille Pour égaler l'animal [le bœuf] en grosseur, Disant : regardez bien, ma sœur : Est-ce assez, dites-moi? n'y suis-je point encore? , - Nenni. - M'y voici donc? - Point du tout. - M'y voilà
La Fontaine, Fabl. I, 3
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10Dans le langage des classes, on dit qu'un vers n'y est pas, pour exprimer qu'il pèche contre les règles de la versification.
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12Dans une construction commençant par où, et le membre principal de la phrase venant après, on ne répugnait pas autrefois à mettre un y pléonastique dans ce membre. Aujourd'hui ce pléonasme n'est plus admis.
Où il n'y a rien, le roi y perd ses droits, et la nature aussi
Voltaire, Lett. en vers et en prose, 162
Remarque
1. Y se place avant le verbe : il y va ; y est-il? À l'impératif il se place après : allons-y, excepté quand la phrase est négative : n'y allons pas. Cependant, même dans une phrase affirmative, s'il y a deux impératifs qui se suivent, un second y peut être mis avant le verbe. 2. Il se met après les pronoms personnels. Je vous y conduirai. Fiez-vous-y. Nous nous y rendrons. Menez-nous-y. Menez-les-y. Mène-l'y, menez-l'y. 3. Il faut observer que, quand y est placé immédiatement après la seconde personne du singulier de l'impératif, on ajoute à cette seconde personne une s euphonique, comme dans vas-y, donnes-y tes soins, cueilles-y des fruits. Sur quoi Legoarant ajoute : " D'après le principe donné ici par l'Académie sur l'impératif suivi du pronom y, on ne se douterait pas que c'est une faute de le faire précéder d'une s dans : va y donner des ordres, va y prendre mon habit, etc. En effet alors y appartient non à va, mais à donner, à prendre. " 4. À l'impératif, quand y se trouve avec moi et toi, on ne peut dire, à cause de l'hiatus trop dur : mène-moi-y, confie-toi-y, ce qui serait la forme régulière ; alors on dit : mènes-y-moi, menez-y-moi, confies-y-toi. Mais on dit aussi et mieux : mène-m'y, confie-t'y. 5. Y se met toujours devant en et non après. Il faut dire : Il y en a, et jamais il en y a, comme l'on disait anciennement. Il y en apporta, etc. 6. On dit : il n'y a pas de soieries en cette ville ; on y en expédiera. À l'impératif, on dira : expédiez-y-en. 7. Dans les verbes s'en retourner, s'en aller, s'en venir, etc. on dit à l'impératif : retournez-vous-y-en, allez-vous-y-en, etc. Il n'y a aucune raison pour ne pas s'exprimer comme ces auteurs. 8. Toutes les fois qu'y est construit avec un impératif, il prend un trait d'union. 9. Vaugelas : " - J'ai remis les hardes de mon frère à un tel, afin qu'il les y donne, pour dire afin qu'il les lui donne. C'est une faute toute commune parmi nos courtisans. " La remarque de Vaugelas est juste, et, dans l'exemple qu'il a cité, y est une faute. Mais il n'en est pas moins vrai que y s'emploie aussi en parlant de personnes, voyez les exemples. Toutefois c'est une des choses les plus difficiles que d'indiquer la nuance qui permet ou défend cet emploi. En général, il semble que y ne peut pas être mis quand il s'agit d'une action matérielle, ainsi on ne dira pas : j'y donne, pour : je lui donne, j'y prends, pour je lui prends. Mais, pour peu que l'action puisse être considérée au sens moral ou abstrait, y peut être employé. 10. Des grammairiens ont dit que, quand le verbe qui suit y commence par un i, on supprime ce pronom pour éviter la rencontre de deux i, qui formerait un son désagréable, et qu'ainsi, au lieu de : Il m'a dit qu'il y irait, il faut : il m'a dit qu'il irait. C'est une vaine délicatesse d'oreille. Du reste, voici des exemples de cette suppression : 11. Y ne doit pas faire hiatus en poésie.