Wallon, âcolète ; dans le latin des botanistes aquilegia, d'où, par altération, ancolie. Dans du Cange on trouve aquilea, aquilée, plante supposée bonne pour les yeux. On a dit que la plante a été nommée aquilegia, soit parce que ses nectaires offraient une forme recourbée comme le bec de l'aigle, soit parce qu'on lui attribuait de rendre la vue perçante comme celle de l'aigle, aquila, soit de la ville d'Aquilée, dans le territoire de laquelle elle est abondante.
Étymologie de ancolie
Origine du mot ancolie
Soit du latin aquilegus (« qui sert à puiser l’eau ») devenu aquileius et, au féminin aquileia en bas-latin, à cause des cavités de la fleur qui recueillent l’eau.
Soit du latin aquila (« aigle »), la fleur de l’ancolie est munie d’éperons ressemblant aux serres de l’aigle (voir illustration).
La nasalisation de la première syllabe s’explique par un rapprochement sémantique avec mélancolie dont l’ancolie est devenue le symbole en raison de son port de tête baissé (voir illustration).
Nota bene : les équivalents dans les autres langues columbine en anglais - apparenté à colombe, pajarilla en espagnol, un diminutif de pájaro (« oiseau »), sembleraient pointer vers une équivalence avec l’oiseau, plutôt que le puisatier.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de ancolie selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot ancolie d'après le Littré
s. f. Terme de botanique. Nom de l'aquilégie vulgaire, dite aussi gant de Notre-Dame, fleur de parfait amour, manteau royal, herbe de lion et ancolie des jardins. Lire l'article