Berry, beugnet, beugnon ; génev. bugnet ; diminutif de l'ancien français bingne, begne, qui est sans doute le même que bigne, beugne, tumeur, grosseur (mot encore usité en diverses provinces), à cause que le beignet est une pâte qui se gonfle en cuisant. Beugnet ou bignet, prononciation fautive, est, comme on voit, un provincialisme.
Étymologie de beignet
Origine du mot beignet
(1605) Du moyen français bignet, de l’ancien français bugnette (« furoncle »), diminutif de buigne, bugne (« bosse provoquée par un coup »), du vieux-francique *bungjō (« masse, amas »), du gmw-pro *bungjō, du gem-pro *bungô, *bunkô, de l’ine-pie *bʰenǵʰ- (« épais, dense, gras ») (cf. néerlandais bong (« tambour »)), apparenté à l’allemand Bunge (« plante à gros tubercules »), à l’islandais bunga (« convexité »). Équivalent à dérivé de beigne, avec le suffixe -et.
Le mot beignet (buignez, buignet) est apparu au début du XIIIe siècle dans Floire et Blancheflor.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de beignet selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot beignet d'après le Littré
s. m. Pâte frite enveloppant une tranche de quelque fruit. Beignets de pommes. Lire l'article