Καθαρὸς, pur (voy. CATHARTIQUE).
Étymologie de cathare
Origine du mot cathare
Du latin médiéval cathari, lui même du grec ancien καθαρός, katharós (« pur »). Les fidèles étaient purs de tout rapprochement à Lucifer.
Durant l'Antiquité tardive, entre les IIIe et VIe siècles, certains auteurs chrétiens grecs comme Eusèbes de Césarée et Basile le Grand qualifient des discours religieux qu'ils considèrent comme hérétiques par le terme καθαρόι katharoi (« purs »). La latinisation du terme sous la forme cathari trouve son origine dans les œuvres de Saint Augustin écrites entre 392 et 428 contre les Manichéens, des hérétiques dualistes.
Le terme est ensuite repris au XIIe siècle dans l'Empire germanique par Eckbert de Schönau qui plagie les écrits de Saint Augustin pour dénoncer ses adversaires qu'il considère comme hérétiques. D'autres auteurs médiévaux comme Alain de Lille s'emparent également du terme, toujours dans un but de dénonciation religieuse
En 1849, le théologien protestant alsacien Charles Schmidt reprend le terme pour nommer une secte qui aurait vécu en Occitanie au Moyen âge en se basant sur des textes des XIIe et XIIIe siècles affirmant l'existence de groupes hérétiques en Occitanie qu'il relie aux textes de l'Empire germanique. Par la suite, il est suivi par plusieurs historiens et des archéologues du XXe siècle qui interprètent des objets de cette époques comme ayant appartenu aux Cathares. Au XXIe siècle, les historiens ne connaissent aucune source mentionnant l'existence de Cathares en Occitanie.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de cathare selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot cathare d'après le Littré
s. m. Nom d'hérétiques novateurs qui se prétendaient plus purs et plus rigides que les autres. Lire l'article