Étymologie de rantanplan
Voir aussi : Rantanplan
Origine du mot rantanplan
(1754, 1744 sous la forme « rlan tan plan ») Cette onomatopée est attestée dans la chanson légère à partir du milieu du XVIIIe siècle, sous une multitude de graphies différentes : rantanplan, rantamplan, ran tan plan, ran tamplan, rlan tan plan, r’lan tant plan, relan tan plan etc, généralement suivi de tire lire ou tirelire.
La quasi totalité de ces chansons mentionnent une source commune portant ce titre, sous forme d’indication musicale : « sur l’air de ran tan plan tire lire ». Le texte de cette chanson initiale semble malheureusement introuvable, contrairement à son air, dont des partitions existent.
Cette onomatopée chansonnière connue surtout par son utilisation pendant les guerres napoléoniennes n’est pas forcément d’origine militaire, du moins rien ne l’atteste vraiment. Si la séquence guerrière « ran tan plan, tambour battant » est effectivement ancienne, le registre des chansons du XVIIIe siècle peut tout aussi bien être purement licencieux ou grivois, sans référence martiale. Le musicologue Jean-Georges Kastner analyse ainsi l’onomatopée à travers ses multiples variantes : « Ran tan plan tire lire : cette dernière forme est une double onomatopée qui rend l’effet du tambour accompagné du fifre. Ran tan plan ou r’li r’lan, rilan tam plan ou rataplan imite les effets variés des coups de baguettes dans les batteries de tambour. Ramtamplan ou rataplan, répété à intervalles égaux, indique parfaitement l’espèce de batterie nommée rappel ».
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.