Le lat. est sambucus, donnant le prov. sambuc, le portug. sabugo et l'ital. sambuco. Mais à côté est sabucus, qui a donné régulièrement l'ancien français seü. Les patois y concordent : Berry, seû, seue, suis, suyau ; wallon, sawe, sawon, sahon ; namur. seusse ; picard, séu ; poitou, seu ; génev. saü, saiu ; vaudois, suau, sahu, sau ; Franche-Comté, saivu, seu ; normand et Maine, seur. Comment les patois ont-ils de seu fait seur, par l'addition d'une r, on ne le sait ; mais le fait est là. De seur il a été facile de passer au diminutif sureau ; on y a passé dès le XIVe siècle. Quant à la forme suzeau du XVIe siècle, elle est due au vice de prononciation qui, chez les Parisiens, au XVe et au XVIe siècles, changeait l'r en z (voy. CHAISE)
Étymologie de sureau
Origine du mot sureau
(1174) seü ou seür en ancien français ; (1360) suraut en moyen français et devient sureau à la Renaissance avec adjonction du suffixe -eau.
Du latin sambucus (« sureau ») avec ajout épenthétique obscur d’un \ʁ\; le latin provient lui-même du grec ancien σαμβύκη, sambukê désignant une sambuque, flûte fabriquée avec une tige évidée de sureau.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de sureau selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot sureau d'après le Littré
s. m. Genre de plantes, la plupart arbustives, qui appartient à la famille des caprifoliacées, où l'espèce appelée ordinairement sureau est le sambucus nigra, L. Lire l'article