1auguré, ée part. passé. (ô-gu-ré, rée)
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Les événements augurés par une sorte de divination.
Les événements augurés par une sorte de divination.
Terme d'antiquité. Celui dont la charge était, chez les Romains, de tirer des présages du vol et du chant des oiseaux.
Latin, augur ; ombrien, uhtur ; mots dont l'étymologie ultérieure est très douteuse. Quelques-uns le tirent d'augere, accroître, de sorte que l'augure serait celui qui augmente, qui consacre, qui rend auguste. D'autres supposent un neutre augus, égal au grec εὖχος, prière, de sorte que l'augure serait le priant, celui qui prononce des serments.
1Terme d'antiquité romaine. Présage tiré du vol des oiseaux.
2Fig. Tout ce qui présage quelque chose.
Je tire bon augure de cette réponseBossuet, Lett. quiét. 410
Nous entendîmes un cri de mauvais augureHamilton, Gramm. 8
La joie des courtisans est un bon augureMme de Sévigné, 146
Je prends à bon augure de ce que la fortune nous rapproche du lieu où vous êtesVoiture, ib. 65
Familièrement, c'est un oiseau de bon augure, de mauvais augure, se dit d'un homme dont la présence fait pressentir quelque chose d'heureux, quelque chose de malheureux.
AUGURE, PRÉSAGE. Le présage est également le signe qui est dans la chose considérée, et le pronostic que nous en tirons. L'augure n'est que le pronostic. Nous présageons, et les choses présagent ; nous augurons, mais les choses n'augurent pas. Ainsi, en parlant du temps, on dira : les présages visibles au ciel, et les présages qui nous viennent à l'esprit en le considérant ; mais, en parlant d'un événement, on dira bien : l'augure que j'en tire ; mais on ne dira pas : l'augure qui y est manifeste. C'est en cet emploi qu'est la différence entre augure et présage. Étymologiquement, présager, praesagire, c'est connaître d'avance par quelque signe ; augurer, augurari, c'est deviner l'avenir par le chant et les mouvements des oiseaux.
Provenç. auguri, augur, agur ; espagn. aguero ; portug. agouro ; ital. augurio ; d'augurium, d'augur (voy. AUGURE 1). Augure, dans l'ancien français, est un mot refait ; la forme antique est aür ou eür, qui est devenu heur (voy. ce mot).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander