1bruiné, ée part. passé. (bru-i-né, née)
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Des blés bruinés, blés gâtés par la bruine. Usité seulement en ce sens.
Des blés bruinés, blés gâtés par la bruine. Usité seulement en ce sens.
Petite pluie très fine et froide.
Une rosée qui ressemblait à la bruine qui tombe sur la terreVoltaire, Phil. IV, 143
Ils se convertissent en bruine ou gelée blancheDescartes, Météor. 6
Bourguig. bruène ; picard, breuaine, brouaine ; wallon, brouhène ; namurois, bruhène, bruwène ; rouchi, bruène. On a indiqué le latin pruina, gelée blanche ; mais le passage du p au b est toujours difficile à admettre en français ; de plus bruine veut dire non pas gelée blanche, mais brouillard qui tombe ; c'est le sens actuel et le sens des anciens textes. A la vérité, le sens de gelée blanche se trouve dans l'italien brina, provençal moderne brino, breino, milanais prinna, qui probablement viennent du latin pruina, et qui peuvent servir d'intermédiaire entre le p et le b, comme l'italien en sert pour brugnon avec prunus ; quant au sens, passer du brouillard qui tombe à la gelée blanche qui en résulte souvent est une métonymie admissible. On a dit bruin au masculin. Bruine a eu le sens de querelle, tumulte, comme on le voit dans un exemple de Froissart ; il y en a aussi des exemples plus anciens : c'est un sens figuré, sans doute analogue à celui de nuage, quand nous disons : il y a un nuage entre nous. Grandgagnage le tire du celtique bru, pluie.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander