1chaumé, ée part. passé. (chô-mé, mée)
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Un champ chaumé.
Un champ chaumé.
1Portion de la tige des céréales qui reste sur pied après la récolte.
2Terme de botanique. Nom de toute tige cylindrique, simple ou rarement ramifiée, le plus souvent fistuleuse, offrant de distance en distance des nœuds d'où partent des feuilles alternes et engainantes : c'est la tige des graminées.
3Champ où le chaume est encore sur pied. Les perdrix se réunissent dans les chaumes.
Nous mîmes une demi-heure pour nous rendre à Athènes à travers un chaume de fromentChateaubriand, Itin. 171
Terme d'ancienne coutume. Chaumes, landes et bruyères.
4La paille qui couvre les maisons de village.
Il [le roi d'Yvetot] faisait ses quatre repas Dans son palais de chaumeBéranger, Yvetot.
Fig. Toit de la maison du paysan, du pauvre, et, par extension, cette maison même. Vous qui habitez sous le chaume.
Être né, vivre sous le chaume, c'est-à-dire dans l'humble condition des paysans.
Le latin calamus. Le bas-latin calma répond à chaume féminin, qui se trouve quelquefois dans l'ancien français.
1
Nom, dans la Charente et la Saintonge, de terres calcaires pierreuses, presque infécondesles Primes d'honneur, Paris, 1869, p. 312
Saintonge : les terres calcaires pierreuses, appelées chaumes, sont peu productivesHEUZÉ, La France agricole, carte n° 5
2Nom donné, dans la Basse-Bourgogne, au sommet dénudé et pierreux des collines (on l'y fait féminin).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander