1digué, ée part. passé. (di-ghé, ghée)
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Garni de digues. Une rivière diguée.
Garni de digues. Une rivière diguée.
1Levée en terre ou en maçonnerie pour contenir des eaux. Les digues de Hollande. Couper une digue.
Votre miséricorde prend plaisir à surmonter ma misère ; elle s'élève comme un torrent au-dessus d'une digueFénelon, t. XVIII, p. 164
On vous annonce qu'il faut, dans un moment, ou se résoudre à ouvrir les portes de votre ville, ou à crever vos diguesRaynal, Hist. phil. II, 26
Il se dit aussi de portions de terrains qui jouent le rôle de digues.
Où la mer rompant ses digues sépara la terreFénelon, Tél. VIII
2Fig. Obstacle.
La licence a ravagé toutes ces diguesPATRU, Plaidoyer 9, dans LACURNE
Par sa mort, la digue qui les retenait fut rompueBossuet, Hist. I, 9
Les passions rompirent les digues de la justiceFléchier, le Tellier.
Cet élément furieux [la mer] ne saurait rompre sa digue invincible sans causer des désordres dans l'universMassillon, Panég. St. Thom.
Ital. diga ; espagn. dique, qui est masculin ; du germanique : holland. dyk ; angl. dig ; allem. Deich ; angl. saxon, dîc. Le celtique a aussi le mot : gaélique, dîg, fosse.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander