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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

enlevée dans le Littré

2 articles· 7 citations· rimes

1enlevée s. f. (an-le-vée) supplément

  1. Quantité enlevée en une fois.

    • La disette des grains et les enlevées qui s'en font par ordre du roi pour les magasins, les font enchérir jusques à un prix excessif BOISLISLE, Corresp. contrôl. gén. des finances, p. 350, 1694

2enlevé, ée part. passé. (an-le-vé, vée)

  1. 1Levé en haut. Le plateau de la balance enlevé par un poids. Un fardeau enlevé de terre.

    • Terme de blason. Se dit de certaines pièces de l'écu qui paraissent enlevées.

    • Terme de sculpture. Feuilles enlevées, feuilles d'arbres qui sont détachées du fond.

    • Fig. et familièrement. Cela est enlevé, se dit d'un dessin large, facile et hardi, d'un morceau de musique joué très bien et très vivement, et aussi d'une scène, au théâtre.

    • Fait rapidement. Un volume enlevé en dix jours est un volume fait en dix jours.

  2. 2Emporté, soustrait.

  3. 3Pris de vive force. Une place enlevée à l'ennemi. Position enlevée à la baïonnette.

  4. 4Qui est l'objet d'un rapt. Une femme enlevée.

  5. 5Qui a perdu la vie par une maladie.

    • Elle a été enlevée en six jours, sans connaissance ; enfin cela est pitoyable Mme de Sévigné, 353
  6. 6Acheté avec empressement.

    • Mon livre était enlevé, la première édition en était épuisée Marmontel, Mém. VIII
  7. 7Ravi, charmé.

    • Cet événement est grand, et si singulier, si brillant, si extraordinaire qu'on en est enlevé Mme de Sévigné, 600
    • On était enlevé des grâces de sa conversation [de Mlle Rose] Saint-Simon, 87, 131
    • Ici je me sentis enlevé hors de moi par de plus invincibles charmes Marmontel, Mém. X

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander