1exempté, ée part. passé. (è-gzan-té, tée)
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Exempté du service militaire pour cause d'infirmité.
Exempté du service militaire pour cause d'infirmité.
1Qui n'est point assujetti à. Être exempt du service militaire. Être exempt de la taxe.
Il est exempt de bien faire, se dit par raillerie d'un homme qui se tient oisif pendant que ses compagnons travaillent.
Fig.
Par les muses seulement L'homme est exempt de la parqueMalherbe, II, 2
Le dieu qu'on nomme Amour n'est pas exempt d'aimer ; à son flambeau quelquefois il se brûleLa Fontaine, Psyché, I, p. 22
On ne plaint jamais dans autrui que les maux dont on ne se croit pas exempt soi-mêmeJ.-J. Rousseau, Ém. IV
Dispensé de.
L'on s'est trouvé exempt de charger l'ouvrage de longues observationsLA BRUY, Disc. sur Théophr.
2Qui n'a pas souffert de, qui n'éprouve pas. Exempt d'ambition, de faste, d'avarice.
À mesure qu'ils se justifiaient de l'une [imputation], vos pères en substituaient une autre, afin qu'ils n'en fussent jamais exemptsPascal, Prov. 17
Elle avoua qu'il avait de défauts dont Cador était exemptVoltaire, Zadig, II
Il se dit de même des choses. Un ouvrage exempt de défauts. Sa conduite n'a pas été exempte de blâme.
Vous avez perdu ces consolations qui par un charme secret faisaient oublier les maux dont la vie humaine n'est jamais exempteBossuet, Anne de Gonz.
Provenç, exempt, exem ; espagn. exento ; portug. isento ; du latin exemptus, exempté, retiré, de eximere, retirer, de ex, et emere, prendre, recevoir.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander