mauvais, aise adj. (mô-vê, vê-z')
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1Qui a quelque qualité désagréable ou nuisible, en parlant des choses tant physiques que morales. Mauvais vin. Mauvais goût. Mauvais habit. Mauvais chemin. Mauvaise action. Mauvaise habitude.
- C'est un raisonnement bien mauvais que le vôtre Corneille, Hor. III, 4
- Ai-je de bons avis ou de mauvais soupçons ? Corneille, Cinna, V, 1
- On ne m'éblouit point d'une mauvaise ruse Corneille, Théod. II, 4
- La plus mauvaise excuse est assez pour un père Corneille, Nicom. II, 2
- Je m'acquitte à regret de ce mauvais office Rotrou, Bélis. V, 2
Elle a usé chrétiennement de la bonne et de la mauvaise fortune
Bossuet, Reine d'Anglet.Les écueils où l'ardeur de l'âge, la licence du siècle, la corruption de la nature, le mauvais exemple et souvent le mauvais conseil poussent une jeunesse inconsidérée
Fléchier, Lamoign.- Fuyez des mauvais sons le concours odieux Boileau, Art p. I
- Nos écrits sont mauvais ; les siens valent-ils mieux ? Boileau, Épît. I
Ils [les hommes] gardent leurs mœurs toujours mauvaises, fermes et constants dans le mal
La Bruyère, XIJe serais bien aise de les voir [des ouvrages contre Machiavel] ....mais ces ouvrages sont probablement fort mauvais, puisqu'ils sont difficiles à trouver
Voltaire, Lett. prince roy. de Prusse, 1er juin 1739Hartzoeker, dont le goût pour la contradiction était assez décidé, attaqua quelques années après, par les plus mauvaises raisons, le sentiment de Bernoulli
D'Alembert, Éloges, Bernoulli
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Il se dit quelquefois des personnes en ce sens.
Si nous ne nous marions à cette heure, jamais nous n'y réussirons ; nous [Charles de Sévigné] n'avons jamais été si bon, et nous pouvons devenir mauvais
Mme de Sévigné, 14 juill. 1677
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Mauvais succès, voy. SUCCÈS.
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Mauvaise humeur, voy. HUMEUR, n° 5.
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Mauvaise grâce, voy. GRÂCE, n° 1.
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Mauvaise physionomie, voy. PHYSIONOMIE.
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Mauvais livre, livre dangereux.
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Mauvais lieu, lieu de prostitution. Hanter les mauvais lieux.
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Mauvaise vie, conduite déréglée.
- Un renard, son voisin, d'assez mauvaise vie La Fontaine, Fabl. II, 3
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Femme de mauvaise vie, prostituée.
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Les temps sont mauvais, se dit des temps de trouble, de disette, d'oppression.
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Avoir mauvais visage, mauvaise mine, avoir le visage défait.
J'ai ouï dire que monsieur était mieux, et je lui trouve bon visage. - Que voulez-vous dire avec votre bon visage ? monsieur l'a fort mauvais
Molière, Mal. imag. II, 3
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Fig. Faire mauvais visage, mauvaise mine à quelqu'un, le recevoir, le traiter sèchement, etc.
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Trouver une chose mauvaise, y trouver un goût désagréable. J'ai trouvé ce vin mauvais.
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Fig. Trouver mauvais, désapprouver. J'ai trouvé cette plaisanterie mauvaise.
Ce qui me fâche, c'est qu'en ne faisant rien, les jours se passent et l'on vieillit, et l'on meurt ; je trouve cela bien mauvais
Mme de Sévigné, 6 août 1675
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Trouver mauvais que, désapprouver que (il veut le subjonctif). Il trouve mauvais qu'on se conduise ainsi.
Qu'est-ce que mettre un ouvrage au jour ? n'est-ce pas en quelque sorte dire au public, jugez-moi ? pourquoi donc trouver mauvais qu'on nous juge ?
Boileau, Œuv. Préf. génér.Je ne trouve point du tout mauvais que vous me disiez votre sentiment ; c'est votre sentiment seul que je trouve mauvais
Lesage, Gil Blas, VII, 5Personne ne trouve mauvais qu'on tue une bête enragée
BEAUMARCHAIS, Mère coupable, V, 7
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Prendre, interpréter en mauvaise part, voy. PART.
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Mauvais bruit, bruit, propos désavantageux, défavorable.
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On dit dans le même sens, mauvais discours.
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Mauvaise graisse, embonpoint factice, espèce d'empâtement, en parlant des chevaux et même des personnes.
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Deniers mauvais, se disait autrefois des deniers qui restaient à partager entre un grand nombre de personnes.
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Mauvais air et air mauvais, voy. AIR 2, aux nos 1, 8, et à la rem. 3.
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2Qui ne remplit pas bien son office, en parlant de quelque partie du corps. Mauvaises jambes. Je ne puis me servir de ma mauvaise main.
De quelque côté qu'on tourne le mauvais œil, il ne laisse pas d'admettre des images qui doivent un peu troubler la netteté de l'image reçue par le bon œil
BUFFON, Suppl. à l'hist. nat. Œuv. t. XI, p. 166
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Avoir les yeux mauvais, la vue mauvaise, n'y pas bien voir.
Toute la philosophie, lui dis-je, n'est fondée que sur deux choses, sur ce qu'on a l'esprit curieux et les yeux mauvais ; car, si vous aviez les yeux meilleurs que vous ne les avez, vous verriez bien si les étoiles sont des soleils qui éclairent autant de mondes, ou si elles n'en sont pas
Fontenelle, Mondes, 1er soir.
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3Terme de marine. La mer est mauvaise, elle est très agitée.
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Être de mauvaise tenue, se dit d'un fond où les ancres chassent, n'ayant pas de prise.
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Mauvais temps, se dit pour marquer que le vent régnant est contraire.
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Terme de pêche. Harengs de mauvaise eau, ceux qui ont séjourné dans de mauvais fonds ou qui sont près de frayer.
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4Nuisible, qui cause du mal. L'air est mauvais en ce pays. Les excès sont mauvais à la santé. Le fruit est mauvais pour de certains estomacs.
C'est [l'eau de la reine de Hongrie] la plus mauvaise chose du monde aux nerfs attaqués des douleurs de la goutte ou du rhumatisme
Mme de Sévigné, 14 août 1680Elle [Pauline] s'aime elle-même, elle veut plaire ; il ne faut que cela pour se corriger.... l'amour-propre, si mauvais à tant d'autres choses, est admirable à celle-là
Mme de Sévigné, 28 fév. 1689
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Sinistre, malheureux. Mauvais présage. Mauvais augure.
Et tu seras unie avec ton Curiace, Sans qu'aucun mauvais sort t'en sépare jamais
Corneille, Hor. I, 3- à son mauvais destin en aveugle obéit Corneille, Pomp. II, 2
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Mauvais œil, faculté funeste attribuée à certains individus, de porter malheur à ceux qu'ils regardent.
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5Enclin à faire du mal, en parlant des personnes. Un mauvais homme. Une mauvaise femme.
- Et qu'il faille ajouter à vos titres d'honneurLa noble qualité de mauvais suborneur Corneille, Nicom. III, 7
Nul n'est mauvais gratuitement : il faut qu'il y ait une raison qui détermine, et cette raison est toujours une raison d'intérêt
Montesquieu, Lett. pers. 83
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Le mauvais ange, le diable.
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Mauvaises mains, personne ou personnes qui ne méritent pas de confiance, qui ne sont pas propres à ce qu'on demande.
Cinna... ne remettrait pas en de mauvaises mains L'intérêt d'Émilie et celui des Romains
Corneille, Cinna, I, 3
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Mauvaise compagnie, les gens de mauvaise vie ou de mauvais ton.
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On dit aussi mauvaise société.
Parlez-moi de la mauvaise société ; c'est là qu'on s'amuse
PICARD, les Deux Phibert, III, 1
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Un mauvais esprit, un homme dont le jugement est faux, et aussi un homme disposé à tourner les choses en mal.
Il faudrait être un bien mauvais esprit pour abuser de cela contre vous
Marivaux, Marianne, 5e part.
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En un autre sens, mauvais esprit, dispositions à la révolte, à l'insubordination. Un mauvais esprit règne dans les troupes, dans cette province.
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Mauvaise volonté, voy. VOLONTÉ.
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Populairement. Mauvaise bête, homme ou femme qui se plaît à dire ou à faire des méchancetés.
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Mauvaise tête, voy. TÊTE.
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Un mauvais cœur, une personne à inclinations dures et perverses.
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Mauvais garnement, mauvais sujet, homme déréglé dans ses mœurs.
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Mauvais sujet, voy. SUJET.
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6Prompt à en venir aux coups, bravache. Mauvais garçon.
- Il n'est pas si mauvais que l'on n'en vienne à bout Corneille, la Veuve, I, 3
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Substantivement. Faire le mauvais.
- Ne fais pas le mauvais, si je ne suis mauvaise Corneille, Place Roy. V, 5
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7Qui n'a pas les qualités qu'il doit avoir. Mauvais parent. Mauvais père. Mauvais prêtre.
- Et que votre bonté, sensible à ma prière,Pour un fidèle amant oublie un mauvais frère Corneille, Pomp. V, 5
- Heureux guerrier, grand prince et mauvais citoyen Voltaire, Henr. III
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En cet emploi, mauvais avec un substantif qui implique quelque qualification déplorable, devient un éloge.
- Les grands hommes, Colbert, sont mauvais courtisans Molière, le Val de Grâce.
- Pardonnez, un soldat est mauvais courtisan Voltaire, Sémir. I, 4
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8Malicieux, malin. Vous êtes bien mauvaise, tous vos propos sont des épigrammes.
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Substantivement, en ce sens, par forme de plainte légère et amicale.
Oh ! le mauvais ! Ah ! petite mauvaise ! Là, là, mauvaise, Dieu vous apaise ! il n'en sera que ce que vous voulez
Beaumarchais, Mar. de Fig. I, 9
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9Avec la négative, mauvais signifie souvent, assez bon, ou même fort bon, selon le ton qu'on y donne, et se dit également des personnes et des choses. Ce n'est pas un mauvais homme. Les vins ne sont pas mauvais dans ce cru. Ce n'est pas un mauvais écrivain. Ce n'est pas un mauvais ouvrage.
Les louanges du petit glorieux [le chevalier de Grignan] ne sont pas mauvaises ; il ne les jette pas à la tête
Mme de Sévigné, 1er juill. 1676Mme Denis est devenue supérieure dans les rôles de mère ; je ne suis pas mauvais pour les vieux fous
Voltaire, Lett. d'Argental, 5 févr. 1758Quel État choisirez-vous ? le brame répondit : celui où l'on n'obéit qu'aux lois ; c'est une vieille réponse, dit le conseiller ; elle n'en est pas plus mauvaise, dit le brame
Voltaire, Dict. phil. États généraux.
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10S. m. et f. Mauvais, mauvaise, celui, celle qui est mauvaise.
- Mauvaise, tu crois donc que je suis un trompeur Tristan L'Hermite, Mariane, III, 3
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Terme de féodalité. Le mauvais emporte le bon, c'est-à-dire les enfants issus d'une personne serve et d'une personne libre sont de condition servile.
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11S. m. Ce qu'il y a de mauvais. Il y a du bon et du mauvais dans cet homme, dans cet ouvrage.
Discernant non-seulement le bon d'avec le mauvais, mais encore le meilleur d'avec le bon
Fléchier, Lamoign.La ville croit se faire honneur en prenant tout le mauvais de la cour
Massillon, Petit car. Vices et vertus des grandsUn commentaire n'est pas un panégyrique, mais un examen de la vérité ; et qui ne sait pas réprouver le mauvais n'est pas digne de sentir le bon
Voltaire, Comm. Corn. Perthar. III
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12Adverbialement. Sentir mauvais, exhaler une mauvaise odeur.
- Fi ! cela sent mauvais, et je suis tout gâté Molière, l'Ét. III, 13
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Il fait mauvais, il est dangereux.
Il fait mauvais se prendre aux poëtes
Régnier, Épître III- Il fait mauvais pousser tant de gens en colère Corneille, Othon, V, 2
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Il fait mauvais, il fait vilain temps.
Proverbes
Il n'est qu'une mauvaise heure au jour
. Mauvaise fille se moque de sa mère
. Mauvais chien ne trouve où mordre
. Il faut avoir mauvaise bête par douceur
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Étymologie
Bourg. mauvoy ; picard, maouais, mawais ; wallon, mâva ; namur. muaiz, fém muaije ; Hainaut, me, mey, mait, mouvais ; provenç. malvais ; ital. malvagio. Diez le tire du gothique balvavêsei, méchanceté, qui suppose un adjectif balvavesi, méchant, d'où balvais, changé en malvais, par l'influence de mal (de balu, mauvais, et visan, wesen, être ; comp. l'anglo-sax. balowîso, méchant, funeste) ; le changement de b en m fait difficulté ; cependant cette étymologie demeure très probable, vu la forme du reste du mot et le sens. Il faut se garder de confondre avec mauvais l'ancien adjectif malvé, esp. malvado, prov. malvat, mauvais, dont l'origine est ignorée : Nient malvée est la sue veie, Liber psalm. p. 20.
Supplément
MAUVAIS. - ÉTYM. Ajoutez : Il faut rapprocher des formes indiquées celle qu'on trouve dans le XIIe siècle :