1mignardé, ée part. passé (mi-gnar-dé, dée)
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Une petite fille mignardée.
L'abbé Maury, du même auteur, est singulièrement mignardé
BACHAUMONT, Mém. secrets, t. XXXVI, p. 397
Une petite fille mignardée.
L'abbé Maury, du même auteur, est singulièrement mignardéBACHAUMONT, Mém. secrets, t. XXXVI, p. 397
1Gracieux et délicat (en ce sens il vieillit).
Sa langue, en bégayant, d'une façon mignarde, Me disait....Régnier, Élég. IV
Ha, que mademoiselle de la Basinière est mignarde !Mme de Sévigné, 388
Substantivement.
Ce fut Henri IV qui, voyant la famille du père de ce peintre [Mignard], qui était fort belle, lui donna ce nom, disant qu'il fallait les appeler des mignards,Vie de Mignard, dans LACURNE
On dit aussi de quelqu'un qui fait le beau, qu'il fait le mignard.
2Gracieux avec un mélange d'afféterie. Un parler mignard. Un air mignard.
S. m. Terme de peinture. Le mignard, le genre mignard, le genre qui cherche les mignardises. Donner dans le mignard.
3Petit gobe-mouches d'Afrique.
4S. f. pl.
Ce fut dans ce temps-là qu'il [Mignard] peignit toutes ces belles vierges surnommées les Mignardes, que l'on voit dans les cabinets et dont plusieurs sont gravéesLÉPICIÉ, dans Mém. inéd. sur l'Acad. de peint. publiés par Dussieux, etc. t. II, p. 86
Voy. MIGNON.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander