1recrû, ue part. passé (re-krû, krue)
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Les arbres recrus.
Les arbres recrus.
Excédé de fatigue.
Des troupes recrues et harasséesPERROT, Tac. 296
Il y aura de la différence entre les esprits d'un animal qui aura sa vigueur entière et ceux d'un animal déjà épuisé et recruBossuet, Connaiss. V, 13
Le voilà chasseur s'il tirait bien : il revient de nuit mouillé et recru sans avoir tuéLa Bruyère, VII
Elle se plaint qu'elle est lasse et recrue de fatigueLa Bruyère, XI
Recreu, part. de l'anc. verbe recroire, bas-latin recredere se, (de re, et credere, croire, confier), se remettre, se rendre, et par conséquent être rendu, las de corps, faible de courage ; comparez ἀπαγορεύω, proprement dire non, et, par suite, être rebuté, harassé. Provenç. recrezut, ital. recreduto. L'ancienne langue avait aussi le part. présent recreant, qui s'est conservé dans le picard : ercrant, las. Ce terme énergique avait aussi son substantif, recreantise.
Terme d'eaux et forêts. Ce qui a poussé de nouveau dans une forêt après la coupe sombre.
Défendre un taillis contre la dent dévastatrice des bestiaux, qui dévorent le bourgeon et anéantissent le recruFORFAIT, Instit. Mém. scienc. t. V, p. 317
Pour ne pas briser le recru, qui, dans les bois d'arbres résineux, est extrêmement abondantFORFAIT, ib. p. 312
Re..., et cru 1.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander